1. L’éclipse lunaire sera-t-elle visible partout au Maroc aujourd’hui ?
Monsieur Baromètre : Oui, l’éclipse partielle de Lune était observable au Maroc dans la nuit de jeudi à vendredi, sous réserve évidemment d’un ciel suffisamment dégagé.
Le phénomène était particulièrement spectaculaire puisque l’ombre de la Terre a recouvert une grande partie du disque lunaire.
Voilà pourquoi l’éclipse s’est invitée dans les recherches : derrière la curiosité astronomique se cachait une question très pratique. Est-ce que je pourrai la voir depuis chez moi ?
2. À quelle heure regarder la Lune ce vendredi ?
Monsieur Baromètre : Il fallait être matinal… ou ne pas s’être encore couché.
Le phénomène a commencé dans la nuit, mais le moment le plus intéressant se situait avant l’aube, avec un maximum autour de 5 heures du matin.
C’est intéressant pour notre baromètre : lorsqu’un événement astronomique devient visible au Maroc, la première recherche porte souvent sur le phénomène lui-même. Puis, très rapidement, la recherche devient pratique : à quelle heure faut-il regarder ?
3. Quel est le prix du gasoil et de l’essence aujourd’hui ?
Monsieur Baromètre : Il faut se méfier d’un prix national unique, puisque quelques différences existent selon les distributeurs et les villes.
Après les derniers mouvements intervenus à la mi-août, le gasoil se situe autour de 14,87 DH le litre et l’essence sans plomb autour de 14,90 DH le litre.
Autrement dit, les deux carburants évoluent désormais pratiquement au même niveau.
Et lorsqu’un litre approche les 15 dirhams, on comprend pourquoi les Marocains demandent régulièrement son prix à Google.
4. Les carburants vont-ils encore augmenter avant septembre ?
Monsieur Baromètre : Possible, mais impossible de l’affirmer aujourd’hui.
Les prix marocains dépendent notamment des cours internationaux des produits raffinés, du taux de change, des coûts logistiques et des politiques commerciales des distributeurs.
Après plusieurs mouvements successifs durant l’été, les automobilistes sont surtout devenus extrêmement attentifs à la prochaine modification.
Et c’est peut-être cela que mesure notre baromètre aujourd’hui : pas encore une nouvelle hausse, mais la crainte de la prochaine.
5. Les données attribuées à la DGSN proviennent-elles réellement d’un piratage ?
Monsieur Baromètre : Selon le pôle DGSN-DGST, non.
Dans son communiqué du 27 août, il dément catégoriquement toute intrusion dans ses systèmes informatiques ou ses bases de données sécuritaires.
Selon les autorités, les données personnelles récemment diffusées seraient anciennes et proviendraient notamment de bases de données relevant de sociétés d’assurance et d’organismes de couverture sanitaire et sociale.
La nuance est fondamentale : des informations concernant des policiers peuvent circuler sans que la base informatique de la police elle-même ait été piratée.
6. Comment reconnaître une base de données authentique d’un fichier reconstitué ?
Monsieur Baromètre : Voilà probablement la question la plus importante de cette affaire.
Un fichier contenant des informations exactes n’est pas automatiquement la preuve du piratage de l’institution à laquelle appartiennent les personnes concernées.
Pour déterminer l’origine d’une base, il faut examiner sa structure, les champs utilisés, les identifiants, les dates de mise à jour, les doublons, la cohérence entre les données et, surtout, rechercher des informations qui ne pouvaient théoriquement être détenues que par la source prétendument piratée. C’est une règle qu’il faudra retenir : une donnée peut être authentique alors que l’histoire racontée sur son origine est fausse.
7. Pourquoi le mot قرض explose-t-il sur Google Maroc ?
Monsieur Baromètre : Voilà mon signal faible du jour.
قرض signifie crédit ou prêt. Mais le mot seul ne permet pas encore de savoir exactement ce que recherchent les internautes.
Crédit immobilier ? Crédit à la consommation ? Prêt bancaire ? Difficultés de remboursement ? Recherche d’une nouvelle offre ?
Il faut donc regarder les requêtes associées avant de tirer une conclusion.
Mais il existe une coïncidence intéressante : l’actualité financière marocaine vient justement d’être marquée par l’annonce d’un projet IFC-EOS concernant les créances bancaires en difficulté. Simple coïncidence ou début d’une préoccupation plus large autour du crédit et de l’endettement ?
8. Que signifie le projet IFC-EOS pour les crédits impayés des banques marocaines ?
Monsieur Baromètre : Là, nous avons quelque chose de très concret.
L’IFC, membre du Groupe de la Banque mondiale, et le groupe allemand EOS préparent un véhicule pouvant atteindre 60 millions d’euros destiné au marché marocain des créances en difficulté.
Il pourrait notamment acquérir auprès d’établissements financiers des créances non performantes, c’est-à-dire des crédits dont le remboursement pose problème, concernant des particuliers comme des entreprises. L’opération doit encore recevoir l’approbation de l’IFC. Il ne s’agit donc pas d’un nouveau crédit proposé aux Marocains. Il s’agit de créer un mécanisme spécialisé permettant de traiter une partie des crédits déjà devenus problématiques. Et voilà pourquoi la montée simultanée du mot قرض mérite notre attention.
9. Pourquoi Tanger apparaît-elle parmi les premières recherches ?
Monsieur Baromètre : Cette fois, nous avons au moins une piste sérieuse : Tanger Med connaît actuellement l’un des principaux pics de la phase retour de l’opération Marhaba 2026, attendu précisément entre le 25 et le 29 août.
Mais prudence. Lorsqu’une ville monte dans Google, plusieurs recherches peuvent se superposer : Tanger, Tanger Med, traversées maritimes, circulation, tourisme, météo, événements locaux ou faits divers. Je préfère donc dire : Tanger monte fortement aujourd’hui et l’opération Marhaba constitue une explication plausible, mais nous devons encore regarder les requêtes associées avant d’en faire une certitude.
C’est précisément la différence entre observer une tendance et lui inventer une explication.
10. Que cherche-t-on exactement derrière منتخب المغرب لكرة القدم ?
Monsieur Baromètre : Littéralement, l’expression signifie « équipe nationale marocaine de football ». Mais aujourd’hui, nous avons une actualité qui peut contribuer à expliquer cette poussée : le Maroc U20 affronte l’Algérie ce vendredi 28 août en demi-finale du tournoi de football des Jeux méditerranéens à Tarente, en Italie. Autre actualité du jour : le jeune joueur de l’Ajax Amsterdam Abdellah Ouazzane vient de confirmer son choix de représenter le Maroc au niveau international.
Cela peut alimenter les recherches autour des sélections marocaines.
Mais là encore, attention : منتخب المغرب لكرة القدم est une requête très générale. Il faudra examiner les recherches associées pour savoir si les internautes cherchent principalement le match Maroc-Algérie, les joueurs, une sélection particulière ou l’actualité générale des Lions de l’Atlas.
Monsieur Baromètre, finalement, que raconte le Maroc de ce 28 août ?
Monsieur Baromètre : Une journée étonnamment révélatrice.
Les Marocains ont commencé par regarder le ciel avec l’éclipse lunaire. Puis ils sont très vite revenus sur terre en regardant le prix du carburant.
Ils veulent ensuite comprendre une affaire beaucoup plus sensible : qui a réellement été piraté et d’où proviennent les données qui circulent ?
Et au milieu de tout cela surgit un petit mot arabe : قرض. Le crédit.
Il pourrait ne s’agir que d’un emballement ponctuel. Mais il touche à quelque chose de beaucoup plus profond : les banques, l’endettement, les remboursements et, finalement, le pouvoir d’achat. Tanger nous ramène aux grands mouvements de retour de l’été, tandis que منتخب المغرب لكرة القدم nous rappelle qu’il suffit d’un match ou d’un jeune talent pour que le football reprenne immédiatement sa place dans les recherches.
S’il fallait résumer le baromètre de ce vendredi en quelques mots ?
Le ciel, le portefeuille, la cybersécurité, le crédit, les voyages et le football.
Six préoccupations qui n’ont apparemment rien à voir. Et pourtant, mises bout à bout, elles racontent assez bien ce que les Marocains cherchent, questionnent et veulent comprendre aujourd’hui.
À demain pour dix nouvelles questions des Marocains.
Monsieur Baromètre : Oui, l’éclipse partielle de Lune était observable au Maroc dans la nuit de jeudi à vendredi, sous réserve évidemment d’un ciel suffisamment dégagé.
Le phénomène était particulièrement spectaculaire puisque l’ombre de la Terre a recouvert une grande partie du disque lunaire.
Voilà pourquoi l’éclipse s’est invitée dans les recherches : derrière la curiosité astronomique se cachait une question très pratique. Est-ce que je pourrai la voir depuis chez moi ?
2. À quelle heure regarder la Lune ce vendredi ?
Monsieur Baromètre : Il fallait être matinal… ou ne pas s’être encore couché.
Le phénomène a commencé dans la nuit, mais le moment le plus intéressant se situait avant l’aube, avec un maximum autour de 5 heures du matin.
C’est intéressant pour notre baromètre : lorsqu’un événement astronomique devient visible au Maroc, la première recherche porte souvent sur le phénomène lui-même. Puis, très rapidement, la recherche devient pratique : à quelle heure faut-il regarder ?
3. Quel est le prix du gasoil et de l’essence aujourd’hui ?
Monsieur Baromètre : Il faut se méfier d’un prix national unique, puisque quelques différences existent selon les distributeurs et les villes.
Après les derniers mouvements intervenus à la mi-août, le gasoil se situe autour de 14,87 DH le litre et l’essence sans plomb autour de 14,90 DH le litre.
Autrement dit, les deux carburants évoluent désormais pratiquement au même niveau.
Et lorsqu’un litre approche les 15 dirhams, on comprend pourquoi les Marocains demandent régulièrement son prix à Google.
4. Les carburants vont-ils encore augmenter avant septembre ?
Monsieur Baromètre : Possible, mais impossible de l’affirmer aujourd’hui.
Les prix marocains dépendent notamment des cours internationaux des produits raffinés, du taux de change, des coûts logistiques et des politiques commerciales des distributeurs.
Après plusieurs mouvements successifs durant l’été, les automobilistes sont surtout devenus extrêmement attentifs à la prochaine modification.
Et c’est peut-être cela que mesure notre baromètre aujourd’hui : pas encore une nouvelle hausse, mais la crainte de la prochaine.
5. Les données attribuées à la DGSN proviennent-elles réellement d’un piratage ?
Monsieur Baromètre : Selon le pôle DGSN-DGST, non.
Dans son communiqué du 27 août, il dément catégoriquement toute intrusion dans ses systèmes informatiques ou ses bases de données sécuritaires.
Selon les autorités, les données personnelles récemment diffusées seraient anciennes et proviendraient notamment de bases de données relevant de sociétés d’assurance et d’organismes de couverture sanitaire et sociale.
La nuance est fondamentale : des informations concernant des policiers peuvent circuler sans que la base informatique de la police elle-même ait été piratée.
6. Comment reconnaître une base de données authentique d’un fichier reconstitué ?
Monsieur Baromètre : Voilà probablement la question la plus importante de cette affaire.
Un fichier contenant des informations exactes n’est pas automatiquement la preuve du piratage de l’institution à laquelle appartiennent les personnes concernées.
Pour déterminer l’origine d’une base, il faut examiner sa structure, les champs utilisés, les identifiants, les dates de mise à jour, les doublons, la cohérence entre les données et, surtout, rechercher des informations qui ne pouvaient théoriquement être détenues que par la source prétendument piratée. C’est une règle qu’il faudra retenir : une donnée peut être authentique alors que l’histoire racontée sur son origine est fausse.
7. Pourquoi le mot قرض explose-t-il sur Google Maroc ?
Monsieur Baromètre : Voilà mon signal faible du jour.
قرض signifie crédit ou prêt. Mais le mot seul ne permet pas encore de savoir exactement ce que recherchent les internautes.
Crédit immobilier ? Crédit à la consommation ? Prêt bancaire ? Difficultés de remboursement ? Recherche d’une nouvelle offre ?
Il faut donc regarder les requêtes associées avant de tirer une conclusion.
Mais il existe une coïncidence intéressante : l’actualité financière marocaine vient justement d’être marquée par l’annonce d’un projet IFC-EOS concernant les créances bancaires en difficulté. Simple coïncidence ou début d’une préoccupation plus large autour du crédit et de l’endettement ?
8. Que signifie le projet IFC-EOS pour les crédits impayés des banques marocaines ?
Monsieur Baromètre : Là, nous avons quelque chose de très concret.
L’IFC, membre du Groupe de la Banque mondiale, et le groupe allemand EOS préparent un véhicule pouvant atteindre 60 millions d’euros destiné au marché marocain des créances en difficulté.
Il pourrait notamment acquérir auprès d’établissements financiers des créances non performantes, c’est-à-dire des crédits dont le remboursement pose problème, concernant des particuliers comme des entreprises. L’opération doit encore recevoir l’approbation de l’IFC. Il ne s’agit donc pas d’un nouveau crédit proposé aux Marocains. Il s’agit de créer un mécanisme spécialisé permettant de traiter une partie des crédits déjà devenus problématiques. Et voilà pourquoi la montée simultanée du mot قرض mérite notre attention.
9. Pourquoi Tanger apparaît-elle parmi les premières recherches ?
Monsieur Baromètre : Cette fois, nous avons au moins une piste sérieuse : Tanger Med connaît actuellement l’un des principaux pics de la phase retour de l’opération Marhaba 2026, attendu précisément entre le 25 et le 29 août.
Mais prudence. Lorsqu’une ville monte dans Google, plusieurs recherches peuvent se superposer : Tanger, Tanger Med, traversées maritimes, circulation, tourisme, météo, événements locaux ou faits divers. Je préfère donc dire : Tanger monte fortement aujourd’hui et l’opération Marhaba constitue une explication plausible, mais nous devons encore regarder les requêtes associées avant d’en faire une certitude.
C’est précisément la différence entre observer une tendance et lui inventer une explication.
10. Que cherche-t-on exactement derrière منتخب المغرب لكرة القدم ?
Monsieur Baromètre : Littéralement, l’expression signifie « équipe nationale marocaine de football ». Mais aujourd’hui, nous avons une actualité qui peut contribuer à expliquer cette poussée : le Maroc U20 affronte l’Algérie ce vendredi 28 août en demi-finale du tournoi de football des Jeux méditerranéens à Tarente, en Italie. Autre actualité du jour : le jeune joueur de l’Ajax Amsterdam Abdellah Ouazzane vient de confirmer son choix de représenter le Maroc au niveau international.
Cela peut alimenter les recherches autour des sélections marocaines.
Mais là encore, attention : منتخب المغرب لكرة القدم est une requête très générale. Il faudra examiner les recherches associées pour savoir si les internautes cherchent principalement le match Maroc-Algérie, les joueurs, une sélection particulière ou l’actualité générale des Lions de l’Atlas.
Monsieur Baromètre, finalement, que raconte le Maroc de ce 28 août ?
Monsieur Baromètre : Une journée étonnamment révélatrice.
Les Marocains ont commencé par regarder le ciel avec l’éclipse lunaire. Puis ils sont très vite revenus sur terre en regardant le prix du carburant.
Ils veulent ensuite comprendre une affaire beaucoup plus sensible : qui a réellement été piraté et d’où proviennent les données qui circulent ?
Et au milieu de tout cela surgit un petit mot arabe : قرض. Le crédit.
Il pourrait ne s’agir que d’un emballement ponctuel. Mais il touche à quelque chose de beaucoup plus profond : les banques, l’endettement, les remboursements et, finalement, le pouvoir d’achat. Tanger nous ramène aux grands mouvements de retour de l’été, tandis que منتخب المغرب لكرة القدم nous rappelle qu’il suffit d’un match ou d’un jeune talent pour que le football reprenne immédiatement sa place dans les recherches.
S’il fallait résumer le baromètre de ce vendredi en quelques mots ?
Le ciel, le portefeuille, la cybersécurité, le crédit, les voyages et le football.
Six préoccupations qui n’ont apparemment rien à voir. Et pourtant, mises bout à bout, elles racontent assez bien ce que les Marocains cherchent, questionnent et veulent comprendre aujourd’hui.
À demain pour dix nouvelles questions des Marocains.












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