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La nécropole du Chellah, entre manque d’entretien et incivisme des visiteurs


Le Chellah, le site historique archéologique, berceau d’une nécropole mérinide, souffre, en ces jours, d’un manque d’entretien. Son état de propreté laisse à désirer.



En effet, des visiteurs jaloux de leurs pays ont « dénoncé », via des photos, son état  de délabrement, des ordures et des saletés, partout sur le sol.

Est-ce l’une des conséquences  de la pandémie qui s ‘accompagne du manque de visites de ces lieux historiques et qui, par la même occasion engendre le laisser-aller total ?

Est-ce l’absence de festivités, dans ce contexte sanitaire, tel le festival du Jazz, qui lui donnait un nouvel éclat à chaque fois, de soirées artistiques ou festives ?

Est-ce dû au manque de poubelles ?

Ou est-ce question d’incivisme et de mauvaise éducation des visiteurs ?

Qui faut-il incriminer après la fermeture des portes de pas mal de sites historiques ? Municipalité ou citoyens. La propreté incombe à tous.

Seulement, il est à mentionner, en tout cas pour ce qui est des cimetières, outre le site Chellah, renommé puisqu’il est inscrit depuis 2012 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco en tant que bien culturel, c’est que, quand les portes se ferment, ni les municipalités ni les gardiens ne font quoi que ce soit. C’est toujours aux familles de faire le nécessaire et de s’occuper des tombes de leurs défunts, entre désherbage, nettoyage et rafraichissement des plantes qui restent en vie.

Allez voir l’état de délabrement des cimetières. A part quelques unes bien entretenues, VIP, d’autres, telle que la cimetière Laalou, à la médina de Rabat, font peine à voir, elles tombent en ruine. 

Les tombes sont trouées, certaines bien démolies, l’accès est très difficile, des odeurs nauséabondes fusent de toutes part. En plus de l’insalubrité, certains espaces funéraires pâtissent de l’insécurité.

Les habitants ont beau dénoncer ces faits, dans les médias, et même dans les réseaux sociaux, aucune amélioration. L’écho des vivants n’a pas été entendu. Il ne  reste que les morts pour crier gare. Respectons nos morts !  

La maintenance des cimetières devrait rentrer dans les prérogatives des communes, si ce n'est déjà le cas, ne serait-ce que le désherbage et le ramassage des  souillures et des feuilles mortes. Tous ces actes ne sont faits qu’à travers les familles qui s’amènent les vendredis pour se recueillir auprès des tombes de leurs défunts et lire le coran.






Journaliste professionnelle. 30 ans d'expérience à L'Opinion. Actuellement journaliste à Radio Web... En savoir plus sur cet auteur
Dimanche 21 Novembre 2021