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Notre économie a de quoi nous faire peur...




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Notre économie a de quoi nous faire peur...
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Plutôt Une affaire de deniers...

L’idée que les électeurs puissent, chemin faisant, garder l’œil  sur leurs élus,  la qualité de leurs affaires, de crainte que les résultats tombent par surprise une fois le mandat levé   ne manque pas de sel... mais s’il est un écart de langage qui nous devrait sauter aux yeux avant que l’on soit demain, accusé  par le SG du MP, c’est bien celui de la dite résilience des sociétés marocaines face au méchant virus.

Oh que nenni ! On est loin du compte, doit-on rappeler aux curieux qui nous lisent de ces  entreprises ayant irréversiblement mis clé sous le tapis  ? De celles ayant puisé jusqu’à l’os...dans un fond de roulement qui n’a jamais autant roulé à vide ? Puis dans leurs fonds propres...sans que cela  ne fisse rien à l’affaire, car, en définitive, ce n’est pas qu une affaire de foi...mais de deniers .

Honni soit qui mal y pense ! 

Sans remonter au creux du gouffre, tenons-nous à ce quart de cafés définitivement mis à l’ombre depuis le début de ces ouvertures-fermetures...

Mais peut-être était-ce sorti un peu trop vite de la bouche du SG, qui a sitôt fait d’embrayer sur l’excellence des services rendus de par les soins de nos administrations publiques sur qui, selon les dires du SG, on a souvent « tapé ».

Nous ne pouvons laisser, oublieux que nous sommes, d’aligner ces propos sur ceux-là qui les toisent de haut...advenus dans l’expression du chef de gouvernement, qui, un cran au dessus, décrit le presque « sans-faute » du gouvernement dans la gestion de la pandémie, et d’y accoler la rime anglophile de « success story ».

De cet « informel » qui cachait son jeu 

Il s’en fallut de beaucoup pour que le chef de gouvernement s’arrêtasse ici, car, pimenté pour pimenté, autant y aller de toute sa bougeotte, le chef ne manqua de retourner le dard contre ceux, des députés, qui , dans le chaud des reparties, attribuèrent le mot d’ échec à  son gouvernement, ce qui a fait rager qui ? Les députés cela s’entend.


De retour à notre SG et son « extase » devant  «  la machine » du pays, réglée comme une horloge,  qui a pu  nourrir, à temps, de  ces bouches citoyennes alors que l’économie fut écrasée face contre terre.


Chose qui a permis, par ricochet, d’assoir le bilan catastrophiste de  notre économie qui, loin de reposer sur l’unique 30 % du secteur informel, rabâché un temps, engrange quelques 5 millions de familles...( mauvaise posture !).

Un parallèle se dessine, ici, pour nous prolonger d’un état de fait décliné par MHE lors d’une allocution servi au parlement, qui, sur un ton de reproche,  pointait  les adeptes de l’informel et leur «  jeu malsain » qui s’ingénie à tourner le dos à l’impôt d’un côté, de réclamer la manne de l’Etat d’un autre.

Et si le « rural » nous explosait à la figure ? 

Mais  passons, pour que le SG nous entraîne  sur son terrain de prédilection : le rural. De ces « petits »paysans  pour qui la « petite » agriculture ne mange pas de pain...et pour qui une diversification s’impose.

Ceux-là qui ne gagnent leur vie que la moitié d’une année ( nous nous excusons de l’ambiguïté de la phrase).

Il fut question, pour remédier à ce malaise,  de tourisme et produits transformés...doit-on rappeler que 90 % de nos tomates  sont exportées à l’état brut ?

Passons, pour rattraper nos bons «  montagnards » qui comptent pour 7 millions, il sied, ici,  de parler «  justice » plutôt qu’ « égalité des chances », la rengaine à la mode : «  discrimination positive » est tombée à temps de la bouche du  SG pour dire de l’alarme de la situation.

Ceux-là dont la (non)-qualité de vie se devrait secouer  d’un  bon coup de pouce, faute de quoi, l’explosion urbaine nous attendrait au tournant.

Est libéral qui peut...

Dans la même lignée, le SG n’a laissé de dresser de cette  pierre angulaire, ce trio discipliné du parti, qui, en plus du rural, carbure à l’amazighité et le libéralisme...Et le SG, à l’exemple d’un monologue bien parti, se voit dire: qui n’est pas libéral aujourd’hui ?

Une question taquine, car, sans doute nous dit-elle,  en croisant les mailles d’avec les quelques  défaillances précitées, que le libéralisme tout « libéral » qu’il est, fut contraint de revoir son « autosuffisance », de recourir aux bontés argentés de Sir État...

Et que si le libéralisme est prêt à tout, il n’est pas prêt pour tout.

Hicham Aboumerrouane 

 
 
 
 

 

 

 






Mardi 11 Mai 2021

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