Et le Maroc entra au conclave par la grande porte
Oui, un cardinal espagnol résidant au Maroc, promu à l’un des rôles les plus solennels de l’Église catholique. À Rabat, on bénit l’ouverture. À Alger, on fronce déjà les sourcils. On murmure même que certains hauts responsables se préparent à publier un communiqué indigeste pour protester contre cette « manœuvre diplomatique masquée sous l’encens ».
Car soyons clairs : le cardinal Lopez Romero n’est pas un militant, ni un agent du maroc infiltré dans les sacristies romaines. Il est simplement un homme d’Église qui assume ses convictions : selon lui, ce dont l’Église a besoin, ce n’est pas d’un sosie de François, mais d’un « bon chrétien ». Quant à savoir s’il votera pour un pape africain, asiatique, ou un moine tibétain repenti, il reste évasif. Mais entre les lignes, on sent poindre une idée : et si, au fond, le Vatican reflétait enfin la diversité du monde chrétien ?
Et pendant que certains s’angoissent d’une hypothétique montée en grade du Maroc sur l’échiquier spirituel, le cardinal, lui, confie attendre avec joie son retour à Rabat. Car c’est là, dit-il, qu’il se sent le plus utile : au service du monde musulman.
Ah, voilà qui devrait faire tousser plus d’un stratège en burnous.












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