Face à ce phénomène, Wald Maâlam adopte une posture de vigilance.
Pour Wald Maâlam, la religion relève d’une dimension particulière, qui engage le cœur, la conscience et la responsabilité.
Elle ne peut être assimilée à un ensemble de données ni à un objet d’analyse technique, quels que soient les progrès des technologies.
Dans cette perspective, l’intelligence artificielle, comme tout outil informatique, peut être utile dans certains contextes — organisation de l’information, accès aux connaissances, diffusion pédagogique.
Mais elle ne saurait être placée au cœur de l’interprétation, de la transmission ou de la médiation du religieux.
Wald Maâlam attire également l’attention sur la manière dont ces sujets sont parfois abordés dans certains contenus numériques.
Cette utilisation du terme « IA » tend à produire un effet de fascination, sans toujours s’accompagner d’une rigueur suffisante dans l’analyse. Elle s’inscrit souvent dans une logique de visibilité, propre aux réseaux sociaux, où l’objectif est d’attirer l’attention et de générer un maximum de vues.
Dans ce contexte, Wald Maâlam invite à distinguer entre la recherche de sens et les logiques de diffusion numérique.
Il souligne que notre religion, par sa profondeur et sa dimension spirituelle, ne doit pas être associée à des approches qui relèvent davantage du marketing de séduction que d’une démarche de connaissance.
Elle invite à préserver un espace où le sens, la transmission et la relation spirituelle ne sont pas soumis à des logiques d’optimisation, de performance ou de visibilité.
Pour Wald Maâlam, il est important de rappeler que toutes les innovations, même les plus avancées, ne sont pas destinées à s’appliquer à tous les domaines.
Certains espaces relèvent d’une autre temporalité, d’une autre profondeur, et nécessitent une approche spécifique.
Dans un environnement marqué par la rapidité des contenus et la recherche d’audience, cette position constitue une invitation à la responsabilité collective.
Ainsi, la question posée n’est pas celle des capacités techniques de l’intelligence artificielle, mais celle du cadre dans lequel elle est utilisée.
C’est dans cette réflexion que s’inscrit l’alerte de Wald Maâlam : veiller à ce que les outils numériques restent à leur place, et que le domaine du sacré conserve toute sa singularité.
Par Dr Az-Eddine Bennani.












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