Le sous-emploi, la face cachée des statistiques
Dans le même temps, 13,2 % des actifs ruraux sont en sous-emploi, contre 9,6 % en milieu urbain.
Traduction : moins de gens cherchent du travail au village, pas parce qu'ils en trouvent, mais parce qu'ils arrêtent de chercher, ou se contentent de miettes. C'est ce trou noir statistique que le programme de l'Istiqlal vise droit dans les yeux.
Entreprendre sans faire ses valises
Financement simplifié, formation, encadrement technique, l'objectif est clair : que monter un projet ne soit plus réservé à ceux qui ont déjà quitté leur région.
Un plan national de développement des coopératives et des groupements d'intérêt économique viendrait épauler la démarche, avec des partenariats entre universités, État, région et secteur privé, région par région.
Vendre au juste prix, pas au prix du gros anonyme
L'Istiqlal veut lancer des marques commerciales régionales pour chaque territoire, avec un vrai soutien marketing, ici comme à l'international.
Une manière de faire remonter la valeur vers ceux qui produisent, plutôt que de la laisser filer aux intermédiaires.
Construire chez soi, sans naviguer dans le flou juridique
Une loi spécifique à l'urbanisme rural est promise, avec des documents d'urbanisme simplifiés pour tous les douars, une procédure permanente pour régulariser les constructions déjà debout, et un accompagnement pour les propriétaires de terres collectives ou non immatriculées, un vrai casse-tête administratif aujourd'hui.
Le soutien financier au logement s'étendrait à l'auto-construction, avec des plans-types gratuits pensés pour résister aux séismes et aux aléas climatiques, et un guichet unique communal où le silence de l'administration vaudrait accord, passé un délai fixé.
Partir, oui, mais pas pour de bon
Le programme « Bidaya » prévoit une prise en charge partielle du transport et de l'hébergement temporaire pour ces jeunes-là, avec une plateforme nationale pour suivre les demandes.
L'idée n'est pas d'empêcher de bouger, mais d'éviter que la mobilité forcée ne se transforme en exil définitif faute de moyens.
Une école qui ne laisse personne au bord de la route
Rien ne tient sans une école à niveau. Le programme prévoit une mise à niveau exceptionnelle des établissements du monde rural, des zones montagneuses et des oasis : infrastructures, connexion internet, logement pour les enseignants, transport scolaire, avec une priorité donnée aux villages où l'abandon scolaire frappe le plus fort.
Pour attirer les enseignants dans ces zones, une prime dédiée et une progression de carrière accélérée sont mises sur la table.
Rester au village ne devrait pas rimer avec renoncer. C'est le pari, assumé, de ce volet du programme de l'Istiqlal.












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L’Istiqlal tente une autre manière de fabriquer un programme électoral









