Menu

HA : De ces entreprises qui s'entre-prisent !




Dénudons nos entreprises !

 

Loin de verser, et notre joug, dans le décryptage biaisé de notre donne,  maldonne,  économique, et pour contrer tout éclat suspect, tout montage cérébral, cette fraude cognitive, toute visée au foyer déréglé, velléitaire,  empressée  de nous habiller pour l’hiver, de nous  arborer, et ses largesses,  du titre mal acquis  de détracteur des banques,  résidu d’un fond-de-pensée-détourné.
 

Ecouter ou continuer à lire 
                                            
Empruntons un temps ce doigté du juge, son dépôt loyal, enclin à tendre justice, à tendre oreille, à l’une à l’autre partie, avant de trancher plutôt dans le différend que dans le vif. Alors que dans un précédent, antécédent, et c’est selon,  nous nous échinions à passer en revue de ces griefs greffés à la chose bancaire et tentaculaire, et sans être aux prises avec nos entreprises, dénudons-les et leurs travers.
 

L’argent du prochain.
 

De ces entreprises sourdes aux maximes, qui pêchent par un trop de pratique, n’est-il pas dit, dans une maxime altérée par le temps,  rapiécée, falsifiée par endroits  : «  Aide-toi et la banque t’aidera ? » et qu’ont-ils fait de « L’argent du prochain ? » Du lointain n’en parlons point, au risque de retourner Nietzsche, donc ça tombe.

S’il est convenu que la vie soit un entremangement universel, il n’est point convenu de manger son prochain. Et dire que «  les entreprises qui s’entre-prisent »  relève  d’une anthropophagie singulière. « Balayer devant sa porte » semble être un "dit-on" mal respecté dans le milieu des affaires, car, ces entreprises prêts à charger  les banques et leurs mules de tout l’opprobre, ne seraient-ils pas responsables, et leurs égos au négoce,  de la mise sous tapis de nombre de leurs consoeurs ?
 

Une responsabilité-clé, car comment expliquer que la dette inter-entreprises s’élève à 400 milliards de dirhams ?
 

Une dette impudique
 

La bombe est lâchée.  Suite à ce chiffre gros de misère,  les entreprises en rouge, leur dessein est fait. De ces fournisseurs à l’agonie, par terre, morts de la main d’un partenaire ou mille. De ces mains allergiques à l’honneur. Un chiffre coupé du monde, gaillard,  qui, loin de rechigner à briller, couvert d’un tout autre ordre de grandeur, tout aussi impudique, nous apprend qu’il compte à lui seul, 40 % de notre PIB.

Atypique ?    Loin de s’aligner sur la norme mondiale qui est de 20 % du PIB, ce chiffre bedonnant inquiète. Et pour doubler votre surprise, rallonger votre vue hagarde d’un bout lointain,  apprenez que L’État, soucieux de sauver qui veut, a mis à la disposition de ces entreprises entêtées-endettées une ligne de crédit pour les alléger de ce cumul de torts logés-nourris au détriment de leurs consœurs.

Ce fameux crédit garanti, quoique famélique par rapport à la dette en tête. Car celui-ci ne serait que de 25 milliards de Dirhams.
 

Clause et mise à nu  

 

Sauf que, l’astérisque prêt à voler la vedette à votre œil engourdi, vous apprend que Sir État, à cheval sur les roublardises familières des entrepreneurs, aurait jugé nécessaire de court-circuiter la libre-disposition des entrepreneurs du crédit alloué, ou à louer, les acculant  à leur désigner leurs fournisseurs-créditeurs, afin de les régler rubis sur ongle.

Sauf que ces entrepreneurs ont préféré, en lieu et place, de régler leur dus, de laisser dormir, et pour la plupart,  cette ligne de crédit en partie  salvatrice. Nous apprenons que seul 4 sur les 25 milliards de dirhams auraient servi.  À malin, malin et demi ! Mais à boudeur, boudeur et demi !
 

Hicham Aboumerrouane / Arrissala / L'odj







Dans la même rubrique :
< >

Jeudi 4 Mars 2021 - 11:59 Il y a cannabis et cannabis




Le Bouquet L'ODJ : Web Radio    , Portail lodj.ma    , Application mobile    , Magazine Web connecté