L’énergie du street art au Maroc


Présent dans plusieurs rues marocaines, le street art connaît un essor au Royaume. Orner les murs blancs est devenu très populaire ces dernières années. Cependant, cette forme d’art n’est pas appréciée par tout le monde.



Brève histoire du street art

Le street art est un mouvement artistique contemporain qui s’est développé à la fin du siècle dernier. Il est une forme d’art retrouvée dans les rues. Le street art se présente sous différentes formes : graffiti, affiche, tableau ou encore projection vidéo. Ce type d’art urbain ne cesse de choquer et de provoquer !

Certains estiment que le street art est apparu dès le début du XXe siècle, mais ce mode d’expression ne date pas d’hier. En réalité, nos ancêtres ont toujours écrit et dessiné sur les murs. Toutefois, on s’accorde à dire que les fresques ont envahi les murs durant les années 1960, une période marquée par les contestations politiques et sociales.

Les années 2000 marquent un réel tournant pour ce mouvement. Le street art est enfin reconnu comme un art à part entière !
 
Jidar, un rendez-vous des artistes


Aujourd’hui, à Rabat ou Casablanca, on peut découvrir des fresques signées par des artistes marocains et du monde entier, grâce au festival Jidar. Créé en 2015, ce festival regroupe une kyrielle de street artistes nationaux et internationaux. L’objectif est de vulgariser l’art et de rapprocher les citoyens des créations artistiques de différents artistes. Les fresques produites redonnent un nouvel esprit aux villes. L’art n’est plus réservé aux musées et aux galeries !

 


Certains thèmes sont plus répandus que d’autres. Des scènes de la vie locale et des citoyens locaux qui mettent en valeur les traditions et la culture marocaine.

Une simple promenade à Rabat ou à Casablanca montrera ce que Jidar et ses artistes ont offert à ces villes. Cependant, il reste encore du travail à faire pour protéger le travail des street-artistes.

Acte de vandalisme ou art ?

Comme toute forme d’art, le street art est apprécié par certains et méprisé par d’autres.  Récemment, une œuvre de l’artiste Mourad Rachendali a été vandalisée par les habitants d’un immeuble. Un acte injustifié puisque l’artiste a été mandaté par une entreprise de la gestion déléguée ainsi que la municipalité de Sidi Bouknadel. Aucune explication n’a été avancée jusqu’à présent !

Auparavant, un incident similaire a fait le buzz. Les autorités de la ville de Tanger ont exigé que le portait de feue Leila Alaoui sur la face du Technopark, soit effacé.  Après plusieurs négociations  et l’intervention du wali de Tanger, l’artiste Mouad Aboulhana a repris la réalisation du portrait. Mais pourquoi le suspendre dès le départ ?

Le street art embellit les espaces et leur redonne un aspect unique et spécial ! La création des artistes doit être célébrée et non pas détestée.





Rokia Dhibat
Jeune journaliste, lauréate de l'ISIC. En savoir plus sur cet auteur
Vendredi 24 Décembre 2021

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