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Le rapport de Guterres sur le Sahara, oraison funèbre du polisario ?


Le très attendu rapport du SG de l’Onu sur le Sahara, qu’il devrait remettre au Conseil de sécurité à la fin du mois d’avril, va indéniablement constituer un tournant dans cette affaire qui traîne depuis près d’un demi-siècle.



Le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres ; "L'affaire du Sahara ? Ya Basta !"
Le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres ; "L'affaire du Sahara ? Ya Basta !"
Ce ne sont pas les évènements à rapporter, à propos de l’affaire du Sahara, au Conseil de sécurité de l’ONU à la fin de ce mois,  qui vont manquer au Secrétaire général Antonio Guterres.

Le blocage du passage frontalier de Guergarat par le polisario et son nettoyage par les FAR, en novembre 2020, l’annonce tonitruante par les séparatistes de la fin du cessez-le-feu qui s’en est suivi, le tir incessant de communiqués militaires en provenance des camps de Tindouf, en Algérie, pour faire croire à une guerre ouverte, le triste sort des marocains séquestrés à Lahmada, otages des ambitions géopolitiques algériennes…

La liste est aussi longue que le calvaire vécu par les habitants des camps.

Lutte anti-terroriste

Les polisariens ont récemment annoncé, avant de retirer l’information de leur site, la mort du chef de leur ‘gendarmerie’, Eddah El Bendir.

Il aurait été pris pour cible par un drone après avoir franchi, avec un convoi armé, les frontières entre l’Algérie et le Maroc. Aucune indication des FAR n’est venue corroborer cette nouvelle.

Il n’est pas dans les mœurs des affabulateurs du polisario d’annoncer les pertes dans leurs rangs. S’ils en sont venus à crier la mort d’El Bendir sur les toits, c’est pour faire croire à la communauté internationale qu’il se déroule un conflit armé d’envergure aux confins sud du royaume.

Eliminer des bandes armées qui s’aventurent en territoire marocain ne relève pourtant que de la simple lutte anti-terroriste.

Grand déballage

Cette fébrilité médiatique des polisariens, qui tourne à la haine féroce envers le Maroc sur les réseaux sociaux, s’explique par le climat de tension sociopolitique extrême qui règne à l’Est du royaume, que ce soit dans les camps de Tindouf ou dans le reste de l’Algérie.

D’un côté, le Hirak algérien, qui a mis l’accent sur les milliards de dollars dépensés vainement par leurs dirigeants politiques en soutien aux polisariens, alors que le peuple manque de denrées alimentaires de base, comme le lait, l’huile et la semoule.

De l’autre, les sahraouis marocains séquestrés dans les camps de Tindouf (à distinguer des sahraouis algériens, mauritaniens et maliens qui peuplent également ces camps) sont fatigués des mensonges, du tribalisme et des maltraitances qui leurs sont infligés par les mafieux du polisario depuis près d’un demi-siècle.


Pas d’argent

Parce que les caporaux d’Alger n’ont plus les moyens financiers de soutenir le polisario, il a été demandé aux habitants des camps de Lahmada de payer le courant électrique. Sauf que les habitations ne disposent pas de compteur !

Comment payer la facture, d’ailleurs, s’il est interdit aux habitants des camps de se déplacer, depuis que le polisario a annoncé la fin du cessez-le-feu, pour pouvoir commercer et gagner sa vie ?

Des autorisations de sortie des camps sont accordées au compte-goutte, après avoir graissé la patte aux responsables, un seul jour par semaine, et seulement aux chefs de famille, de manière à ce qu’ils ne puissent pas s’enfuir et rentrer dans leur pays, le Maroc.

Guerre tribale

Dans le camp appelé wilaya de Samara, c’est l’anarchie la plus totale. Des miliciens du polisario qui y détenaient un vulgaire délinquant ont été dernièrement attaqués par les membres de sa tribu, qui l’ont libéré. Deux jours de festivités s’en sont suivis. 

Cette étrange situation ne peut s’expliquer que par le fait que la dite tribu est celle de Bechir Mustapha Sayed, un des dirigeants du polisario et le frère de son fondateur, El Ouali, qu’il a d’ailleurs trahi. 

Un message, explicite pour les habitants des camps, était ainsi adressé par Bechir Mustapha Sayed à Brahim Ghali, le chef du polisario : « Ne touche pas à ma tribu ! ».

Crise existentielle

C’est Mahjoub Salek, qui compte parmi les membres fondateurs du polisario et fervent opposant à sa direction actuelle, qui a récemment dit tout haut ce que les habitants des camps pensent tout bas.

« C’est une affaire entre le Maroc et l’Algérie, si demain ces deux pays décidaient de s’entendre, le polisario n’aura pas son mot à dire », a déclaré celui qui a passé 9 ans de bagne ou l’a envoyé le sahraoui algérien Mohamed Abdelaziz.

Il est à préciser que Mahjoub Salek, leader du courant dissident ‘Khatt Echchahid’ qu’il a fondé après sa libération, est un séparatiste pur jus. Ce qui confère à son propos une dimension de crise existentielle encore plus prononcée.

Funérailles collectives

Pour le Maroc, l’affaire est claire, le polisario n’a jamais existé, c’est juste une création virtuelle des services de renseignements militaires algériens. C’est donc avec l’Algérie qu’il faut négocier la clôture de cette affaire qui n’a que trop duré.

Mais pour ce faire, il faudrait que les caporaux d’Alger daignent accepter l’un des candidats au poste d’envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara qu’Antonio Guterres leur propose, et qu’ils rejettent, tout en l’accusant de ne pas en désigner un.

En fait, les caporaux d’Alger ont tellement lié leur sort à celui des polisariens qu’ils craignent de disparaître avec eux.   





Rédigé par le Samedi 10 Avril 2021

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