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Finances publiques : Un déficit budgétaire de 7,6 % du PIB


Les premiers chiffres afférents à la clôture de l’exercice 2020 commencent à tomber. La situation des charges et ressources du Trésor, telle que récemment dévoilée par le département des Finances, en est la parfaite illustration.



L’on retiendra que l’exécution, à fin décembre 2020, de la loi de finances rectificative (LFR) s’est soldée par un déficit budgétaire de 82,4 MM.DH ou 7,6 % du PIB.
Au département des finances, l’on soutient qu’au vu du contexte inédit de la pandémie Covid-19, ce solde est parfaitement en ligne avec les prévisions de la LFR adoptée en juillet 2020 sur la base d’une révision à la baisse du taux de croissance prévu pour 2020 de 3,7 % à -5 % et du déficit budgétaire de 3,5 % à 7,5 % du PIB.

Aussi, convient-il de préciser, à ce niveau, que la situation des charges et ressources du Trésor est le document statistique qui présente, au nom du ministère des Finances, les résultats de l’exécution des prévisions de la loi de finances.
Au titre des recettes, ce document évoque un taux d’exécution des recettes ordinaires situé à 103 %. Et ce, grâce au bon comportement des recettes fiscales qui ont dégagé une plus-value de 13 MM.DH permettant de compenser les moins-values constatées au niveau des recettes non-fiscales.

Coté dépenses, ledit document fait état d’un taux d’exécution de 97,7 % par rapport aux prévisions de la LFR 2020. Et ce, au moment où les comptes spéciaux du Trésor ont dégagé un solde positif de 6,3 MM.DH résultant à raison de 5,3 MM.DH de l’excédent dégagé par le Fonds spécial de gestion de la pandémie Covid-19. 
Un Fonds qui avait permis la mobilisation de ressources pour un montant de 34,6 MM.DH, dont une contribution de 10 MM.DH du budget général et dont les dépenses se sont élevées à 29,3 MM.DH, dont 23 MM.DH au profit des ménages, 3 MM.DH pour la mise à niveau du système de santé et 3 MM.DH en faveur de la Caisse Centrale de Garantie qui, à travers cette dotation, est appelée, dans le cadre de la nouvelle stratégie de financement de la relance, à être en mesure de couvrir, sur ses fonds propres, les besoins du dispositif de la garantie de l’Etat au profit des entreprises, publiques et privées, négativement impactées par la pandémie.  .

Par Noureddine BATIJE









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