Ces propos, tenus lors d’une cérémonie organisée par l’Association de la presse sportive de Madrid, ont suscité de vives réactions au sein des médias espagnols. Si certains titres, dont El Mundo, ont relayé les déclarations du dirigeant, une large partie de la presse sportive a adopté un ton beaucoup plus réservé, pointant un décalage manifeste entre la certitude affichée par Louzan et la réalité institutionnelle.
Assurant que l’Espagne « pilotera » l’organisation du Mondial 2030 et qu’elle en accueillera la finale, le président de la RFEF a mis en avant l’expérience et le savoir-faire organisationnel du pays. Des arguments qui n’ont toutefois pas convaincu l’ensemble des observateurs, rappelant que la décision finale relève exclusivement du Conseil de la FIFA, après évaluation de critères stricts liés notamment aux infrastructures, à la sécurité et à la capacité d’accueil.
L’émission télévisée El Chiringuito de Jugones s’est ainsi montrée particulièrement sceptique. Sur un ton ironique, son présentateur a questionné le fondement de ces annonces, soulignant l’absence totale de confirmation officielle de la FIFA. Pour le programme, ces prises de position s’apparentent davantage à un exercice de communication qu’à une décision inscrite dans un cadre institutionnel clair, au risque de nourrir des attentes infondées.
Ce débat s’inscrit dans le contexte d’une candidature conjointe associant l’Espagne, le Portugal et le Maroc pour l’organisation de la Coupe du monde 2030. À ce titre, plusieurs commentateurs rappellent que toute affirmation unilatérale apparaît prématurée, le Maroc disposant d’un rôle reconnu dans ce dossier tripartite, notamment pour l’accueil de rencontres à forte portée symbolique.
Par ailleurs, la compétition pour l’organisation de la finale reste largement ouverte. Le Maroc met en avant le projet du Grand Stade Hassan II, une enceinte pensée dès sa conception pour des événements mondiaux majeurs, avec une capacité annoncée dépassant les 115 000 places, en parfaite adéquation avec les standards de la FIFA pour un match de clôture. À l’inverse, le Santiago Bernabéu présente une jauge plus limitée, tandis que le Camp Nou rénové demeure contraint par son environnement urbain.
Autant d’éléments qui renforcent l’idée que l’attribution de la finale du Mondial 2030 n’a rien de tranché et demeure, à ce stade, loin des certitudes affichées par certains responsables espagnols.












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