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Banque mondiale : Un taux de croissance de 4,6 % de l'économie marocaine


Dans sa toute dernière édition des “Perspectives économiques mondiales’’ la Banque mondiale nuance ses anticipations : certes, l'économie se ressaisit, mais, dans un contexte de forte incertitude, la reprise n'est pas la même partout y compris au “Moyen-Orient et Afrique du Nord’’ dont la hausse des prix des denrées alimentaires, conjuguée aux situations de fragilité et de conflit, aux risques politiques et aux flambées récurrentes de COVID19, sont autant de facteurs qui exposent la région à des risques économiques et sociaux importants.
Détails



banque_mondiale_un_taux_de_croissance_de_4,6___de_l__economie_marocaine.mp3 A lire ou à écouter en podcast :  (5.28 Mo)

A en juger par la dernière édition des “Perspectives économiques mondiales’’ de la Banque mondiale, la reprise économique est, certes, vigoureuse, mais est aussi inégalement repartie un peu partout dans le monde dans la mesure où de nombreux pays y compris ceux en développement doivent faire face aux effets durables de la pandémie.

Des pays au sein desquels les multiples retombées de la pandémie avaient déjà aggravé la pauvreté et les inégalités. Au point que, dans les deux tiers des économies émergentes et en développement, rien ne garantit que les pertes de revenu par habitant subies en 2020 soient recouvrées en 2022.

Et ce, au moment où de manière globale, le rebond post-récession est estimé à de 5,6 % en 2021. Une année durant laquelle les USA, , grâce aux importantes mesures de soutien budgétaire et d’assouplissement des restrictions liées à la pandémie, devraient afficher une croissance de 6,8 %. De son côté, la Chine, suite au raffermissement de la demande, devrait enregistrer un sursaut de 8,5 %.

Au “Moyen-Orient et Afrique du Nord, ’la situation est toute autre

Ces mêmes perspectives évoquent une croissance de 2,4 % au titre de cette année. Ce qui correspond à une progression plus soutenue que prévu, mais inférieure à la moyenne de la dernière décennie couvrant le période 2010-2019.

En 2022 et sous certaines conditions dont l’accélération de la vaccination, l’assouplissement des restrictions de déplacement, l’allègement des réductions de la production pétrolière et l’atténuation des problèmes budgétaires, la croissance devrait grimper à 3,5 % .

Néanmoins, nuance la Banque mondiale et rappelle une fois de plus que ces perspectives demeurent incertaines et dépendent d’un certain nombre de facteurs dont l’évolution de la pandémie, l’accès aux vaccins et la volonté des populations de se faire vacciner.
Ces perspectives dépendent aussi du fait que ces pays sont exportateurs ou importateurs de produits énergétiques.


Perspectives des pays exportateurs de pétrole

A ce niveau, les perspectives en question font que dans les pays exportateurs de pétrole, la hausse des prix pétroliers favoriserait la croissance et le redressement des recettes publiques. Etant donné que les cours, tels qu'estimés par la Banque mondiale, devraient s’établir en moyenne à 62 dollars le baril en 2021 et 2022.
Ce qui fait que :

L’Arabie saoudite devrait afficher “une croissance de 2,4 % cette année et de 3,3 % l’année prochaine, à la faveur de l’évolution positive de la pandémie, de la hausse des prix pétroliers et de l'allègement des réductions de production, ainsi que du lancement d’un nouveau programme d’investissements publics’’.

En République islamique d’Iran, l’activité économique devrait “progresser de 2,1 % en 2021 et 2,2 % en 2022, l’accroissement de la production industrielle compensant la persistance d’une demande atone dans le secteur des services à cause du grand nombre de cas de COVID-19’’.

Qu’en est-il des pays importateurs de pétrole ?

Dans les pays importateurs de pétrole, la Banque mondiale estime que la pandémie restera un frein à la croissance.

En Égypte, la croissance “devrait ralentir à 2,3 % sur l’exercice 2020/21, la pandémie ayant entraîné un ralentissement dans les secteurs du tourisme, de l’industrie manufacturière et de l’extraction pétrolière et gazière, avant de se redresser pendant l’exercice 2021/22’’.

Au Maroc, la production devrait “rebondir à 4,6 % en 2021 sous l’effet de plusieurs facteurs : diminution des problèmes liés à la sécheresse, maintien de politiques accommodantes et allègement des restrictions imposées aux déplacements internes’’.

Dans les pays de la région, en proie à la fragilité, aux conflits et à la violence, la Banque mondiale estime que les perspectives demeurent “mitigées’’ et précise, à cet effet qu’en Libye, “ la formation d’un gouvernement d’unité intérimaire et la levée de l’embargo sur le pétrole devraient rétablir l’activité économique à un niveau proche de celui atteint en 2019’’.

En Iraq, “la production devrait progresser grâce à la hausse de la production pétrolière, mais sans pouvoir toutefois inverser la hausse sensible des taux de pauvreté’’.

Au Liban, est prévue“ une nouvelle baisse de l’activité économique en 2021’’.


A rappeler qu’au mois d’avril, le FMI avait, de son côté, situé la croissance mondiale à 6 % en 2021 puis à 4,4 % en 2022. Pour ce qui est du Maroc, les projections du FMI avaient évoqué une progression du PIB réel de l’ordre de 4,5 % en 2021 et de 3,9 % en 2022.






Noureddine Batije
Noureddine BATIJE est un journaliste spécialiste en investigation journalistique et traitement de... En savoir plus sur cet auteur
Mercredi 9 Juin 2021

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