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Sahara marocain : L’invisible révolution socioculturelle


Le polisario, inexistant, se veut ethnique. L’Algérie, nouveau né, puissance géopolitique. Le Maroc, multiséculaire-multiethnique, cultive son legs d’interface Afrique-reste du monde. L’évolution a décidé, le racisme et la grossièreté n’ont pas leur place dans le monde multipolaire en devenir.



Ecœurant racisme

Thé au Sahara
Thé au Sahara
Âribat (Arabes) et Chlihat (Berbères), c’est la distinction fondamentale sur laquelle s’appuie le racisme polisarien pour prétendre à l’existence d’un « peuple » sahraoui différencié du reste des Marocains. 

Pourtant rien n’est plus génétiquement erroné, à l’exemple de la confédération tribale des Tekna, les mal-aimés des camps de la honte de Lahmada, faite d’Arabes berbérisés et de Berbères arabisés

Les Rguibat, mieux lotis des deux côtés du Mur, sont également des Berbères sanhaja arabisés. Comme au nord du royaume, le brassage ethnique est l’une des caractéristiques essentielles de l’identité marocaine. Pas convaincu (e) ? Un test d’ADN et vive l’impureté raciale.

Diversité culturelle

Il est des déterminismes géographiques (l’Oued Noun), qui gravent dans la mémoire collective les différences socioculturelles entre deux zones limitrophes, pourtant souvent économiquement complémentaires.  

Comme il est aussi des évolutions technologiques qui refaçonnent entièrement la perception des dits déterminismes géographiques, avec tout ce qui en découle aux autres niveaux. Le déroulement le plus facile à constater, les populations des provinces du sud se sont sédentarisées.

Un long préambule, la conclusion est plus brève. Que font encore les Tekna à se faire marcher sur les pieds dans les camps de Tindouf, en Algérie ? C’est quand même incroyable de faire preuve d’un tel sens de bravoure et de sacrifice tout en acceptant de se faire humilier. Les Aït Oussa ne seraient-ils jaloux de leurs territoires que de ce côté-ci des frontières ? C’est, toutefois, parfaitement vrai qu’ici, les compétences priment sur les origines tribales.

Sauvegarder les valeurs

Et même sur les circonstances de naissance, tout court… n’est-ce pas Radi Layli ? Dire qu’on s’est solidarisé avec un faux jeton, véritable séparatiste caméléon, quand il s’est fait virer de son poste de présentateur du journal télévisé. Pour nous, journalistes marocains, c’était d’abord un confrère, peu importe son ascendance. C’est cette évolution socioculturelle, déjà en œuvre dans les provinces du sud du royaume, qui est la seule apte à sauver les habitants de l’enfer des camps de Lahmada, qui n’offre même pas bon pâturage.
Le Maroc, c’est la mère patrie, « clémente et miséricordieuse ». De l’autre côté, en Algérie, comme on dit en hassani, "ytayrek ya jkina, ya limanek chi, ya 3gab arajjala" (tu es désuet, inutile et le dernier des hommes).





Rédigé par le Mercredi 9 Décembre 2020


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