Ce document constitue un élément central du dossier juridique opposant les deux fédérations. La Fédération Royale Marocaine de Football s’y serait appuyée pour défendre sa position auprès de la Confédération Africaine de Football, invoquant les règlements en cas d’abandon de match.
Plus encore, le rapport soulèverait des accusations sensibles visant l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala, soupçonné d’avoir reçu des consignes pour ne pas sanctionner les joueurs sénégalais après leur retrait du terrain. Une décision qui aurait pu avoir de lourdes conséquences disciplinaires, certains joueurs étant déjà sous la menace de cartons.
Toujours selon la même source, un document juridique marocain mentionne également qu’Olivier Safari, responsable de l’arbitrage au sein de la CAF, aurait reconnu l’existence de directives internes émises durant l’interruption du match. L’objectif aurait été d’éviter toute sanction immédiate afin de permettre la reprise du jeu dans des conditions jugées « normales ».
Ces éléments auraient pesé dans la décision de la commission d’appel de la CAF, qui a finalement tranché en défaveur du Sénégal, un verdict qui continue de susciter des tensions.
Pour rappel, la rencontre avait été marquée par un incident majeur : les joueurs sénégalais avaient quitté la pelouse pendant une douzaine de minutes pour protester contre un penalty accordé au Maroc en fin de match. Après la reprise, les Lions de l’Atlas s’étaient imposés en prolongation.
L’affaire est toutefois loin d’être close. Le Sénégal a saisi le Tribunal Arbitral du Sport, ouvrant la voie à une bataille juridique qui pourrait devenir l’un des contentieux les plus marquants de l’histoire récente du football africain.












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