Une hausse en un an
Selon les dernières données du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), 23 615 personnes étaient enregistrées à fin juin 2026, contre 19 382 à la même période en 2025.
Plus de 23 000 personnes enregistrées au Maroc
Cette progression représente une hausse de 21,8 % sur un an. Parmi les personnes recensées, 13 538 sont des réfugiés reconnus, tandis que 10 077 sont de nouveaux demandeurs d’asile.
Les demandes concernent plus de 60 nationalités et les personnes enregistrées sont réparties sur plus de 86 sites à travers le territoire marocain.
Les ressortissants soudanais constituent le principal groupe. Ils sont au nombre de 6 816 et représentent 68 % des nouveaux enregistrements recensés depuis le début de 2026. Le HCR indique une moyenne d’environ 233 arrivées soudanaises par mois, dans un contexte marqué par la poursuite du conflit armé au Soudan.
Derrière eux figurent les Syriens, avec environ 5 239 personnes, suivis des Guinéens avec 2 066 personnes, des Ivoiriens avec 1 755 et des Centrafricains avec 1 357.
Des enfants parmi les personnes les plus vulnérables
Les chiffres du HCR montrent également une présence importante de mineurs. Les enfants représentent environ 28 % de l’ensemble des réfugiés et 17 % des demandeurs d’asile enregistrés au Maroc.
À fin juin, 510 enfants réfugiés considérés comme vulnérables avaient été identifiés. Parmi eux figuraient 86 mineurs non accompagnés.
Ces derniers bénéficient notamment d’un suivi individuel, d’un accompagnement psychosocial, d’un soutien financier, d’un hébergement d’urgence et de formations professionnelles.
Sur le plan social, environ 1 600 réfugiés et demandeurs d’asile appartenant aux catégories les plus vulnérables avaient reçu au moins une aide financière polyvalente.
Le financement du HCR reste sous pression
Cette hausse intervient alors que le HCR au Maroc fait face à un déficit de financement pour ses opérations de 2026. À fin juin, seuls 42 % du budget nécessaire, estimé à 9,1 millions de dollars, avaient été mobilisés.
Le déficit s’est toutefois réduit à environ 45 % des besoins globaux à fin août, après la collecte de 5,05 millions de dollars grâce aux contributions de pays et de particuliers étrangers.
Côté santé, le HCR a facilité l’accès aux structures publiques de premier niveau. Plus de 2 600 consultations médicales spécialisées avaient notamment été assurées à fin juin, tandis que 426 réfugiés souffrant de maladies chroniques avaient bénéficié de médicaments essentiels.
Ces données donnent un aperçu d’une réalité qui évolue rapidement au Maroc : avec l’augmentation des arrivées, les besoins en protection, en santé, en accompagnement social et en assistance juridique progressent eux aussi.












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