L'écart qui choque : 98 jours contre 3
Le père salarié, lui, a droit à... trois jours, à prendre dans le mois suivant la naissance. Dans la fonction publique, l'écart se resserre un peu -15 jours pour les fonctionnaires- mais reste énorme.
Résultat : dans l'immense majorité des foyers, la charge des premières semaines avec un nouveau-né repose presque entièrement sur la mère, non pas par choix, mais parce que la loi ne laisse pas vraiment d'autre option au père.
Ce que propose l'Istiqlal : un congé partagé et flexible
L'objectif affiché est double : renforcer la participation des pères aux soins précoces des enfants, et contribuer à un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie familiale pour l'ensemble du foyer, pas seulement pour la mère.
Un contexte de réforme déjà amorcé
De l'autre, le projet de réforme du Code du travail porté par le ministre de l'Emploi évoque, dans le cadre du dialogue social, une possible extension du congé paternité au secteur privé, sans qu'aucun engagement formel n'ait encore été pris.
L'Istiqlal s'inscrit donc dans une dynamique de réforme déjà enclenchée, plutôt que de partir de zéro.
Un pas vers un partage plus équitable
C'est une mesure qui s'inscrit dans une évolution plus large de la société marocaine vers un partage plus équilibré des responsabilités familiales.












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