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Les employés de Facebook, WhatsApp et Twitter risquent la prison en inde


Selon le Wall Street Journal, l’Inde réclame aux réseaux sociaux des informations sur les personnes qui manifestent pour protester contre le gouvernement. Si les employés de Facebook, WhatsApp et Twitter ne divulguent pas ces informations, le Premier ministre Narendra Modi a promis de les jeter en prison.



L’Inde a déjà menacé Twitter d’emprisonner ses employés à moins qu’ils n’appliquent la censure du gouvernement…

 
L’Inde est confrontée depuis bientôt six mois à une révolte de ses agriculteurs. Ces derniers protestent dans la rue et sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook, WhatsApp et Twitter. Ils manifestent contre la libéralisation du secteur agricole et estiment que le système actuel de soutien est insatisfaisant. Ils sont convaincus que la voie écologique serait la meilleure pour améliorer le sort des paysans et de leurs terres. 

Les réseaux sociaux sont réticents à l’idée de fournir des informations au gouvernement indien. Les manifestations actuelles en Inde sont certainement les plus importantes de l’histoire du pays. Les agriculteurs demandent au gouvernement de protéger leurs intérêts et s’inquiètent d’une baisse des prix dans les mois à venir à cause des lois votées par les dirigeants du pays. La vague de protestation a entraîné des violences, des arrestations et une décision historique de la part du gouvernement : couper Internet pour les agriculteurs.

Ravi Shankar, le ministre de la justice indien, a déclaré ceci : « je rappelle poliment aux entreprises, que ce soit Twitter, Facebook, LinkedIn ou WhatsApp ou qui que ce soit, qu’elles sont libres de travailler en Inde, de faire des affaires, mais qu’elles doivent respecter la Constitution indienne ». Plusieurs spécialistes de l’Inde pensent que les réseaux sociaux pourraient être contraints de se plier aux lois du pays à cause de cette fameuse loi qui oblige les grandes plateformes numériques à : « supprimer les informations générées, transmises, reçues, stockées ou hébergées sur le web qui pourrait affecter l’ordre public ».


Source : https://siecledigital.fr/



La rédaction


Rédigé par La rédaction le Samedi 6 Mars 2021

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