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À qui profite le Covid ?




Une sélection, pas si naturelle…

 

La loi du plus fort ! Une  maxime  scolaire, ringarde, à portée économe, tinte comme tintamarre, se revigore au détriment des oreilles en vrac, greffées, acharnées sur des constitutions chétives,  permissives. Désabusons-nous, sous réserve de la disposition de notre foi, mais dirait-on, la sélection naturelle, forte de  notre besace lexicale, rabâchée, têtue,   ne serait pas si naturelle, qu’elle prétend l’être.

Que la prétention serait son ressort.  Ou, me diriez-vous, la prétention serait un ressort tout court. Que tant de choses haut juchées… et qu’effronté n’est pas suer du front.  Nos prétendues entreprises, à la ramasse, juchées-écrasées,  par terre, sous terre,   25000 pour les coureurs de chiffres, auraient mathématiquement disparu. 

Et  que si tant est que nous puissions agrémenter  notre équation marocaine, d’une équation scientifique,  cette fameuse masse qui multiplie la vitesse, qui débouche sur le poids, nous serons bons pour nier la science. 

Merci COVID

Car notre masse entrepreneuriale  ne fit  en rien notre  poids face à COVID. Que la vitesse grand V avec laquelle nos entreprises ont disparu ne nous a en rien aidé. Référence  faite à la fameuse formule( P = mv ). Une masse nulle ? Une trame légère, effilochée,  usée, mal usée,  par notre tissu économique lui-même mal en point ?

Maintenant que nous avons mis en pièce de cette rengaine-masse-union qui ferait la force, et cette formule physique qui prétend augmenter le poids moyennant la vitesse. Revenons à la loi du plus fort. Disons que seules nos mastodontes, nos entreprises grands formats, carnets de commandes grossies, concurrence obnubilée, auraient réussi la traversée du dessert. 

Oui dessert.  COVID ne fut-il pas cette sucrerie-fin-de-table, à l’adresse des fins  gourmets, bedonnants par-delà le principal ? Les voilà baver à l’idée d’une part de marché grossie par les morts-amaigris du COVID, les entreprises poids-plume. 

La nature, une banque ?

Mais qui aide la nature ? Cette sélection rapace ? C’est que bien des entreprises, dans ce sauve-qui-peut, tape-qui-veut,  mal en point,  dépareillées,   ont essayé de sauver les meubles. De l’autre côté de la rive, des fonds furent crées, de ces crédits garantis sensés arranger la donne, réanimer de ces boites au diagnostic vital engagé, de ces boites qui accourent à la morgue des banques, mais qui reviennent bredouille. 

Certains arguent que les banques seraient de connivence avec le milieu des affaires, feraient sciemment de laisser à l’agonie de ces entreprises  qui vivotent, arrivées à temps,  au terme de leurs vies. 

Qui mène la danse ?

Pour les grandes entreprises comptez-en 500, peu, face à un marché qui pullule en appétits divers. Quand on entend le gouverneur de BAM claironner,  devant un parterre de parlementaires que BAM ne peut s’ingérer plus en avant, fixer l’usage que font les banques commerciales de l’argent emprunté de la banque mère, que cette dernière, patriote, ne peut inciter ces banques, non moins patriotes,  à acheter des bons de trésor pour venir à la rescousse de Dame État,  il va de soi que leur forcer la signature pour aider nos entreprises cahin-caha serait  d’un qualificatif que nous peinerons à trouver.

 

Hicham Aboumerrouane / Arrissala / Lodj 






Rédigé par le Mercredi 16 Décembre 2020
Hicham Aboumerrouane
Hicham Aboumerrouane est un jeune journaliste et écrivain marocain. En savoir plus sur cet auteur

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