Dix ans plus tard, 2016 revient sur les écrans
En début d’année, alors que les réseaux sociaux étaient censés regarder vers l’avenir, ils ont fait exactement l’inverse.
Le slogan « 2026 is the new 2016 » s’est répandu sur TikTok et Instagram, accompagné de vieilles photos, de vidéos d’époque et de références à la culture populaire de 2016.
Le phénomène avait commencé à émerger fin 2025 avant de prendre de l’ampleur au début de l’année.
Le slogan « 2026 is the new 2016 » s’est répandu sur TikTok et Instagram, accompagné de vieilles photos, de vidéos d’époque et de références à la culture populaire de 2016.
Le phénomène avait commencé à émerger fin 2025 avant de prendre de l’ampleur au début de l’année.
L’esthétique est immédiatement reconnaissable :
Photos très colorées et saturées, anciens filtres Snapchat, selfies pris avec des téléphones aux appareils photo moins performants, couronnes de fleurs, oreilles de chien et looks caractéristiques du milieu des années 2010.
Même les chansons et les maquillages de cette période ont retrouvé de l’attention sur les plateformes.
Forbes rapportait notamment une forte progression des recherches autour de « 2016 songs » et « 2016 makeup » sur TikTok au début de l’année.
Même les chansons et les maquillages de cette période ont retrouvé de l’attention sur les plateformes.
Forbes rapportait notamment une forte progression des recherches autour de « 2016 songs » et « 2016 makeup » sur TikTok au début de l’année.
Quand Internet était encore un peu différent
Ce qui revient dans cette tendance n’est pas seulement une année.
C’est une manière d’utiliser Internet. En 2016, les réseaux sociaux occupaient déjà une place centrale, mais ils n’avaient pas encore tout à fait la même apparence qu’aujourd’hui.
Instagram était davantage associé aux photos personnelles, Snapchat était au sommet de sa popularité et les contenus semblaient moins systématiquement pensés pour maximiser les vues ou devenir viraux.
Vine, Musical.ly, les premiers grands filtres Snapchat et les mèmes de l'époque appartiennent à cet Internet désormais disparu.
Pokémon Go, sorti en 2016, symbolisait aussi une forme de culture numérique qui poussait encore les utilisateurs à sortir de chez eux et à interagir physiquement avec leur environnement.
Aujourd’hui, une partie de cette spontanéité est précisément ce que certains internautes cherchent à retrouver.
La nostalgie d'une époque « avant » Le succès du phénomène tient aussi au calendrier. Pour une partie de la génération Z, 2016 correspond à l’adolescence ou au début de l’âge adulte.
Dix ans représentent alors suffisamment de temps pour transformer des souvenirs relativement récents en véritable nostalgie.
Mais cette nostalgie ne concerne pas uniquement l’âge. Plusieurs analyses de la tendance soulignent également le sentiment d’un Internet devenu plus compliqué, plus commercialisé et plus difficile à distinguer des contenus générés ou amplifiés par l’intelligence artificielle.
C’est une manière d’utiliser Internet. En 2016, les réseaux sociaux occupaient déjà une place centrale, mais ils n’avaient pas encore tout à fait la même apparence qu’aujourd’hui.
Instagram était davantage associé aux photos personnelles, Snapchat était au sommet de sa popularité et les contenus semblaient moins systématiquement pensés pour maximiser les vues ou devenir viraux.
Vine, Musical.ly, les premiers grands filtres Snapchat et les mèmes de l'époque appartiennent à cet Internet désormais disparu.
Pokémon Go, sorti en 2016, symbolisait aussi une forme de culture numérique qui poussait encore les utilisateurs à sortir de chez eux et à interagir physiquement avec leur environnement.
Aujourd’hui, une partie de cette spontanéité est précisément ce que certains internautes cherchent à retrouver.
La nostalgie d'une époque « avant » Le succès du phénomène tient aussi au calendrier. Pour une partie de la génération Z, 2016 correspond à l’adolescence ou au début de l’âge adulte.
Dix ans représentent alors suffisamment de temps pour transformer des souvenirs relativement récents en véritable nostalgie.
Mais cette nostalgie ne concerne pas uniquement l’âge. Plusieurs analyses de la tendance soulignent également le sentiment d’un Internet devenu plus compliqué, plus commercialisé et plus difficile à distinguer des contenus générés ou amplifiés par l’intelligence artificielle.
Le contraste est frappant : en 2016, une photo imparfaite prise avec un smartphone pouvait simplement rester une photo.
En 2026, une publication est souvent pensée à travers l’algorithme, la visibilité, le format vidéo et la performance.
Des chansons et des looks qui ressuscitent :
La culture populaire de 2016 contribue largement à cette impression de retour dans le temps.
Cette année-là ont notamment marqué les esprits Stranger Things, Captain America: Civil War, Deadpool ou encore Pokémon Go.
Côté musique, plusieurs titres associés à cette période sont également revenus dans les playlists et les conversations en ligne. La mode et la beauté suivent le mouvement.
Certaines silhouettes, certains maquillages et accessoires typiques du milieu des années 2010 sont réinterprétés, tandis que les anciennes photos sont volontairement reproduites avec des couleurs et des filtres rappelant cette période.
Des chansons et des looks qui ressuscitent :
La culture populaire de 2016 contribue largement à cette impression de retour dans le temps.
Cette année-là ont notamment marqué les esprits Stranger Things, Captain America: Civil War, Deadpool ou encore Pokémon Go.
Côté musique, plusieurs titres associés à cette période sont également revenus dans les playlists et les conversations en ligne. La mode et la beauté suivent le mouvement.
Certaines silhouettes, certains maquillages et accessoires typiques du milieu des années 2010 sont réinterprétés, tandis que les anciennes photos sont volontairement reproduites avec des couleurs et des filtres rappelant cette période.
Et si ce n'était pas vraiment 2016 que l'on regrettait ?
C’est probablement là que la tendance devient la plus intéressante. Personne ne prétend sérieusement que 2016 était une année parfaite. Le monde connaissait déjà de profondes crises politiques et sociales, et les réseaux sociaux n’étaient certainement pas un espace idyllique.
Ce que la nostalgie semble rechercher est plutôt une sensation associée à cette époque : moins de contenu généré automatiquement, moins de pression pour être constamment visible, une culture Internet plus reconnaissable et peut-être une impression de nouveauté.
Autrement dit, « 2026 is the new 2016 » ne signifie pas nécessairement que les internautes veulent réellement revenir en arrière. Ils semblent surtout vouloir récupérer quelque chose qu’ils associent au passé : un Internet qui paraissait plus spontané, plus imparfait et plus humain.
Dix ans après, 2016 n’est donc plus seulement une année. C’est devenu une esthétique, une playlist, une galerie de vieux selfies et, surtout, une manière de dire que parfois, le futur ne ressemble pas forcément à ce qu’on imaginait.
Ce que la nostalgie semble rechercher est plutôt une sensation associée à cette époque : moins de contenu généré automatiquement, moins de pression pour être constamment visible, une culture Internet plus reconnaissable et peut-être une impression de nouveauté.
Autrement dit, « 2026 is the new 2016 » ne signifie pas nécessairement que les internautes veulent réellement revenir en arrière. Ils semblent surtout vouloir récupérer quelque chose qu’ils associent au passé : un Internet qui paraissait plus spontané, plus imparfait et plus humain.
Dix ans après, 2016 n’est donc plus seulement une année. C’est devenu une esthétique, une playlist, une galerie de vieux selfies et, surtout, une manière de dire que parfois, le futur ne ressemble pas forcément à ce qu’on imaginait.












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