La réception par SM le Roi Mohammed VI des chefs des diplomaties du Mali, du Niger et du Burkina Faso, le 28 avril à Rabat a été largement répercutée par les médias et analysée dans toutes ses dimensions économiques et géopolitiques.
La réaction de simples internautes africains sur les réseaux sociaux a toutefois été encore plus intéressante et instructive.
L’importance stratégique du projet de l’« Initiative Atlantique en faveur des pays du Sahel » proposée par le Maroc à l’AES n’est pas à démontrer.
Un enclavement asphyxiant
Ces uniques débouchés des pays de l’AES, jusqu’à présent, sur l’Atlantique sont actuellement remis en question par les difficultés politiques existantes avec les pays membres de la Cedeao.
Les récentes informations sur une éventuelle tentative de putsch contre le président du Burkina Faso, Ibrahim Traoré, dans laquelle des pays voisins auraient été impliqués, la dernière sur une longue liste depuis sa prise de pouvoir fin septembre 2022, démontre à quel point les tensions sont vives en Afrique de l’Ouest.
Actes concrets vs slogans creux
C’est non seulement une main tendue pour désenclaver les pays et peuples de l’AES, mais aussi et surtout une preuve de respect par la non-ingérence dans les affaires intérieures de ces pays.
Les internautes de l’AES comparent les relations de leurs pays avec le Maroc à celles avec les autres pays voisins. Le royaume est mieux disposé à leur égard que nombre de pays subsahariens, pourtant ethniquement et culturellement plus proches, et surtout, il ne nourrit aucune visée hégémonique, enveloppée dans un discours tiers-mondiste datant du siècle dernier.
Concrètement, le Maroc, ce sont déjà des produits agricoles et manufacturés qu’ils achètent sur leurs marchés. Ce sont, également, des investissements dans la banque et la communication, autant de services qu’ils consomment au quotidien.
A l’horizon 2028, date de l’entrée en service du complexe portuaire de Dakhla Atlantique, avec ses 1650 kms de superficie, il deviendrait possible aux produits labélisés AES d’être exportés vers d’autres contrées à travers le globe en passant le long d’un axe routier de 2.200 kms reliant le Maroc au Mali, via la Mauritanie.
Le royaume entreprend des actions palpables et parle peu.
Des imams et des soldats
De la formation de parachutistes maliens à celle des imams, l’offre marocaine est parfaitement adaptée aux besoins sécuritaires des pays de l’AES.
Les populations des pays du Sahel nourrissent des attentes légitimes et pleines d’espoir envers le royaume, qui privilégie, pour sa part, la célérité dans la mise en œuvre de son projet d’édification d’infrastructures permettant le désenclavement de l’AES.
L’Algérie ? Pas de temps à perdre avec un pays singulièrement toxique pour son voisinage.












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