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Scandale des « véhicules du polisario » en Algérie


Le tribunal criminel d’Ain Témouchent, dans l’ouest de l’Algérie, a prononcé, le 26 janvier, 15 peines de prison, allant de trois ans à la perpétuité, dans l’affaire dite des « véhicules du polisario ». Pas un seul contrebandier polisarien n’a, toutefois, été inquiété. Les Algériens découvrent que leur régime a enfanté un bâtard à son image.



Manifestation des victimes dans l'affaire des "véhicules du polisario"
Manifestation des victimes dans l'affaire des "véhicules du polisario"
Le scandale des « véhicules du polisario » n’a pas fini de susciter des remous au sein de l’opinion publique du pays voisin de l’Est.

Quelque 8.000 Algériens se sont vus saisir leurs véhicules automobiles achetés à des polisariens, qui les avaient illégalement introduits d’Espagne.

Il y a 45 ans de cela, les Algériens ont invité les polisariens à manger chez eux. Ce qu’ils ne pouvaient alors prédire, c’est que leurs invités ont tellement d’appétit qu’ils allaient finir par se mettre à dévorer leurs propres hôtes.

Cette histoire d’horreur résume parfaitement ce que doivent actuellement ressentir nos voisins de l’Est.

Faux réfugiés, vrais trafiquants

La glauque affaire des « véhicules du polisario », révélée par le site d’information « Algériepartplus.com », se raconte en quelques mots.

Depuis 2017, les polisariens se livrent à un trafic de véhicules automobiles entre l’Espagne et l’Algérie, trafic sur lequel les autorités du pays voisin fermaient les yeux.

Les voitures étaient introduites, à partir du port de Mostaganem, sous le régime du transit temporaire, c'est-à-dire qu’elles devaient quitter le territoire algérien au terme de six mois, maximum.

Les polisariens, qui écoulaient ces véhicules assez bon marché en Algérie, devaient nécessairement disposer de complicités dans certaines Wilayas du pays voisin, puisque ces dernières délivraient les cartes grises aux acheteurs.

Les victimes de cette arnaque à grande échelle n’avaient plus que leurs yeux pour pleurer quand elles se sont fait saisir, par la suite, leurs véhicules.

Au-dessus de la loi

Le sentiment de se faire pigeonner s’est élargi à l’ensemble des citoyens du pays voisin quand le tribunal criminel d’Ain Témouchent s’est contenté de sanctionner, assez sévèrement, une quinzaine de complices algériens, alors qu’aucun des premiers mis en cause, c'est-à-dire les trafiquants polisariens, ne figurait au box des accusés.

Nombre de commentateurs algériens n’ont pas manqué de souligner que les polisariens se comportent exactement comme leurs géniteurs qui président à la destinée du pays voisin. Les bâtards d’un régime mafieux ne sauraient être que des escrocs.

Les Algériens n’ont jamais été dupes sur la nature du polisario. Ils ont toujours su que c’est le bâton de leur régime dans la roue du Maroc, toujours présenté comme « l’ennemi classique ».

Ils ont longtemps préféré détourner le regard, gênés entre le sentiment de patriotisme (mal placé dans le cas de figure) et la conscience que c’est un coup bas porté à leurs voisins marocains.

Sauf maintenant que les voisins de l’Est se rendent compte que cela fait près d’un demi-siècle que leur régime couve, à Tindouf, un nid de vipères qui n’hésitent pas à les mordre et s’en tirer indemnes par-dessus le marché, la donne ne va pas manquer de changer.


L’arnaque a assez duré

Brahim Ghali : "Oyez, Algériens, venez acheter nos véhicules de contrebande"
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Car ce n’est pas à nos chers voisins algériens que l’on peut faire croire aux « attaques » des polisariens contre les positions des Forces Armées Royales diffusées par leurs médias.

La vraie guerre, ils savent très bien ce que c’est pour l’avoir vécue chez eux, il n’y a pas si longtemps.

Merci, donc, aux polisariens pour avoir convaincu nos voisins de l’Est de la véracité du propos des Marocains au sujet des premiers cités.

Parce que nul besoin de convaincre les Algériens de la justesse de notre cause, ils sont les mieux placés au monde pour savoir ce qu’il en est.

Pendant ce temps, à Laghouat, dans le sud de l’Algérie, les populations manifestent sporadiquement, depuis quelques semaines, pour une vie décente. Sur une banderole, ce triste constat des faits : « Le gaz est ici, le pétrole est ici, mais il n’y a rien d’autre ici ».

À bord des « véhicules du polisario »

Oui, parce que les richesses de l’Algérie sont destinées à engraisser la mafia au pouvoir et sa bête lâchée contre le voisin marocain, pas pour le bien-être de ses citoyens.

Quand Boudiaf a voulu y mettre fin, il a reçu une grenade accompagnée d’une rafale de mitraillette pour le faire taire et dissuader tout autre d’avoir une telle pensée à tout jamais.

Connaissant nos chers voisins de l’Est, plus leurs dirigeants vont s’évertuer à les prendre pour des imbéciles, plus ils vont s’entêter à vouloir les voir partir à bord de « véhicules du polisario ».

Par Ahmed NAJI








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