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Leurs milliards de dollars, nos milliards de problèmes…




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De plus en plus pauvres…
 
Il fallut bien, comme qui dirait,  par acquit de conscience,  que dans la mêlée des problèmes-épines-au-pied levés par le gouverneur du BAM, et qui auraient l’indélicatesse de tarauder en tout point notre cher pays, converger, de par l’entremise de nombre de faisceaux d’indices, certains chiffrés, d’autres visibles de par l’œil nu,  mis à disposition de par la donne nationale, comme une force des choses, devenue de tous connu, vers le plan de relance.  

Une donne travaillée depuis plus d’un an, et dans les détails de par les soins d’une crise sanitaire qui a mis à genoux  tant de secteurs, et, pour humaniser la chose, si tant est qu’elle puisse sonner le glas, nous réveiller bonnement, appuyée de par le froid  des chiffres obtenus de par le HCP, de ces chiffres prêts à trancher quand les choses s’entremêlent, le cœur s’emballe, les langues fourchent sur des hypothèses, ou des doutes hissées en conclusion.

Non les chiffres sont là pour opiner du chef quand la question de savoir si le marocain s’en est  sorti la tête haute, ou s’en est plutôt perdu et sa tête endolorie, quand frappée de plein fouet, et de surprise par la crise sanitaire. Le chiffre avancé par le HCP, supposé qu’il soit taquin, bien qu’il ne fournisse pas, ici, matière à sourire, encore moins à rire, serait tenté de nous dire que le marocain, surtout celui en bas de l’échelle, paya plein pot les frais de cette crise sans précédent.

Mais le chiffre, ici, s’énonce comme une ligne visant à séparer le vrai d’avec le faux, nous dit que nos pauvres se seraient Sept fois ( plus ) appauvri, et de rajouter, dans la lignée de son analyse, que les aides budgétaires allouées par l’État, furent d’un bon secours, auraient amorti la chute de ces êtres fragiles. 
 
 
Nous n’avons pas la taille de ces pays…
 
Et c’est à raison, à la lumière de ces grandes lignes que nous avons énumérées, que le gouverneur de Bam, évoqua, dans la foulée, de ces aides budgétaires, comme coussin prêt à absorber le choc lors d’un imprévu tombé du ciel,  nous rappelle, de par son verbe franc et  sa vocation à vulgariser la chose économique, si tant est qu’elle puisse  être saisie  de par quelques esprits découragés par la chinoiserie qui règne en la matière, ou d’autres résilients, de bonne ou de mauvaise foi, peinant à se saisir du chaud d’une conclusion, l’appréhender dans ses détails, remédier sans délai à une situation si prérogatives leur sont dédiées  pour agir dans ce sens.

Bref,  Monsieur le gouverneur a tenu à soumettre à notre compréhension ce circuit Maroco-Fmiste, par la ligne de précaution et de liquidité, histoire de la faire bouger dans notre sens,  pour permettre une meilleure résilience, allouer à qui de droit des aides budgétaires pour le préserver, dans la mesure du possible,  contre un éventuel mis-à-terre définitif de par le méchant virus. En gros, emprunter pour parer contre les méfaits de cette récession économique qui nous prend de court.

Car, il faut le dire sans gêne, le Maroc n’est pas à la taille de ces pays qui ont le luxe d’ouvrir les vannes, pour arroser leurs citoyens à coups de planche à billet qui tourne de toute la vitesse de leur espérance pour  tuer  leurs peines pécuniaires. Clin d’œil au pays de l’Oncle Sam et son plan de relance de 1900 milliards de dollars. Le Maroc, à défaut de sa caisse interne, fait appel, quand nécessaire, ou pas d’ailleurs, et c’est selon, car ouvrons les guillemets pour dire « qu’emprunter pour payer ses fonctionnaires est de l’ordre de l’aberration la plus théâtrale ».
 


L’argent ? Comme s’il suffisait d’en demander 
 
Revenons à l’appel, celui d’urgence, justifié et plausible, où le Maroc frappe à la porte du FMI pour renflouer ses caisses, lubrifier de cette machine qui grince par moments et souvent, pour répondre à un fait pressant, comme celui des aides budgétaires se rapportant au COVID.

Le gouverneur, dans une approche pédagogue, terre-à-terre, limite caricaturale, mais à sa place pour illustrer les énormités, où il y aurait à boire et à manger, et qui faussent ce raisonnement eu égard de la façon avec laquelle serait conclue un emprunt, de surplus, à l’international.

Il ne suffit pas de se présenter, de dire les yeux larmoyants, sur le bout des chaussures, que nous souffrons, et que nous sollicitons votre aide, dit, en gros, le gouverneur, mais qu’il faut faire montre de rigueur, de discipline, de bonne foi, mettre sur table notre volonté de mieux faire, et l’exemple est là pour nous administrer un soufflet de qualité : Comment se fait-il que 1 % de nos entreprises contribuent à 80 % de nos recettes fiscales ? Que l’informel compte pour 30 % de notre PIB, que nous en tirons rien, niet !  est absent de notre assiette fiscale ?

Aussi, que nos responsables qui s’oublient en promesse, de bonne ou de mauvaise foi, finissent par les fouler du pied plutôt que de les honorer ? Que nos dépenses irrationnelles, que nos recettes loin d’être optimisées, et un tas de choses…

C’est comme qui dirait, et c’est le cas de le dire : C’est un package ! Nous pouvons aller plus loin, si tant est qu’on puisse lire derrière les lignes, taquiner les non-dits, et dire que si nous avions résolu de ces problèmes internes qui pèsent lourd comme fer, nous n’aurions pas eu besoin, à tout le moins, dans une moindre proportion, de demander une aide externe. 
 
 
Hicham Aboumerrouane



Hicham Aboumerrouane


Rédigé par Hicham Aboumerrouane le Jeudi 25 Mars 2021

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