Casablanca ne construit pas seulement neuf nouvelles gares. Elle commence à modifier sa géographie quotidienne.
L’ONCF a attribué deux marchés portant sur la construction de neuf stations du futur Réseau express régional de Casablanca, pour un montant cumulé de 470,7 millions de dirhams hors taxes. Les travaux sont prévus sur une durée de 18 mois.
Les stations concernées sont Mohammedia Facultés, Zenata Industrielle, Sidi Bernoussi, Aïn Sebaâ, Hay Mohammadi, Mers Sultan, Casa Oasis, Sidi Maârouf et Nouaceur Nouvelle Ville.
Pris séparément, ces noms ressemblent à une liste de chantiers ferroviaires. Ensemble, ils dessinent quelque chose de beaucoup plus important : la tentative de transformer le Grand Casablanca en une métropole organisée autour de grands corridors de transport collectif.
Moins dépendre de la voiture
Le premier enjeu est évidemment celui des déplacements domicile-travail.
Aujourd’hui, habiter Mohammedia, Nouaceur ou certaines zones périphériques tout en travaillant à Casablanca signifie souvent subir des temps de trajet variables, des embouteillages et une forte dépendance à la voiture.
Un RER fréquent, connecté au tramway, aux bus et aux autres lignes ferroviaires, peut modifier cette équation.
Sidi Maârouf pourrait être mieux relié aux grands bassins résidentiels. Nouaceur bénéficierait de sa proximité avec l’aéroport et les zones industrielles. Zenata, Aïn Sebaâ ou Sidi Bernoussi pourraient renforcer leur attractivité économique et résidentielle.
Mais une gare, à elle seule, ne fait pas une politique de mobilité.
Le véritable défi sera autour des gares
Pour fonctionner, le futur réseau devra être accompagné d’accès piétons, de bus de rabattement, de taxis, de parkings relais et, lorsque cela est possible, de pistes cyclables.
Surtout, l’urbanisme devra suivre.
Car lorsqu’un quartier devient accessible en quelques dizaines de minutes depuis le centre d’une métropole, la valeur du foncier, l’attractivité des logements et l’implantation des entreprises peuvent évoluer rapidement.
C’est peut-être là que se trouve la véritable révolution du RER casablancais.
Il ne s’agit plus seulement de transporter des voyageurs. Il s’agit potentiellement de créer de nouvelles centralités urbaines.
À l’horizon 2030, le futur réseau métropolitain doit s’articuler autour de trois lignes et améliorer considérablement les connexions entre Casablanca, sa périphérie et l’aéroport.
Pour une métropole confrontée quotidiennement à la congestion, le gain peut être économique autant que social.
Chaque heure perdue dans les embouteillages représente du carburant consommé, de la pollution, de la fatigue et du temps de travail ou de vie familiale sacrifié.
La meilleure mesure du succès du futur RER ne sera donc probablement pas le nombre de gares inaugurées.
Ni même le nombre de trains mis en circulation.
Ce sera le nombre d’heures de vie que les habitants du Grand Casablanca cesseront chaque jour de perdre dans les embouteillages.
L’ONCF a attribué deux marchés portant sur la construction de neuf stations du futur Réseau express régional de Casablanca, pour un montant cumulé de 470,7 millions de dirhams hors taxes. Les travaux sont prévus sur une durée de 18 mois.
Les stations concernées sont Mohammedia Facultés, Zenata Industrielle, Sidi Bernoussi, Aïn Sebaâ, Hay Mohammadi, Mers Sultan, Casa Oasis, Sidi Maârouf et Nouaceur Nouvelle Ville.
Pris séparément, ces noms ressemblent à une liste de chantiers ferroviaires. Ensemble, ils dessinent quelque chose de beaucoup plus important : la tentative de transformer le Grand Casablanca en une métropole organisée autour de grands corridors de transport collectif.
Moins dépendre de la voiture
Le premier enjeu est évidemment celui des déplacements domicile-travail.
Aujourd’hui, habiter Mohammedia, Nouaceur ou certaines zones périphériques tout en travaillant à Casablanca signifie souvent subir des temps de trajet variables, des embouteillages et une forte dépendance à la voiture.
Un RER fréquent, connecté au tramway, aux bus et aux autres lignes ferroviaires, peut modifier cette équation.
Sidi Maârouf pourrait être mieux relié aux grands bassins résidentiels. Nouaceur bénéficierait de sa proximité avec l’aéroport et les zones industrielles. Zenata, Aïn Sebaâ ou Sidi Bernoussi pourraient renforcer leur attractivité économique et résidentielle.
Mais une gare, à elle seule, ne fait pas une politique de mobilité.
Le véritable défi sera autour des gares
Pour fonctionner, le futur réseau devra être accompagné d’accès piétons, de bus de rabattement, de taxis, de parkings relais et, lorsque cela est possible, de pistes cyclables.
Surtout, l’urbanisme devra suivre.
Car lorsqu’un quartier devient accessible en quelques dizaines de minutes depuis le centre d’une métropole, la valeur du foncier, l’attractivité des logements et l’implantation des entreprises peuvent évoluer rapidement.
C’est peut-être là que se trouve la véritable révolution du RER casablancais.
Il ne s’agit plus seulement de transporter des voyageurs. Il s’agit potentiellement de créer de nouvelles centralités urbaines.
À l’horizon 2030, le futur réseau métropolitain doit s’articuler autour de trois lignes et améliorer considérablement les connexions entre Casablanca, sa périphérie et l’aéroport.
Pour une métropole confrontée quotidiennement à la congestion, le gain peut être économique autant que social.
Chaque heure perdue dans les embouteillages représente du carburant consommé, de la pollution, de la fatigue et du temps de travail ou de vie familiale sacrifié.
La meilleure mesure du succès du futur RER ne sera donc probablement pas le nombre de gares inaugurées.
Ni même le nombre de trains mis en circulation.
Ce sera le nombre d’heures de vie que les habitants du Grand Casablanca cesseront chaque jour de perdre dans les embouteillages.












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