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Parler de santé mentale, un tabou?


Aux questions « comment ça va ? », « comment allez-vous ? », nous recevons souvent des réponses quasi automatiques du type « ça va, merci et toi ? ». Et nous trouvons cela normal. Nous serions cependant surpris si notre interlocuteur nous annonce qu’il est aujourd’hui plutôt stressé, submergé, qu’il se sent débordé, seul, incompris ou anxieux !



Par Sanaa Mikou

Qu’est ce qui nous empêche de nous ouvrir au langage des ressentis, de montrer notre vulnérabilité et d’être authentique ? Pour quel motif portons-nous le masque du politiquement correct ? Nous sommes simplement conditionnés par notre éducation, notre environnement culturel et tous les messages véhiculés par les médias : nous ne nous autorisons pas à laisser percevoir ce qui fait de nous des êtres humains en l’occurrence notre état d’âme, notre humeur, nos ressentis, nos sentiments et nos émotions. 

Santé mentale : Le soi et la société

Le monde moderne nous dicte d’être parfait, de tout contrôler et d’avoir une maîtrise totale de notre environnement à commencer par nous-même en tant qu’individu, au point que, demander de l’aide est devenu synonyme d’incapacité de s’autogérer. Et c’est alors que de peur d’être jugé comme incompétent, d’être stigmatisé ou écarté, on ne se donne plus le droit d’exprimer notre mal-être et on s’enferme dans un cercle qui s’auto-alimente.

Nous développons, ainsi, un dialogue destructeur avec soi-même accompagné de beaucoup de culpabilité. En conséquence, nous nous enfermons dans un silence qui réprime nos désirs, nos besoins, nos valeurs ce qui engendre, par la suite, des signes de mal être pouvant conduire la personne à un état de stress aigu, d’anxiété, de troubles psychiques ou comportementaux.

Notre santé mentale dépend de notre capacité à anticiper l’installation progressive des symptômes liés à la maladie comme la dépression ou la dégradation de notre état psychique qui peut, dans certains cas déclencher des idées suicidaires.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS, 2001), la santé « est un état de complet bien-être physique, mental et social » ; donc, la santé ne se résume pas à la seule absence de maladie ou d’infirmité physique, c’est aussi un état de bien-être mental et social. Il s’en suit que la personne se réalise et s’ajuste aux exigences normales de la vie, ce qui lui permet de travailler de manière efficace et productive, et d’apporter ses contributions à sa communauté.

Une meilleure connaissance de soi et de ses ressources

Lorsqu’il y a un déséquilibre entre les contraintes de notre environnement et notre propre perception de la réalité, le stress s’installe ; et dans la foulée de recherche des moyens pour y faire face, et selon les croyances de chacun et sa capacité à accueillir le changement, le stress sera plus ou moins important.

Les conséquences pour la personne sont modérées par les différences individuelles, dont le caractère optimiste du sujet, son sentiment d’efficacité personnelle, son style d’attribution interne ou externe (s’attribuer ses réussites et responsabiliser autrui pour ses échecs, soit « locus of control » externe), sa confiance en soi et son sentiment de cohérence. L’état psychologique qui en résulte entraînera des effets sur sa santé, sa performance et sa vie privée. Ceux-ci seront facilités si le sujet éprouve du plaisir dans son travail et dans sa vie privée. Dans le cas où il éprouverait de la détresse, il devra mobiliser ses systèmes de défense pour compenser la souffrance éprouvée afin de maintenir malgré tout sa santé, sa performance au travail et sa qualité de vie.

Des pistes pour une bonne santé mentale

Une bonne santé mentale se traduit par une vie équilibrée, épanouie où la personne peut faire face aux difficultés de son quotidien. Ces difficultés peuvent être, pour certaines personnes tellement lourdes qu’elles font pencher la balance vers la dépression, c’est alors qu’il faut se prendre en main et essayer de réfléchir aux solutions. Certains comportements peuvent redresser la situation :

1- Développer son assertivité en exprimant ses besoins, ses sentiments, ses désirs tout en respectant ceux des autres.

2- Accepter sa vulnérabilité et développer le courage de le montrer, de l’exprimer et d’en faire la meilleure occasion d’apprentissage et de développement de soi.

3- Être soi-même car une personne authentique est plus heureuse, elle est dans un état d’esprit de croissance et d’ouverture aux autres.

4- Être dans l’accueil et accepter la situation telle qu’elle est, permet à la personne de maintenir son réservoir d’énergie pour pouvoir rebondir et construire des solutions ; plus la personne est dans la résistance, plus elle est dans le déni de ses difficultés et refuse ses échecs, elle peut même en rendre les autres responsables.

5- Opter pour des activités qui ont du sens pour la personne et qui la passionne.

Mon mot de la fin: il est très important de différencier entre santé mentale et maladie mentale ou troubles mentaux (troubles de la personnalité, troubles anxieux, troubles de l humeur, troubles psychotique, dépression…

Le coaching peut s’inscrire dans la promotion du bien être global en facilitant le développement de ces ces cinq comportements chez la personne accompagnée. Il peut aussi agir au niveau de la prévention des troubles mentaux en particulier le burn out.

Rédigé par Sanaa Mikou sur Coaching News

Lundi 30 Mai 2022



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