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OCDE : De sombres perspectives économiques en vue


La toute dernière édition des Perspectives économiques de l’OCDE du mois de décembre analyse les conséquences de la pandémie sur l’économie et fournit des projections qui renseignent sur un ensemble d’indicateurs liés aux multiples répercussions de la pandémie de COVID-19.



Nuance

« L’accélération du déploiement des vaccins et une meilleure coopération pour les distribuer stimuleraient la confiance et consolideraient la reprise, mais la persistance des incertitudes risque de prolonger l’état de faiblesse ». Cet énoncé, plus ou moins nuancé, émane de l’OCDE qui, tout en constatant que les perspectives s’éclaircissent, soutient que la reprise sera graduelle et pas, tout à fait, homogène dans tous les pays du monde.

A cet effet, les premières projections de l’OCDE font état d’un constat, somme toute simple: les pays et les régions dotés de systèmes efficaces de dépistage, de traçage et d’isolement, où la vaccination sera mise en œuvre rapidement, devraient s’en sortir relativement bien malgré l’effet de freinage provoqué par la faiblesse générale de la demande mondiale.

Rebond des pays asiatiques

A ce titre, l’OCDE cite le cas de la Chine où le redressement a commencé relativement tôt et anticipe une croissance qu’il qualifie de forte allant jusqu’à représenter en 2021 « plus du tiers de la croissance économique mondiale ». Et ce, au moment où les économies de l’OCDE avec un taux de croissance de 3.3 % ne combleraient qu’en partie occasionné par la profonde récession de 2020.
Ce qui ferait que la sommation des contributions de l’Europe et de l’Amérique du Nord à la croissance mondiale demeurera en deçà de leur poids dans l’économie mondiale.

Aussi faut-il, dans ce cas de figure, que les vaccins soient rapidement opérés et de manière à susciter un regain de confiance et une atténuation des incertitudes, préalables à toute amorce de reprise robuste et conséquente.

Et c’est justement, en partant de ce genre de considérations que l’OCDE estime qu’ajoutées aux campagnes de vaccination, l’adoption de politiques sanitaires concertées et les aides financières publiques, feraient que le PIB mondial augmenterait de 4.2 % en 2021 contre un recul de 4.2 % prévue au titre de l’année en cours.

À l’opposé, la résurgence actuelle de l’épidémie en de nombreuses contrées fait dire à l’OCDE que les États pourraient se voir à nouveau acculés au durcissement des restrictions à l’activité , notamment, en cas de mauvaise répartition dans le temps de la distribution de vaccins sûrs et efficaces.

Bien plus, en cas de déception concernant la distribution des vaccins ou leurs effets secondaires, la confiance serait sérieusement ébranlée et des dommages collatéraux dont des risques de turbulences financières pointent à l’horizon.

Est-ce suffisant pour s’estimer tiré d’affaire ?

Aucunement. A en juger par ses mêmes projections qui précisent qu’en dépit du formidable soutien d’urgence apporté par les pouvoirs publics, et même dans un scénario favorable, la pandémie s’est tellement incrustée que dans de nombreuses économies que la production devrait rester, en 2022, inférieure de 5 % aux prévisions d’avant la crise, faisant craindre que le coût élevé de la pandémie ne s’inscrive dans la durée.

Les premières victimes seront les plus vulnérables

A ce sujet, l’OCDE énumère les premiers victimes qui ne sont autres que les micro-entreprises et les petits entrepreneurs qui ont plus de risques de devoir cesser leur activité, les travailleurs à bas salaire ayants perdu leur emploi et bénéficiant au mieux, de l’assurance-chômage qui auront des difficultés à trouver rapidement un nouvel emploi, les personnes vivant dans la pauvreté, qui, généralement moins bien couvertes par les filets de protection sociale, vont basculer vers plus de pauvreté et les enfants et les jeunes issus de milieux défavorisés dont les adultes peu qualifiés, qui ont eu plus de mal à télé-travailler ou étudier à distance.

Les PME mises à mal

Idem pour des millions de PME, principales sources de création d’emplois, qui voient leur survie compromise tant par la hausse de l’endettement que par la persistance des incertitudes. De même pour les entreprises des secteurs de l’hébergement et de la restauration, des transports, ainsi que des arts, spectacles et loisirs, qui avaient déjà été sérieusement touchés par les effets de mesures de confinement.
 

Noureddine BATIJE/ Arrissala/ L'ODJ  






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