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Le leadership féminin, atout majeur pour gravir les échelons


Covid 19 met à nu la vulnérabilité des femmes

Les aléas subis, depuis plus d’un an, par les femmes à travers la crise sanitaire, ont été révélateurs d’une réalité amère. Vulnérabilité, féminisation (de la carte) de la pauvreté et de la précarité au Maroc, stéréotypes qui vont encore et toujours à l’encontre du développement et de la promotion des femmes.

Faut-il toujours, intentionnellement, cacher le revers de la médaille ?



Elles sont minoritaires dans les postes clé, là où elles peuvent décider et agir pour leurs droits élémentaires. Elles étaient les plus marginalisées pendant la crise et avec le confinement pour « arracher » cette permission de sortie, du moins tout au début, pour travailler et nourrir leurs familles.

Elles ont peiné pour un accès aux soins hospitaliers, surtout les femmes cheffes de ménage, qu’elles soient veuves, divorcées ou mères célibataires, situation attestée par le HCP, dans son rapport 2020. Elles étaient les dernières à obtenir le soutien de l’Etat, sachant que leur petit emploi ne leur permet pas de s’inscrire à la CNSS. Et elles étaient aussi lésées, au niveau des tribunaux enfermées pendant un certain temps, sous l’emprise de coups et blessures de la part d’un mari ne voulant plus d’elles, alors que les procédures de divorce étaient entamées. Autant de sévices, de violences, de discriminations, de situations difficiles et contraignantes qui se sont abattues sur les mal-loties de la gent féminine.

Même les élèves et étudiantes filles ont subi toutes sortes d’inégalités, dans l’enceinte familiale, privilégiant les garçons pour ce qui est des outils d’apprentissage d’une part, et à travers les tâches ménagères qu’elles devaient accomplir, d’autre part. Stéréotypes obligent.

Ce tableau noir, incarné par, une réalité de terrain est ce qu’il faut « effacer » dans les années à venir, à travers des politiques publiques spécifiques, ciblées et inclusives, en matière d’accès à la santé et à l’éducation, en premier lieu. Mais aussi dans le cadre de l’emploi qui favorise la gent masculine, en ces temps-là, d’accès à un travail décent et de l’autonomisation économique des femmes.

Toutes ces inégalités ne peuvent disparaître que lorsque les femmes auront l’opportunité de diriger des postes de décision pour combler les lacunes. Et c’est d’ailleurs, le thème choisi cette année par l’ONU pour commémorer la Journée internationale des femmes (le 8 mars) : « Leadership féminin : Pour un futur égalitaire dans le monde de la Covid-19 ».

Le monde requiert la présence des femmes dans tous les postes de prise de décision. A travers elles, les résultats deviennent positifs, surtout d’ordre social. La justice sociale commence par l’égalité, confère la sécurité et le développement. Elle est à instaurer en marge du nouveau modèle de développement voulu au Maroc, à travers la plus haute autorité.

Les femmes sont sous-représentées au Parlement et dans l’actuel Gouvernement. Il y a sous-utilisation de l’ensemble des potentialités humaines dont dispose le Maroc. Il est temps de viser plus haut, dans les quotas, dans les aspirations pour y arriver. La parité, solution miracle prônée depuis peu pourrait  réduire l’écart des inégalités entre les hommes et les femmes.

En marge des communales et législatives 2021, quels que soient le parti, l’appartenance ou les lois électorales, il est impératif que les femmes soient bien représentées et arriver à des postes de haut niveau. On n’est jamais mieux servi que par soi-même, dit-on.

Leur pleine participation active et effective au plein pouvoir et dans l’égalité est une urgence. Une égalité évaluée par l’ONU Femmes, qui ne serait établie à ce rythme que dans 130 ans, puisqu’elles  n’occupent dans 22 pays, que 24,9 % des postes parlementaires nationaux.


Des chiffres à méditer

A peine 20,5% de femmes au Parlement ; 11,7 % à la Chambre des Conseillers ; 2 femmes Présidents des conseils régionaux parmi les 12 élus. 9,5 % des femmes sont inspecteurs généraux.

Selon le HCP, en 2019, 19% des femmes marocaines travaillent. 39,3% le font sans rémunération (travail domestique), les femmes rurales sont concernées à 70,5% (travaillent dans les champs au profit du père, mari ou frère)). 
 
Et d’après l’Afem, l’Association des femmes chefs d’entreprises du Maroc, le taux de création d’entreprises par des femmes était de 10% en 2018, d’où le besoin d’une relance.

Selon le rapport ONU Femmes- Ministère de l’intérieur, ayant pour thème : « C o û t s é c o n o m i q u e s d e s inégalités de genre dans le marché du travail au Maroc », sur la période 1999-2019, le taux d’activité des femmes est resté très faible (de 21% à 30%) contre un taux d’activité masculin qui a oscillé entre 71% et 79%.

La fierté de notre pays

Les femmes diplômées  sont plus nombreuses que les hommes.

Le taux de réussite au baccalauréat chez les filles en 2020 a atteint 55,75 % du total des candidats admis, 52,30 % avec mention.

Selon un rapport de l’UNESCO : les plus fortes représentations de femmes parmi les diplômés en ingénierie, dans le monde, se situent dans les Etats arabes et notamment dans les pays du Maghreb. Le Maroc : 42,2%.

Les maitre-mots restent : égalité, parité, responsabilité, postes décisionnels, justice sociale, équité, droits humains… Des valeurs pour tout un chacun, pour un « redémarrage » post-covid, gagnant-gagnant, à tous les niveaux socio-économique et socio-professionnel.  
 
Bouteina BENNANI



Bouteina BENNANI


Rédigé par Bouteina BENNANI le Samedi 6 Mars 2021

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