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Action renforcée en faveur des enfants abandonnés par leurs familles


SOS Villages et l'UE, partenaires dans le cadre de la protection sociale

L’Association SOS Villages d’Enfants s’engage, pour deux ans, avec l’Union européenne pour l’amélioration de la protection sociale au Maroc, dans le cadre du programme : « Agir pour une amélioration de la protection sociale au Maroc ».
Cette action cible, en premier lieu, la mise à niveau des Etablissements de Protection Sociale(EPS) au profit des enfants et des jeunes orphelins, ou en situation de délaissement par leurs familles, un phénomène en hausse, depuis quelques années.



Séparés de leurs familles d’origine, soit à la naissance, soit à travers les aléas de la pauvreté, ces enfants ont besoin d’une protection optimale, de prévention du phénomène d’abandon, d’éducation et d’insertion professionnelle. Une prise en charge de ce genre qui est assurée dans les Etablissements de la Protection Sociale.

Ce projet porté par l’association SOS Village d’Enfants Maroc et cofinancé par la Délégation de l’Union européenne rentre dans le cadre de la Politique Publique Intégrée de Protection de l’Enfance au Maroc, instaurée en 2015 et qui cible, selon une approche Droits, la lutte contre toutes les formes de violence et d’exploitation des enfants. Le lancement du projet s’est fait au Village d’Enfants SOS Dar Bouazza.

Une situation accablante

Si l’on ne relève que les résultats de l’étude de l’association Insaf, intitulée « Le Maroc des mères célibataires », réalisée en 2010, 153 bébés naissent hors mariage chaque jour et 24 d’entre eux sont abandonnés, soit, un enfant par heure est laissé pour compte.

Aussi, une étude de l’UNICEF élaborée en 2009 a souligné que 8 760 enfants ont été abandonnés en 2009, soit 24 enfants par jour dont 38% de manière illégale (3 329 enfants).

Enfin, une analyse plus récente de la situation des enfants au Maroc selon l’approche équité faite par l’UNICEF en 2015, rendue publique en 2019, parle d’une hausse vertigineuse des abandons familiaux entre 2010 et 2012.

Les familles démissionnaires de leurs obligations à l’égard de leurs enfants sont très nombreuses, que ce soit à la naissance ou en phase d’enfance ou d’adolescence. Et les femmes en situation de monoparentalité se retrouvent dans la précarité, après leur rejet par la famille et la société. Ce qui les pousse à  abandonner leurs enfants.
                                               
Prise en charge jusqu’à l’âge de 20 ans

SOS Villages d’Enfants Maroc qui accompagne au quotidien et protège, dans les 850 enfants délaissés ou qui n’ont aucune famille, est une association placée sous la Présidence d’Honneur de Son Altesse Royale La Princesse Lalla Hasnaa. Son action est dans l’accueil de ces enfants, la prévention du délaissement ainsi que leur prise en charge au long terme, soit pendant 20 ans, en assurant leur éducation jusqu’à leur insertion socioprofessionnelle, une fois devenus jeunes adultes.

Axes du programme

Ledit projet, objet de partenariat entre SOS Villages d’enfants Maroc s’est assigné comme objectifs, au niveau des six Etablissements de Protection Sociale et des programmes alternatifs d’accueil de remplacement des enfants sans soutien parental, d’améliorer et d’élargir son offre de service.

Les 550 enfants pris en charge, dont des enfants en situation d’handicap,  bénéficieront de meilleurs services psychologiques et éducatifs. Aussi, 30 familles d‘accueil feront l’expérience et d’analyse d’un nouveau dispositif de placement de ces enfants et jeunes, afin de garantir leur bientraitance, dans un environnement le plus proche possible d’une vraie famille.

La démarque qualité choisie pour une meilleure prise en charge et accompagnement des enfants délaissés par leurs parents, repose sur leur méthodologie intitulée « Projet d’établissement ». C’est une approche qui pourrait être élargie aux autres EPS, à travers le Ministère de la Famille, de la Solidarité, de l’Egalité et du Développement Social.
 
Seulement, la problématique des enfants abandonnés est à traiter en profondeur, de la source, surtout dans le cadre de la prévention, ce qui a poussé les deux partenaires à agir sur le renforcement des familles, en particulier des femmes cheffes de familles.

Dans ce cadre, deux nouveaux programmes enjeux ont été créés à Agadir et à  Salé, deux régions qui souffrent de ce phénomène et du besoin urgent d’une action pertinente à ce niveau.

Pour ces femmes cheffes de familles victimes de violences et d’exclusion sociale, l’approche prise en considération est celle d’un accompagnement en marge de la réparation et de la reconstruction des liens familiaux, en plus de la promotion du leadership féminin auprès de ces femmes fragilisées par cette situation, à même de les relever leur niveau de vie et les sortir du tunnel de la pauvreté et de la précarité économique.

Bouteina BENNANI






Rédigé par le Samedi 17 Avril 2021
Journaliste professionnelle. 30 ans d'expérience à L'Opinion. Actuellement journaliste à Radio Web... En savoir plus sur cet auteur

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