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Au Maroc, les libertés sexuelles refont surface !




A lire ou à écouter en podcast :

sexualite_.mp3 Au Maroc, les libertés sexuelles refont surface !.mp3  (5.24 Mo)

La modération, chose difficile !
 
Il est de mise, ici, que de se prêter, et sa plume guillerette,  son zèle décoiffé,  certes,  taillée, nez contre terre,  sur ce devoir de réserve, sur l’exercice d’une vertu qui fait vite de se brouiller avec le centre.

Aguichée, d’un côté l’autre,  de par ces versants coulants, endiablés, qui s’empressent, et leurs élans pentus, à saper le sas d’une vertu.  

soudoyer,   gangréner, modeler cette vierge invincible en une vertu déchue, une modération pécheresse, damnée.  Quelle gymnastique ardue, alambiquée, tendue, que celle que de s’adonner, du moins, faire montre de modération, de retenue.

Un exercice d’autant plus hargneux,  échevelé, insortable,  que l’objet auquel se rapporte cet attribut juché par-delà l’humain, est de nature explosive. Il s’agit là de tabou, d’idées préétablies, d’inné, de sexualité. 
 
L’article 490, une aberration ? 
 
L’article 490, est sur  toutes les bouches. Un article bien ramassé, à trois digits, qu’on retient vite et de tête, qu’on range, et dégaine à l’occasion,  qui pointe, de force, et du nez, à l’aune de chaque scandale sexuel que le Maroc connait.

Un article qui tient en horreur de ces mœurs jugées dissolues, à caractère licencieux, libertin, qui considèrent d’un œil serein de ces relations libidinales tenues, entretenues hors cadre du mariage.

Des mœurs, soutenues, œil pour œil, dent pour dent, cri pour mille,  par des adeptes chevronnés,  qui arguent, vilipendent, gesticulent, et c’est selon,  jugeote à l’appui, que cet article empiète, d’un pas outrageux, et criard,  sur les libertés individuelles.

Des libertés prônées, juchées au rang du sacré, qui ne souffrent nulle entrave, nulle concession. Que tout un chacun est  libre de disposer de ses terminaisons nerveuses, que cet article est une contre-nature, une aberration, une bévue, qui, à tort, a vu le jour, que ça devra sauter avant que l’on soit demain.

Si le camp adverse, fort de ses bravades, de son verbe discipliné, se targue d’être futé pour mettre en course tout l’équipement religieux à même de faire renâcler de ces langues qui, pour eux, dépassent, ces forcenés de la liberté résument leurs efforts épars en une envolée concise :   La religion, au même titre que cette affaire organique, relève de la sphère privée.
 


Ici on parle de tartufferie ! 
 
Leitmotiv de cette frange qui ne badine pas avec l’instrumentalisation, et c’est là leurs dires, avec cette main mise, tranchée, orthodoxe, sur la liberté d’interpréter les textes, au pire, de se ranger, et ses convictions mal alignées avec ce qui prévaut ,  dans un camp contraire, libertaire.  

La tension ne manque pas de s’allier, de se revigorer de ces invectives, à la sonorité arriérée, passéiste, et nous passons, ici, sur les connotations négatives, au train railleur.

Les inconditionnels de Dame liberté, sous-traite leur verve oratoire aiguisé de par la fréquence des vis-à-vis, à un adjectif moliéresque, vous parle de Tartuffe, et de comédie musicale.

Ces derniers se jettent et l’opprobre de mise dans ces élancements de cœurs qui jouxtent, à Dieu ne plaise,  cet amorçage de coups de poings, sur ce qui revient dans leur expression comme «  Hypocrite ».

Ceux-là font vite de verser, et leurs exclamations débridées,  dans les éléments de langage habituels, vous  parlent  patriarcat,  machisme, injustice, et nommez-en d’autres.

Rappelons que le tumultueux article à trois digits a fait parler de lui alors qu’une femme jugée adultérine, fut condamnée à un mois de prison ferme alors qu’elle fut filmée à son insu par son amant, qui, lui court toujours. 

Hicham Aboumerrouane








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