Le 10 septembre 2026, le Congrès des députés espagnol a approuvé une proposition permettant :
Ce n’est ni Rabat qui l’affirme, ni un historien marocain, ni un éditorialiste soupçonneux : c’est l’Espagne elle-même, dans le décret royal de 1976 et dans sa communication officielle aux Nations unies :
Alors que dans le décret Royal du 10 août 1976 signé par le Roi Juan Carlos, il est spécifiquement énoncé au Deuxième paragraphe des dispositions finales :
Que cherche l’Espagne ?
Dans ce cas, discutons-en sérieusement. Il existe incontestablement une responsabilité historique espagnole envers les populations qu’elle administra pendant près d’un siècle.
L’Espagne est parfaitement souveraine pour régler ses comptes avec son propre passé colonial.
Tout État conserve le droit de contrôler, d’interroger et, lorsque des motifs sérieux de sécurité l’exigent, de refuser l’entrée à un ressortissant étranger.
On ne peut pas passer cinquante ans à dire : « nous sommes partis », puis revenir lorsque cela devient politiquement utile en disant : « mais nous continuons à déterminer, jusque dans les générations suivantes, les conséquences nationales de notre présence ».
Le Maroc de 2026 n’est pas celui de 1975.
Le Maroc pourrait d’ailleurs, s’il décidait d’adopter la même logique mesquine, trouver quantité de moyens de rappeler à Madrid que l’économie et la politique sont intimement liées.
Il pourrait multiplier les coopérations régionales et économiques là où elles seraient politiquement les plus embarrassantes pour l’État espagnol ou même pire, soutenir ouvertement les indépendantistes catalans...
Un grand pays ne construit pas sa politique étrangère sur des vexations.
Et la meilleure réponse marocaine serait probablement la plus froide : continuer à commercer avec l’Espagne, continuer à respecter les accords conclus, continuer à coopérer contre le terrorisme, l’immigration clandestine et les trafics, mais ne jamais renoncer au contrôle souverain de ses frontières et ne jamais accepter qu’un changement de passeport puisse servir à contourner ses impératifs de sécurité nationale.
On choisit ses cartes, mais on ne choisit pas toujours la réponse de l’adversaire.












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