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Les autorités monétaires pointent du doigt les factures fictives


Dans le contexte actuel, mettre en place un cercle vertueux d’investissement et de création de valeur ajoutée et d’emplois passe nécessairement par une rationalisation de la dépense qui, à son tour, dépend de la qualité de mobilisation de la ressource.



Stress test

Contrer le manque à gagner
Contrer le manque à gagner
De par ses conséquences économiques et sociales, le Sars-CoV-2 a soumis l’économie marocaine à rude épreuve, à un stress test auquel elle n’a jamais été soumise auparavant.

Cette situation inédite interpelle tout un chacun, les pouvoirs publics notamment, sur la portée et pertinence des choix présents qui, nécessairement, ne peuvent être conçus indépendamment des défis à venir.

Il est vrai que l’effet d’annonce afférent à l’efficacité de certains vaccins est là pour calmer les esprits.

Il est tout aussi vrai que le post-Covid donnera lieu à un changement certain des paradigmes ayant jusqu’ici prévalu. Ce qui fait que les perspectives demeurent incertaines et entourées d’un niveau extrêmement élevé de risque.
Nul besoin de rappeler qu’un peu partout dans le monde, les autorités publiques par le biais de politiques budgétaires et monétaires avaient mis en place des moyens colossaux pour soutenir les populations et sauvegarder l’existant.
Ce qui n’est nullement sans effet sur le niveau de l’endettement public et ses conséquences en termes de stabilité financière.

L’onde de choc à rechercher ailleurs

Le Maroc n’échappe pas à la règle. Certes, les différentes mesures de soutien et de relance prises par les autorités ont permis d’atténuer l’impact négatif sur la situation économique et sociale, mais le choc demeure d’une ampleur significative en termes de contraction de l’économie, perte significative d’emplois et détérioration des équilibres macroéconomiques…
Au point que tout le monde s’accorde à dire qu’il s’avère nécessaire de concevoir les politiques autrement.
Le PLF2021 étant ce qu’il est, la dépense publique déçoit et serait incapable d’insuffler au plan de relance l’effet catalyseur qui lui est tant nécessaire.
Tout porte à croire que l’onde de choc est à rechercher ailleurs.
En attendant la formulation des recommandations de la Commission spéciale sur le modèle de développement, les yeux sont rivés du coté de la ressource.

Contrer les pratiques frauduleuses

A ce titre, les autorités monétaires marocaines, que ce soit au niveau de la banque centrale ou bien au niveau des Finances, mettent l’accent sur la volonté de progresser dans l’œuvre de construction de l’Etat de Droit à travers une action plus résolue de lutte contre certaines malversations dont la fraude et l’évasion fiscale.
"La fraude fiscale et l'évasion fiscale bat son plein. Moi-même, wali de Bank-Maghrib, quand je veux réparer quelque chose chez moi, on me demande dès le départ si c'est une réparation avec ou sans facture".
"C'est ça la réalité qu'on vit ! Il y a au niveau de l'évasion fiscale et de la fraude fiscale quelque chose d'invraisemblable". C’est, pour rappel, ce qu’avait exprimé, lors de son tout récent passage le 24 novembre devant la Commission des finances et du développement économique à la Chambre des Représentants, M. Abdellatif Jouahri qui par la même occasion pointe du doigt la fameuse pratique des « trois bilans ».

Pour une sincérité des comptes

Même son de cloche du coté des Finances au point que l’on s’interroge si ce n’est pas une action concertée et intelligemment exécutée.
Lors de son passage du 26 novembre devant la Confédération Générale des Entreprises du Maroc, l’Argentier du Royaume tout en mettant l’accent sur la rareté des ressources, et où chaque dirham compte et devra être dépensé de manière judicieuse et efficiente, a mis, lui aussi, l’accent sur les pratiques de délivrance frauduleuse de factures fictives. Des pratiques qui font qu’une entreprise qui n’a nullement d’activité continue d’émettre des factures. Ce qui remet en cause la sincérité des comptes des entreprises et causent des pertes de recettes importantes pour l’Etat.
L’idéal serait donc d’opérer un retour à une certaine normalité entre les opérateurs économiques et l’administration de manière générale. 
Noureddine BATIJE






Noureddine Batije
Noureddine BATIJE est un journaliste spécialiste en investigation journalistique et traitement de... En savoir plus sur cet auteur
Jeudi 10 Décembre 2020

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