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Le commerce intra-africain, atout majeur pour amortir les tensions commerciales


Rapport annuel d’Afreximbank sur le commerce en Afrique

Le commerce en Afrique a connu plusieurs dépravations en cette année 2019, d’après le rapport annuel Afreximbank sur le commerce en Afrique.
La part de l’Afrique pour ce qui est du commerce mondial est retombée à 2,7 % en 2019, par rapport à 1970 (4 %).



Cette baisse est due, d’une part, aux guerres commerciales ou conflits économiques, et à la hausse des droits de douane dont l’une des conséquences majeures est le ralentissement du commerce mondial.

D’autre part, la crise sanitaire n’a fait qu’empirer les choses, puisque le commerce mondial devrait se contracter de 9,2 % en 2020  après une baisse de 2,8 %.

Toujours est-il que le commerce intra-africain est essentiel pour amortir les effets des tensions commerciales et des chocs extérieurs, selon Afreximbank. Or, la valeur  du commerce intra-africain total a diminué de 5,2 % en 2019, réduisant sa part (dans le commerce africain). Il est passé de 15 % en 2018 à 14,4 % en 2019.

Parmi les pays africains qui ont le plus contribué au CTI en 2019, il y a l’Afrique du Sud, avec 23% des échanges.
D’autres pays africains se démarquent de plus en plus, tels que le RD Congo, classé 2è acteur du commerce intra-africain (10,4%), suivi du Nigeria (7% des échanges).

Aussi, « le poids des matières premières dans la valeur des exportations africaines est très élevé ». Le continent africain reste dépendant des exportations de matières premières, surtout le pétrole et le gaz- malgré la baisse des cours- à raison de 37% du total des exportations africaines.
 
Dans ces conditions mondiales périlleuses, le commerce de marchandises africains a connu une baisse de 12 % de janvier à août 2020 par rapport à la même période en 2019. Cette tendance affichée devrait se stabiliser en 2021 avec la reprise des échanges commerciaux avec l’Afrique.
 
 Le commerce transfrontalier informel
 
Le commerce transfrontalier informel(CTI), une composante essentielle du commerce intra-africain, a été pour la première fois mesuré, à travers des données factuelles.

Son apport en création d’emplois et revenus est significatif, frôlant 43% de la population africaine, dominé surtout par les femmes. Mais, il ya quelques contraintes : il dépend des régions, tous les échanges se font en espèces et, quoique le CTI permette de maintenir les niveaux de consommation des ménages, sa contribution au PIB n’est guère reconnue.  

Recommandations
 
Pour un meilleur développement du commerce intra-africain et son » passage » dans le secteur formel, l’appel a été lancé pour «  la suppression des obstacles techniques et non tarifaires au commerce, ainsi que la simplification des processus. Aussi, l’amélioration de l’accès aux financements et la création de systèmes de paiements numérisés réduisant les risques, permettront aux commerçants de se développer et de progresser dans la chaîne de valeur ».
 
D’autres recommandations deviennent pertinentes, surtout avec le lancement de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA). Dans ce cadre, Afreximbank, a mis en place son « Système panafricain de paiements et de règlements (PAPSS) pour permettre aux acheteurs et aux vendeurs d'effectuer des transactions en monnaie locale, tout en réduisant le risque associé aux transactions en espèces ».





Journaliste professionnelle. 30 ans d'expérience à L'Opinion. Actuellement journaliste à Radio Web... En savoir plus sur cet auteur
Jeudi 17 Décembre 2020

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