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Madrid bénit la torture en Algérie


Brahim Ghali a quitté l’Espagne. Après sa comparution devant le juge espagnol de l’Audience nationale, Santiago Pedraz, celui-ci a estimé que les victimes de ce tortionnaire n’avaient pas fourni suffisamment de preuves contre lui.



Audiencia Nacional, la plus haute juridiction espagnole chargée de protéger les tortionnaires
Audiencia Nacional, la plus haute juridiction espagnole chargée de protéger les tortionnaires
madrid_benit_la_torture_en_algerie.mp3 A lire ou à écouter en podcast :  (4.53 Mo)

Aucune mesure conservatoire n’a été prise contre le tortionnaire en chef des polisariens, qui a été exfiltré d’Espagne vers l’Algérie a bord d’un avion sanitaire français.

Il est peu probable que l’Espagne mesure la portée de la décision prise de dédouaner Brahim Ghali de ses crimes et de lui permettre de narguer ses victimes en rentrant en Algérie.

C’est un cinglant revers pour les droits de l’homme, infligé par un pays qui n’arrête pas de s’afficher en donneur de leçons en la matière.

Mais c’est une victoire politique pour le Maroc, le seul véritable défenseur des droits des marocains sahraouis, qu’ils se trouvent sur le territoire du royaume ou dans les camps de la honte de Tindouf, en Algérie.

Hypocrisie démasquée

Les victimes de Brahim Ghali, méprisés et humiliés par la justice espagnol, sacrifiés sur l’autel de la raison d’Etat, resteront à jamais la preuve que l’Espagne se moque éperdument des sahraouis, qu’ils soient séparatistes ou unionistes.

Le séparatisme polisarien sert les intérêts de Madrid, portant ainsi des coups bas au Maroc, tout en prétendant à des relations d’amitié.

L’Espagne, en n’engageant aucune poursuite judiciaire contre le chef des tortionnaires polisariens entré sous une fausse identité sur son territoire, a envoyé un message on ne peut plus explicite aux habitants des camps de Tindouf.

« Subissez la répression et taisez-vous, vos bourreaux sont nos protégés ! »

Polisario, si ! Catalunya, no !

Le peuple Catalan manifeste pour son indépendance
Le peuple Catalan manifeste pour son indépendance
Le cas de la Catalogne est on ne peut plus éclairant sur le double langage de l’Espagne. Madrid a refusé de reconnaître les résultats du référendum pour l’indépendance de la Catalogne, tenu début octobre 2017.

Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ne s’applique qu’aux pays non-occidentaux.

Pour ceux qui se font des illusions sur la posture morale de l’Espagne, la répression brutale des indépendantistes catalans et l’emprisonnement de leurs leaders sont là, encore fraîches dans les mémoires, pour prouver l’hypocrisie de Madrid.

En remontant plus loin dans le temps, les antécédents de Madrid sont encore plus révélateurs. Les militants de l’ETA basque étaient considérés comme des terroristes, parce qu’ils voulaient l’indépendance de leur pays.

Pour les combattre, l’Espagne en était arrivé à user de méthodes auxquels le Maroc ne s’abaisserait jamais.


Antécédents terroristes

Dans sa lutte contre le séparatisme basque, Madrid avait, en effet, clandestinement crée, en 1983, une organisation d’assassins, les tristement célèbres ‘Groupes antiterroristes de libération’.

Des agents des services secrets et policiers espagnols, appuyés par des criminels, étaient chargés de commettre des attentats et d’éliminer les leaders indépendantistes basques réfugiés en France, un parfait exemple du terrorisme d’Etat.

L’Espagne défend les tortionnaires séparatistes pour affaiblir le Maroc, tout le reste n’est que discours creux.
Il est évident que Madrid craint pour les villes marocaines qu’elle occupe sur le littoral méditerranéen d’un royaume débarrassé du boulet séparatiste.

La détermination des Marocains de récupérer les deux présides de Sebta et Mellilia n’en sera, au contraire, que renforcée.

Viva la tortura !

Les victimes de Brahim Ghali ne méritent pas la justice, selon Madrid
Les victimes de Brahim Ghali ne méritent pas la justice, selon Madrid
Dans les prisons d’Errachid et Eddhaibia, dans les camps de Tindouf, en Algérie, c’est la fiesta chez les tortionnaires.

La plus haute juridiction espagnole vient de leur annoncer que ce qu’ils font subir aux habitants des camps n’est pas répréhensible.

Gare à toux ceux, dans les camps, qui ont cru que les temps ont changé et se sont même permis de critiquer dernièrement la direction du polisario sur les réseaux sociaux.

Ils se sont imaginés, à tort, que la justice espagnole allait les débarrasser du chef de leurs oppresseurs.

Madrid a déclaré que la chasse aux dissidents et opposants à Brahim Ghali vient d’être ouverte dans les camps.

Le viol et tous les instruments de torture ont la bénédiction de la plus haute juridiction espagnole.

Le Maroc, seul défenseur

Dans les geôles, par contre, c’est le désenchantement le plus profond. L’Espagne a clairement fait comprendre aux victimes du polisario qu’ils ne peuvent prétendre à aucune justice.

D’ailleurs, ses propres ressortissants, également victimes des séparatistes, n’y ont pas eu droit.

L’unique soutien des victimes du polisario, c’est le Maroc. Même les séparatistes les plus endurcis seront maintenant obligés de l’admettre.





Ahmed Naji
Journaliste par passion, donner du relief à l'information est mon chemin de croix. En savoir plus sur cet auteur
Mercredi 2 Juin 2021

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