Par Mohammed Yassir Mouline
Dans ce grand théâtre géopolitique, le Maroc avance sans tapage… une signature ici, un partenariat là, et surtout une constante… la défense de ses intérêts stratégiques, loin du vacarme des commentaires instantanés… Car la politique étrangère n’est ni un concours d’éloquence ni un fil en surchauffe… C’est un art froid, précis, parfois ingrat… celui de parler avec des partenaires imparfaits, de composer avec des alliés ambivalents et de transformer les contradictions en leviers…
Prenez ces alliés d’un jour et critiques d’un soir… ici, on soutient la marocanité du Sahara dans les enceintes feutrées… là, on laisse filer des narratifs plus nuancés « voire franchement piquants » sur les écrans… Faut-il s’en offusquer ? Ce serait mal comprendre les règles du jeu... En diplomatie, on ne choisit pas ses partenaires pour leur constance émotionnelle, mais pour leur utilité stratégique…
Même partition du côté des grandes capitales du Golfe… soutien officiel impeccable, mais positionnements régionaux parfois décalés… Alliances croisées, intérêts divergents, calculs assumés… chacun avance ses pions… Et au milieu de ce jeu d’échecs, Rabat ne s’agite pas… il observe, ajuste, tranche…
Les exemples récents parlent d’eux-mêmes… malgré de fortes tensions, voire des crispations entre les peuples égyptien et marocain, une rencontre de haut niveau entre l’Égypte et le Maroc a été annoncée, avec à la clé la signature de nombreux accords… En France, où l’État soutient officiellement et institutionnellement le Maroc, certains médias et chaînes « comme France 24 en arabe ou le journal Le Monde… » adoptent des lignes sensiblement différentes... Preuve, s’il en fallait, que la voix des États ne se confond pas avec le bruit de leurs écosystèmes médiatiques…
Car oui, le grand écart est devenu discipline olympique... D’un côté, Doha applaudit la marocanité du Sahara dans les enceintes feutrées… De l’autre, ses écrans donnent parfois l’impression que Rabat est l’invité surprise… et pas franchement désiré… Faut-il s’en offusquer ? Certainement pas... En diplomatie, on ne mange pas avec ceux qui nous aiment, mais avec ceux qui ont quelque chose à nous servir…
Même recette côté Riyad… soutien officiel impeccable, estampillé Conseil de coopération du Golfe, mais coulisses plus nuancées… Entre une photo de famille avec Le Caire, Alger, Ankara et Islamabad, et quelques divergences sur fond d’alliances mouvantes, le Maroc regarde passer le train… sans forcément monter dans tous les wagons…
Prenez le cas du duo saoudo-émirati… chamailleries dignes d’un vieux couple sur le Yémen, divergences sur l’islam politique, soupçons à peine voilés… puis, miracle ! Dès que le Golfe tremble, tout le monde se tient la main... Solidarité stratégique oblige... Comme quoi, même en géopolitique, l’amour revient toujours… quand la maison brûle…
Et pendant que certains s’écharpent à coups de plateaux télé et de hashtags rageurs, Rabat, lui, joue à un jeu beaucoup moins spectaculaire… celui des lignes rouges… Le Sahara marocain est intouchable… La sécurité nationale est non négociable… Le reste est ajustable, négociable, parfois même oubliable le temps d’un sommet bien senti…
Car il existe une hiérarchie claire… les fondamentaux ne se négocient pas… Le Sahara, la souveraineté, la sécurité nationale… lignes rouges… Le reste est un terrain de manœuvre… Là où certains voient des contradictions, l’État voit des marges de négociation…
Alors la vraie leçon est là… il existe deux diplomaties... Celle des États, écrite à l’encre froide des intérêts stratégiques, et celle des réseaux sociaux, rédigée à chaud entre deux cafés serrés et trois indignations mal digérées… La première construit des accords... La seconde construit des threads… !!
C’est cela, le jeu politique… Réalpolitik … Si l’État marocain suivait ton point de vue, le mien, ou celui des “experts de café” et leurs analyses… confortablement installés devant leur Wi-Fi gratuit… avec cette vision unilatérale et stérile que nous avons parfois, il entrerait en conflit chaque jour avec un pays différent… voire avec tous les pays du monde…
Sur les plateaux et les réseaux, c’est une autre diplomatie qui s’exprime… celle de l’indignation permanente, des verdicts instantanés et des analyses à chaud… Une diplomatie sans mémoire, sans contraintes… et sans conséquences… Si l’État marocain devait s’aligner sur ces lectures impulsives, il serait déjà en conflit avec la moitié du globe… et en brouille avec l’autre moitié…
Mais la réalité est moins spectaculaire et infiniment plus efficace… les États sérieux ne crient pas, ils construisent… Ils savent s’opposer sans rompre, coopérer sans se soumettre, et avancer sans s’excuser… Au bout du compte, une évidence s’impose… les indignations passent, les signatures restent… Et le Maroc, fidèle à sa ligne, continue de tracer son chemin avec constance… souverain dans ses choix, ferme dans ses priorités et lucide dans ses alliances… Car dans ce monde de bruit et de fureur, ce ne sont pas les cris qui font l’histoire… mais les décisions… Wa Salam Aleykoum wa Rahmatou Allah.
Prenez ces alliés d’un jour et critiques d’un soir… ici, on soutient la marocanité du Sahara dans les enceintes feutrées… là, on laisse filer des narratifs plus nuancés « voire franchement piquants » sur les écrans… Faut-il s’en offusquer ? Ce serait mal comprendre les règles du jeu... En diplomatie, on ne choisit pas ses partenaires pour leur constance émotionnelle, mais pour leur utilité stratégique…
Même partition du côté des grandes capitales du Golfe… soutien officiel impeccable, mais positionnements régionaux parfois décalés… Alliances croisées, intérêts divergents, calculs assumés… chacun avance ses pions… Et au milieu de ce jeu d’échecs, Rabat ne s’agite pas… il observe, ajuste, tranche…
Les exemples récents parlent d’eux-mêmes… malgré de fortes tensions, voire des crispations entre les peuples égyptien et marocain, une rencontre de haut niveau entre l’Égypte et le Maroc a été annoncée, avec à la clé la signature de nombreux accords… En France, où l’État soutient officiellement et institutionnellement le Maroc, certains médias et chaînes « comme France 24 en arabe ou le journal Le Monde… » adoptent des lignes sensiblement différentes... Preuve, s’il en fallait, que la voix des États ne se confond pas avec le bruit de leurs écosystèmes médiatiques…
Car oui, le grand écart est devenu discipline olympique... D’un côté, Doha applaudit la marocanité du Sahara dans les enceintes feutrées… De l’autre, ses écrans donnent parfois l’impression que Rabat est l’invité surprise… et pas franchement désiré… Faut-il s’en offusquer ? Certainement pas... En diplomatie, on ne mange pas avec ceux qui nous aiment, mais avec ceux qui ont quelque chose à nous servir…
Même recette côté Riyad… soutien officiel impeccable, estampillé Conseil de coopération du Golfe, mais coulisses plus nuancées… Entre une photo de famille avec Le Caire, Alger, Ankara et Islamabad, et quelques divergences sur fond d’alliances mouvantes, le Maroc regarde passer le train… sans forcément monter dans tous les wagons…
Prenez le cas du duo saoudo-émirati… chamailleries dignes d’un vieux couple sur le Yémen, divergences sur l’islam politique, soupçons à peine voilés… puis, miracle ! Dès que le Golfe tremble, tout le monde se tient la main... Solidarité stratégique oblige... Comme quoi, même en géopolitique, l’amour revient toujours… quand la maison brûle…
Et pendant que certains s’écharpent à coups de plateaux télé et de hashtags rageurs, Rabat, lui, joue à un jeu beaucoup moins spectaculaire… celui des lignes rouges… Le Sahara marocain est intouchable… La sécurité nationale est non négociable… Le reste est ajustable, négociable, parfois même oubliable le temps d’un sommet bien senti…
Car il existe une hiérarchie claire… les fondamentaux ne se négocient pas… Le Sahara, la souveraineté, la sécurité nationale… lignes rouges… Le reste est un terrain de manœuvre… Là où certains voient des contradictions, l’État voit des marges de négociation…
Alors la vraie leçon est là… il existe deux diplomaties... Celle des États, écrite à l’encre froide des intérêts stratégiques, et celle des réseaux sociaux, rédigée à chaud entre deux cafés serrés et trois indignations mal digérées… La première construit des accords... La seconde construit des threads… !!
C’est cela, le jeu politique… Réalpolitik … Si l’État marocain suivait ton point de vue, le mien, ou celui des “experts de café” et leurs analyses… confortablement installés devant leur Wi-Fi gratuit… avec cette vision unilatérale et stérile que nous avons parfois, il entrerait en conflit chaque jour avec un pays différent… voire avec tous les pays du monde…
Sur les plateaux et les réseaux, c’est une autre diplomatie qui s’exprime… celle de l’indignation permanente, des verdicts instantanés et des analyses à chaud… Une diplomatie sans mémoire, sans contraintes… et sans conséquences… Si l’État marocain devait s’aligner sur ces lectures impulsives, il serait déjà en conflit avec la moitié du globe… et en brouille avec l’autre moitié…
Mais la réalité est moins spectaculaire et infiniment plus efficace… les États sérieux ne crient pas, ils construisent… Ils savent s’opposer sans rompre, coopérer sans se soumettre, et avancer sans s’excuser… Au bout du compte, une évidence s’impose… les indignations passent, les signatures restent… Et le Maroc, fidèle à sa ligne, continue de tracer son chemin avec constance… souverain dans ses choix, ferme dans ses priorités et lucide dans ses alliances… Car dans ce monde de bruit et de fureur, ce ne sont pas les cris qui font l’histoire… mais les décisions… Wa Salam Aleykoum wa Rahmatou Allah.












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