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La vieille Europe irritée par le nouveau Maroc


« Les règles du jeu ont changé ». Ce passage résume presque à lui seul le message adressé par SM Mohammed VI, à travers son discours à l’occasion du 68ème anniversaire de la Révolution du Roi et du peuple, aux pays de la vielle Europe qui s’accrochent désespérément à leur influence pourtant déjà révolue.



SM Mohammed VI, symbole du Maroc plus que millénaire
SM Mohammed VI, symbole du Maroc plus que millénaire
Il y a plus d’un demi-siècle, les Marocains se sont soulevés contre l’occupant français, qui venait de déposer et d’exiler feu Mohammed V.

Ils ne se sont arrêtés qu’au retour du Roi, en novembre 1955, et à la proclamation de l’indépendance, en mars 1956.

Pour les Français, la symbiose entre le Roi et le peuple marocain s’est traduite par une perte concrète : la fin de leur autorité sur le royaume.

Dans le courant des mouvements d’indépendance qui avaient déferlé sur le monde, c’était les règles même du jeu qui avaient changé en revers de l’impérialisme occidental, dans sa forme classique.

Unis face à l’Adversité

Tout ceci ne serait que de l’histoire ancienne si ce n’était la répétition, présentement, du même schéma, sous une forme adaptée au contexte actuel, depuis que le Maroc a franchi un seuil en matière de poids économique et diplomatique à l’échelle du Maghreb et de l’Afrique.

Aujourd’hui, comme il y a 68 ans, le Roi appelle les Marocains à la mobilisation. « Le Maroc est visé », prévient le Souverain.

Qui rappelle à son peuple que « l’Etat tire sa force de ses institutions, de l’unité et de la cohésion de ses composantes nationales ».

Quand il s’agit de « défendre notre pays face à l’Adversité », les Marocains, revendicatifs et grognards envers l’Etat quand à leurs droits, savent s’aligner en rangs soudés.

C’est épigénétique, plus de mille ans d’Histoire ont façonné ce trait collectif à faire front commun.

Les raisons de la colère

De la « campagne de dénigrement à l’encontre de nos institutions sécuritaires » à « l’intention de précipiter le Maroc dans une spirale de problèmes et de conflits avec certains pays » (dixit le Souverain), de la pseudo-affaire Pegasus aux déclarations hostiles des dirigeants du pays voisin de l’Est, certains pays européens font tout pour mettre des bâtons dans les roues du Maroc.

Le rapport auquel a fait allusion le Roi dans son discours, de facture allemande, l’énonce sans détour : il faut entraver l’essor du Maroc, pour soi-disant empêcher un déséquilibre des forces entre pays maghrébins.

Plutôt insidieux de la part d’un pays qui a reconstitué son ‘Reich’ à travers la technocratie bruxelloise et la monnaie ‘euro’.


Faîtes ce que je dis…

Pays du Maghreb : une étoile à cinq branches indissociables
Pays du Maghreb : une étoile à cinq branches indissociables
Et si l’on freinait la dynamique allemande, pour réduire la dissymétrie avec les pays du Sud de l’Europe ?

Demandons, alors, leurs avis aux Polonais et aux Ukrainiens, sur l’entente énergétique entre Berlin et Moscou.

Le Maroc n’a nulle intention de couper l’écoulement du gaz algérien vers l’Espagne à travers le gazoduc qui traverse son territoire.

Peut-être parce que les Marocains n’ont jamais considéré leurs voisins de l’Est comme des ‘Untermenschen’ (sous-hommes en allemand).

Au contraire, comme l’a rappelé SM Mohammed VI aux Algériens, il y a communauté de destin.

Brume persistante à l’Est, éclaircie au Nord

« Le Maroc, au même titre que certains pays du Maghreb arabe, fait face à une agression délibérée et préméditée », a tenu à souligner le Roi à qui de droit. Même s’il y a peu d’espoir qu’il y ait quelqu’un au bout du fil à Alger.

Le Général Nezzar est déjà au téléphone avec ses camarades de la promotion ‘Lacoste’ pour organiser la kermesse des ‘fils de parachutistes’ fidèles à la France qui ont infiltré l’ALN et tiennent désormais le destin de l’Algérie entre leurs mains.

Mais déjà, du côté de l’Espagne, les prémices d’une relance des relations avec le Maroc, sur de nouvelles bases négociées, pointent à l’horizon.

Le Roi y a personnellement veillé. Il s’agissait de remettre les pendules à l’heure et c’est en train d’être fait.

Les diverses nuances de la convoitise

Les ressources naturelles dont regorge le Maroc sont pour les Marocains, qui déchargent les ‘hommes blancs’ du fardeau, dont les a accablé Rudyard Kipling, de les exploiter à leur place .

Décontractez-vous, chers ‘bienfaiteurs’ européens, les richesses minières du mont Tropic, au Sud des eaux territoriales de l’Archipel des Canaries, mais en pleine Zone économique exclusive du royaume, seront très utiles à la fabrication de batteries pour voitures électriques.

C’est une industrie qui émerge au Maroc, avec l’attribution à une entreprise de Casablanca d’un contrat de fourniture de pièces automobiles à l’américain Tesla.

Les pays de la vielle Europe, ravagés par la crise économique et aux élites politiques discréditées auprès de leurs opinions publiques, craignent-ils de voir les Marocains s’envoler vers la Planète Mars avec Elon Musk ?

Si cela devait arriver, ils ne manqueront pas d’envoyer des selfies, dans leurs ‘jellabas spatiales’ à ceux qui ne voudraient pas les voir se développer.

Hier, comme aujourd’hui

« Le Maroc a effectivement changé mais pas dans le sens souhaité par ses détracteurs », a expliqué SM Mohammed VI.

Et de préciser : « Nous affirmons être déterminés à maintenir résolument le cap, n’en déplaise aux adversaires agacés et aux envieux consumés par la haine vouée à notre pays ».

Les Marocains sont du genre particulièrement tenaces, les Espagnols l’ont appris à leurs dépends dans le Rif, et les Waffen SS allemands à Monté Cassino, en Italie. Autres temps, autres mœurs, mais les valeurs demeurent les mêmes.

‘Zidou lgoudam’ (en avant), c’est le seul mot d’ordre que les Marocains connaissent et appliquent depuis des siècles. Maintenant qu’ils se sont redressés dans la modernité et mis debout sur la scène internationale, ils n’ont nul intention de plier genoux.

De Mohammed V à Mohammed VI, la révolution du Roi et du peuple s’est élargie de l’émancipation à l’affirmation de la souveraineté du Maroc sur son territoire, ses ressources et son destin.





Ahmed Naji
Journaliste par passion, donner du relief à l'information est mon chemin de croix. En savoir plus sur cet auteur
Samedi 21 Août 2021