L’Afrique est aujourd’hui le continent le plus jeune du monde.
Cette réalité démographique est souvent présentée comme un défi économique et social. Pourtant, elle peut aussi constituer une formidable opportunité de développement.
Encore faut-il transformer cette jeunesse en véritable capital humain. C’est précisément tout l’enjeu du dividende démographique.
Dans les discussions sur la démographie, les analyses se concentrent souvent sur des catégories distinctes : la femme, l’enfant, la jeunesse ou les personnes âgées.
Mais derrière ces groupes se dessine une réalité plus globale et déterminante : la population dans son ensemble, avec ses équilibres, ses besoins et les responsabilités politiques qu’elle impose.
Encore faut-il transformer cette jeunesse en véritable capital humain. C’est précisément tout l’enjeu du dividende démographique.
Dans les discussions sur la démographie, les analyses se concentrent souvent sur des catégories distinctes : la femme, l’enfant, la jeunesse ou les personnes âgées.
Mais derrière ces groupes se dessine une réalité plus globale et déterminante : la population dans son ensemble, avec ses équilibres, ses besoins et les responsabilités politiques qu’elle impose.
La démographie n’est pas seulement une question de statistiques.
Elle constitue aussi un choix stratégique pour les nations. Elle révèle la manière dont un pays envisage son avenir et la place qu’il accorde à son capital humain.. Compter les jeunes ou réellement les considérer ?
Dans de nombreux pays africains, la jeunesse représente aujourd’hui la part la plus importante de la population.
Les chiffres sont connus, les projections sont largement commentées et les rapports internationaux abondent en analyses sur cette réalité. Pourtant, une contradiction persiste.
Nous comptons les jeunes, mais nous ne les prenons pas toujours suffisamment en compte.
Les statistiques démographiques les décrivent avec précision, mais leur intégration réelle dans les politiques publiques reste parfois limitée. Or, négliger la jeunesse revient à affaiblir le principal moteur du développement futur.
Dans de nombreux pays africains, la jeunesse représente aujourd’hui la part la plus importante de la population.
Les chiffres sont connus, les projections sont largement commentées et les rapports internationaux abondent en analyses sur cette réalité. Pourtant, une contradiction persiste.
Nous comptons les jeunes, mais nous ne les prenons pas toujours suffisamment en compte.
Les statistiques démographiques les décrivent avec précision, mais leur intégration réelle dans les politiques publiques reste parfois limitée. Or, négliger la jeunesse revient à affaiblir le principal moteur du développement futur.
Le message du sommet africain d’Addis-Abeba
Cette question a été largement débattue lors de la African Union, à l’occasion de sa 28ᵉ session tenue à Addis Ababa.
Le sommet avait placé au cœur de ses travaux une problématique décisive : « Tirer pleinement parti du dividende démographique en investissant dans la jeunesse ».
À cette occasion, Mohammed VI, Roi du Maroc, avait souligné l’importance de replacer l’élément humain et culturel au centre des politiques de développement.
Dans une réflexion devenue emblématique, il posait une question simple mais profonde : « N’est-il pas temps de nous tourner vers notre continent, de considérer ses richesses culturelles et son potentiel humain ? »
Cette interrogation renvoie à une idée essentielle : l’Afrique n’est pas seulement un continent de ressources naturelles, elle est aussi un continent de ressources humaines.
Le sommet avait placé au cœur de ses travaux une problématique décisive : « Tirer pleinement parti du dividende démographique en investissant dans la jeunesse ».
À cette occasion, Mohammed VI, Roi du Maroc, avait souligné l’importance de replacer l’élément humain et culturel au centre des politiques de développement.
Dans une réflexion devenue emblématique, il posait une question simple mais profonde : « N’est-il pas temps de nous tourner vers notre continent, de considérer ses richesses culturelles et son potentiel humain ? »
Cette interrogation renvoie à une idée essentielle : l’Afrique n’est pas seulement un continent de ressources naturelles, elle est aussi un continent de ressources humaines.
Le dividende démographique : une fenêtre historique.
Pour les démographes, la période actuelle représente une phase particulière appelée dividende démographique.
Elle correspond au moment où la proportion de la population active augmente par rapport à celle des populations dépendantes, notamment les enfants.
Autrement dit, une société dispose alors d’un plus grand nombre de personnes capables de travailler, produire et innover.
Si cette dynamique est accompagnée par des politiques publiques appropriées, elle peut générer une croissance économique rapide et durable.
Elle correspond au moment où la proportion de la population active augmente par rapport à celle des populations dépendantes, notamment les enfants.
Autrement dit, une société dispose alors d’un plus grand nombre de personnes capables de travailler, produire et innover.
Si cette dynamique est accompagnée par des politiques publiques appropriées, elle peut générer une croissance économique rapide et durable.
Mais cette opportunité n’est jamais automatique.
Elle dépend de plusieurs facteurs déterminants : l’éducation des jeunes, l’accès aux soins et à la santé, l’insertion professionnelle, la qualité de la gouvernance politique, et la capacité des économies à créer des emplois.
Sans ces investissements, le dividende démographique risque de rester un potentiel inexploité. Investir dans la jeunesse pour préparer l’avenir.
Le défi est aussi temporel. La jeunesse d’aujourd’hui deviendra demain une population adulte puis vieillissante. Les sociétés qui sauront investir dans l’éducation, la santé et les compétences de cette génération pourront accumuler richesse, savoir et innovation.
À l’inverse, l’absence d’investissement risque de transformer cette même génération en population dépendante, confrontée à la précarité et au chômage.
Dans ce contexte, les experts évoquent également la possibilité d’un second dividende démographique, fondé cette fois sur l’accumulation du capital économique et du capital humain.
Sans ces investissements, le dividende démographique risque de rester un potentiel inexploité. Investir dans la jeunesse pour préparer l’avenir.
Le défi est aussi temporel. La jeunesse d’aujourd’hui deviendra demain une population adulte puis vieillissante. Les sociétés qui sauront investir dans l’éducation, la santé et les compétences de cette génération pourront accumuler richesse, savoir et innovation.
À l’inverse, l’absence d’investissement risque de transformer cette même génération en population dépendante, confrontée à la précarité et au chômage.
Dans ce contexte, les experts évoquent également la possibilité d’un second dividende démographique, fondé cette fois sur l’accumulation du capital économique et du capital humain.
La démographie : un choix de société.
Au fond, la démographie pose une question simple mais fondamentale : La population est-elle perçue comme un coût ou comme une richesse ?
Si elle est considérée uniquement comme une charge, les politiques resteront limitées et défensives.
Mais si elle est envisagée comme un capital humain, alors la démographie devient un puissant levier de transformation économique et sociale.
Dans cette perspective, la jeunesse africaine ne doit pas être vue comme un problème à gérer. Elle représente au contraire l’une des plus grandes promesses d’avenir pour le continent.
À condition, bien sûr, que les sociétés choisissent d’y investir pleinement.
Par Dr Anwar CHERKAOUI.
Si elle est considérée uniquement comme une charge, les politiques resteront limitées et défensives.
Mais si elle est envisagée comme un capital humain, alors la démographie devient un puissant levier de transformation économique et sociale.
Dans cette perspective, la jeunesse africaine ne doit pas être vue comme un problème à gérer. Elle représente au contraire l’une des plus grandes promesses d’avenir pour le continent.
À condition, bien sûr, que les sociétés choisissent d’y investir pleinement.
Par Dr Anwar CHERKAOUI.












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