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Cancers, addiction, violences contre les femmes et suicide au Maroc


Zoom médical Par Dr Anwar CHERKAOUI

​Les cancers des enfants, l’addiction aux réseaux sociaux, la généralisation de la protection sociale, la violence contre les femmes et le suicide au Maroc, sont les cinq sujets sur lesquels je voudrai attirer l’attention dans ma chronique médicale hebdomadaire



Pour la leucémies, une forme de cancer du sang chez les enfants, les taux de guérison dans les services d'onco-hématologie pédiatriques, aussi bien au niveau des CHU de Rabat ou de Casablanca, avoisinent les 80 à 90 %. Et selon les registres du cancer de ces mêmes villes, on estime à 1200 nouveaux cas pas an des cancers de l’enfant. Mais, il faut savoir que pour les cancers de l’enfant plus le mal est détecté tôt plus les chances de guérison sont meilleures. En effet, lorsque le cancer infantile est détecté tôt, le traitement est plus efficace, les chances de survie sont meilleures, la souffrance est réduite et les traitements s’avèrent généralement moins coûteux et moins intensifs
 
51 Milliards de DH pour la généralisation de la protection sociale d’ici 2025.14 Milliards pour la généralisation de l’AMO. 20 Milliards, généralisation des allocations familiales. 16 Milliards pour l’élargissement des bénéficiaires du régimes de retraite. 1 Milliards pour la généralisation de l’accès à l’indemnité pour perte d’emploi. Le financement de cette réforme sa base sur les affiliations (28 Milliards de DH) et la solidarité (23 Milliards de DH). La généralisation de l’AMO, se basera durant les années 2021 et 2022 sur 22 millions de nouveaux bénéficiaires. Et la généralisation des allocations familiales durant les années 2023 et 2024 vise à couvrir 7 millions d’enfants en âge de scolarité. Enfin, cette généralisation prévoit l’élargissement de la base des adhérents aux régimes de retraite en 2025 en faveur de 5 millions de personnes actives.
 
Une addiction dangereuse pour les enfants marocains :Les réseaux sociaux, Face book, Instagram, Snapchat et Tik Tok, selon Imane Oufkir, pédopsychiatre et psychothérapeute. Avant 3 ans, les enfants ne doivent pas être exposés aux écrans, risque de retard du langage, de troubles du sommeil et parfois des troubles psychiatriques. A partir de 3 ans, les téléphones et les petits écrans peuvent altérer la vision. A partir de 9 ans, les enfants peuvent utiliser Internet à des fins pédagogiques. Et jusqu’à 12 ans, l’accès à Internet doit être en présence d’un adulte. Vers 14 ans, navigation seuls pour les enfants, mais selon des règles établies par les parents. Pour prévenir la dépendance, inciter les enfants à mettre en place un emploi du temps pour comparer les moments réservés à Internet avec ceux des autres activités
 
Pendant la période du confinement, entre mars et juin 2020, le pic des appels auprès de l’association de lutte contre les suicides au Maroc « Sourire de Reda » a été de plus de 92%. Le suicide, surtout chez les adolescents, parlons en au Maroc grâce au digital :  c’est le principal message porté par Meryeme Bouzidi Laraki, fondatrice de l’association « Sourie de Réda ». Il faut lever davantage le voile sur ce sujet encore tabou au Maroc. Et elle ajoute, le web peut être un excellent outil d’information et de partage, comme il peut s’avérer un outil dangereux pouvant alimenter les pensées suicidaires. Pour la présidente de Sourire de Réda, le digital est notre principale plateforme d’écoute. Nous sommes là pour accompagner les enfants et les adolescents dans les périodes difficiles, les aider à retrouver des liens avec leur famille, leur génération et souvent les orienter vers des psychologues et des psychiatres.
 
Au Maroc, en matière de violence contre les femmes, les agresseurs sont souvent les maris, les ex-maris, les ex-fiancés et les ex-petits amis. Selon l’organisation mondiale de la santé (OMS), la violence exercée par un partenaire intime est l’une des formes les plus courantes de violence à l’égard des femmes. Il peut s’agir de sévices physiques et sexuels, la maltraitance psychologique ainsi que les comportements tyranniques et dominateurs. 4 associations pour les droits des femmes au Maroc en collaboration avec Mobilising for Rights Associâtes (MRA), ont réalisé une récente étude auprès de 1231 femmes. Dans sept cas sur dix, les agresseurs sont les maris, les ex-maris, les ex-fiancés  et les ex-petits amis. Et divers obstacles économiques, juridiques et sociaux, ainsi que les menaces à leur sécurité, empêchent les femmes de signaler ce type de violence aux autorités et parfois, les victimes sont souvent forcées de retirer leur plainte.
 

Dr Anwar CHERKAOUI
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Samedi 3 Avril 2021





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