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Le Serment, un gage de bonheur par excellence !


Comment définir le Serment?
De quand date-t-il?
Et pour quelles raisons et dans quel contexte a-t-il vu le jour ?
Que dire du serment ou plutôt des serments dans notre vie de tous les jours.



A lire ou à écouter en podcast :

le_serment,_un_gage_de_bonheur_par_excellence_!.mp3 Le Serment, un gage de bonheur par excellence !.mp3  (4.09 Mo)

Une définition simple du serment serait le fait de donner sa parole, de faire preuve de loyauté et de fidélité envers une divinité représentative, une profession ou une organisation, une personne ou un groupe de personnes.

Par l’entremise d’une invocation ou d’un contrat moral, le serment illustre l’association de la parole au geste, l’espace au temps, l’être au paraître, l’invisible au visible, le bien au mal.

Le serment est le prolongement d’une pensée au service de l’action. C’est en quelque sorte le reflet de l’homme accompli.
Malgré cette présentation en apparence consensuelle et évidente, l’histoire des civilisations démontre que chacune d’entre elles avait son expérience propre du serment due principalement aux rites et usages qui le sacralisent.

Les rites des serments dans la Grèce antique comme ceux des civilisations judéo-chrétiennes et musulmanes, pour ne citer que celles-ci, présentaient aussi bien des non-sens manifestes que des justesses voire des vérités.

Dans la Grèce antique, les fleuves jouaient un rôle important dans la mythologie. Zeus, le Dieu Suprême, décida par exemple que tout serment sur les eaux de la rivière Styx, qui entoure les enfers, serait définitif. Tout déshonneur de ce serment serait sanctionné par un exile de l’Olympe durant 9 ans !

Un autre serment grec connu, plus juste celui-ci, est celui de la transmission de la science aux enfants par les pères, connu sous le nom de serment d’Hippocrate. Il est repris de nos jours, et de façon totalement symbolique, par les médecins avant leur prise de fonction.

Dans la culture judéo-chrétienne, l’histoire montre que l’équité de la recevabilité des engagements sous serment entre juifs et chrétiens a intervenu à partir du IXème siècle. Avant cette date, il n’était pas permis à un juif d’engager quoique ce soit de solennel contre un chrétien. Des chartes européennes ont alors vu le jour où les juifs pouvaient prêter serment selon la gravité de celui-ci sur la Torah.

Nous évoluons donc vers le serment biblique avec une définition religieuse du serment : « c’est l’attestation solennelle, devant Dieu, de la vérité d’une déclaration ou du sérieux d’un engagement et l’acceptation implicite d’une malédiction divine pour le cas d’un engagement rompu ». Dans le texte biblique, il existe plusieurs types de serments dont le serment d’adjuration, le serment se liant à soi-même, le serment de purification, le serment de fidélité à Dieu, au roi, à des alliances entre les hommes et enfin les serments votifs (liés à des vœux). Plusieurs textes bibliques illustrent ces serments.

Dans la religion musulmane, il existe également des serments similaires, mais ô combien circonstanciels, comme le serment de l’unicité de Dieu (ne rien associer à lui), de ne pas voler, de ne pas commettre d’adultère, de ne pas « tuer ses enfants », de ne commettre aucune infamie ni avec les mains ni avec les pieds et enfin le serment de ne pas désobéir au prophète Mohammed. Plusieurs textes aussi bien dans le Kitab que dans le Hadith illustrent ces serments.

Il faut savoir que les serments sont associés en général à des règles d’expiation, par la pénitence, le jeûne ou bien nourrir des pauvres…etc., ou de manière plus violente par des châtiments corporels voire des excommunions.

Dans le monde d’aujourd’hui, il est d’usage de prêter serment pour pouvoir exercer certaines hautes fonctions de l’Etat. C’est le garant de la probité et de la rectitude dans l’exercice du pouvoir et du devoir.

Dans la vie de tous les jours, un serment s’impose à nous. C’est d’avoir la Conscience de soi et des choses. La conscience de soi pour une élévation spirituelle, prélude à la vérité et à la sagesse. La conscience des choses pour l’effort et la persévérance, pour le travail bien fait, l’amour d’autrui, le respect de soi et des lois et certainement plus encore.

C’est en quelque sorte le serment d’être heureux qu’il faut renouveler chaque jour pour atteindre ce bonheur relatif auquel l’être humain aspire toute sa vie durant.             
 

Par Ali Bouallou






Mercredi 10 Février 2021

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