De nouvelles fouilles à Oued Beht, dans le nord-ouest du Maroc, documentent un ouvrage associant fossé, rempart et mur sur une crête dominant le fleuve. Les auteurs de l’étude présentée par The Conversation situent sa construction initiale entre environ 4 000 et 3 500 ans avant aujourd’hui. Ils le décrivent comme le plus ancien ouvrage défensif attesté en Afrique du Nord hors de la vallée du Nil.
Cette découverte ne prouve pas l’existence d’une invasion. Les chercheurs privilégient des hypothèses plus prudentes : concurrence pour les terres et les ressources, contrôle des voies de circulation ou affirmation d’un pouvoir sur un emplacement stratégique. La réalisation d’un tel ensemble suppose en revanche de la planification, une coordination collective et la mobilisation d’une main-d’œuvre importante.
Le site avait déjà livré les traces d’un vaste complexe agricole daté d’environ 5 400 à 4 900 ans, avec culture de l’orge et du blé, élevage, outils en pierre polie et poteries. Les nouvelles recherches montrent aussi une réoccupation du promontoire entre les XIe et XIIIe siècles, avec reconstruction de l’ancienne défense, habitat rural et cimetière.
Pour le lecteur marocain, l’enjeu dépasse la seule curiosité archéologique. Le Maroc ancien apparaît comme un acteur de réseaux reliant l’Afrique du Nord-Ouest à la péninsule Ibérique et à la Méditerranée occidentale. Cette lecture invite à mieux protéger, étudier et transmettre un patrimoine capable d’enrichir la recherche, l’enseignement et une offre culturelle locale fondée sur des connaissances vérifiées.
Cette découverte ne prouve pas l’existence d’une invasion. Les chercheurs privilégient des hypothèses plus prudentes : concurrence pour les terres et les ressources, contrôle des voies de circulation ou affirmation d’un pouvoir sur un emplacement stratégique. La réalisation d’un tel ensemble suppose en revanche de la planification, une coordination collective et la mobilisation d’une main-d’œuvre importante.
Le site avait déjà livré les traces d’un vaste complexe agricole daté d’environ 5 400 à 4 900 ans, avec culture de l’orge et du blé, élevage, outils en pierre polie et poteries. Les nouvelles recherches montrent aussi une réoccupation du promontoire entre les XIe et XIIIe siècles, avec reconstruction de l’ancienne défense, habitat rural et cimetière.
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