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Finance participative : Des encours en nette progression


Décidément, les banques et fenêtres participatives ont la cote. Covid-19 ou pas Covid-19, les opérations qu’elles affichent attestent d’une nette progression, quoique leurs financements demeurent, essentiellement, incrustés dans la pierre. Les tous derniers chiffres de la Banque centrale sont bien là pour en apporter la preuve.



Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes

 

A fin décembre 2020, les financements accordés par les banques et fenêtres participatives ont totalisé 13,518 milliards de dirhams contre 9, 128 milliards en 2019. Soit, une progression annuelle de 48,1 %. Déjà au mois de novembre, ces financements furent de l’ordre de 12,887 milliards de dirhams.

Aussi convient-il de préciser, pour toute fin utile, que l’essentiel de cet encours est accaparé par l’immobilier, et ce, à hauteur de 11,568 milliards de dirhams, soit une hausse de 45,5 % par rapport à fin décembre 2019. Et ce, au moment où les crédits à la consommation et à l’équipement sont respectivement situés à 988 millions de dirhams et 893 millions. Avec des évolutions respectives de 39,3 % et 102,7 % par rapport à 2019. Les financements de trésorerie n’ont été que de 16 millions de dirhams.
La même tendance est relevée au niveau des créances sur les non-résidents et les créances sur les institutions de dépôt.
Les premières, quoique limitées à 24 millions de dirhams, enregistrent une progression de plus de 210 %.
Les secondes situées à 1,885 milliards de dirhams dont 1,382 en tant que dépôts auprès de Bank Al Maghrib et 317 millions de dirhams auprès des banques, affichent une progression de plus de 37 % par rapport à fin 2019.
 

Un écosystème inachevé

Toujours est-il que cette performance notamment celle en termes de la Mourabaha immobilière au détriment de celle équipement ne doit pas occulter une vérité, somme toute simple.
Et qui, au vu de l’inexistence d’un marché interbancaire participatif, de l’impossibilité de se refinancer auprès de BAM et de l’absence de Takaful ou couverture de risques, consiste, entre autres, à trouver le juste-milieu entre le refinancement qui est généralement de court terme et le financement qui s’inscrit dans le long terme.
Il y va de la survie d’un écosystème qui, toute proportion gardée, n’est pas complètement achevée.
Par Noureddine BATIJE







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