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Club des partenaires à la faculté de droit, une opportunité pour les étudiants


Entretien avec Professeur Ilham Hamdai, Directrice de la clinique de droit de la FSJES Agdal UMV, Rabat

En plus de sa clinique juridique, créée en 2015 et qui fait sa fierté, la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Rabat-Agdal, Université Mohammed V, se dote du Club des partenaires. Une initiative qui a pour objectif de renforcer les acquis, de s’ouvrir à l’environnement professionnel et de promouvoir l'insertion professionnelle des étudiants.



Le lancement s’est effectué par le doyen de la FSJES de Rabat-Agdal, Farid El Bacha, pour qui, cette plateforme d’échanges, de concertation et de coopération est très importante dans la mesure où elle allie plusieurs partenaires du secteur public (institutions), privé (entreprises) et aussi la société civile, qu’elles soit nationale ou internationale.  M. El Bacha optimise que toute synergie puisse avoir un réel impact sur les étudiants.
 
Sachant que la faculté dispose déjà de tout un ensemble de structures, de laboratoires et de centres de recherche qui peuvent réussir ce grand projet. Mais aussi d’initiatives tels que le projet "Mentoring" et la clinique juridique.

Cette dernière structure collabore aussi avec la société civile, les universités de Bordeaux, des partenaires de l’Union Européenne... Cette clinique ayant aussi, comme dessein, le traitement de problèmes sociaux à travers  les experts, les étudiants, les juristes...

Il est à noter que certains partenariats avec la faculté  ont été scellés depuis longue date avec l'association Ribat Al Fath pour le développement durable, l'Association Essaouira Mogador, l'Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie, le Conseil de la communauté marocaine à l'étranger, l'ambassade de France, l'Institut supérieur de la magistrature et le Cercle marocain des directions juridiques.


Entretien avec Professeur Ilham Hamdai, Directrice de la clinique de droit de la FSJES Agdal UMV, Rabat

Pour plus de précision sur la valeur ajoutée du Club des partenaires de la FSJES AGDAL de Rabat et de la clinique juridique, on a contacté Pr. Ilham Hamdai, qui s’occupe de la clinique du droit au sein de la faculté.
 
Quelle est la valeur ajoutée de ce club inauguré ?

Le club des partenaires dont la cérémonie de lancement s’est tenue le 19 janvier 2019 est un cadre destiné à réunir autour de la Faculté des sciences juridiques économiques et sociales de l’Agdal – Rabat, l’ensemble de ses partenaires. Ces associés sont soit des institutionnels, des professionnels, des entreprises publiques et privées ou des acteurs de la société civile. La vocation du Club est d’offrir une occasion d’échanger et de fédérer les actions et initiatives, en vue d’obtenir la meilleure synergie possible au profit des étudiants de la faculté.
La valeur ajoutée réside dans le renforcement qu’il apporte à l’ouverture de notre Université sur son environnement socioéconomique, lui permettant de rompre définitivement avec l’image de tour d’ivoire du savoir, et de s’y impliquer davantage, en consacrant la nouvelle vision civique de l’Université.
 
Le club peut-il être aussi une fenêtre au marché de l’emploi dans notre contexte actuel ?

Effectivement, l’Université marocaine ne pouvait pas rester indifférente au chômage, fléau majeur qui touche la société et frappe de plein fouet cette couche sociale qu’est la jeunesse. Et qui plus est la jeunesse diplômée.

Il s’agit de revoir les cursus universitaires, les programmes dans leur contenu et forme et de les adapter afin qu’ils puissent répondre aux besoins de l’économie et de la société marocaine d’aujourd’hui. Or, le biais qui permet de prendre le pouls est, justement, ce genre de partenariats,  dans leur diversité. Leur implication permet de remonter les besoins et d’entrevoir les moyens de les satisfaire.

Par ailleurs, des projets comme ceux promus par la FSJES Agdal, tels que le mentoring et la clinique du droit, permettent l’immersion des étudiants, au cours de leur cursus universitaire dans le monde du travail et renforce ainsi leur employabilité.

Aussi, ces projets, portés par les partenaires, aident les étudiants au-delà de l’apport inestimable d’expérience, de développer ce que l’on nomme aujourd’hui les « soft skills », ces compétences en matière de langues étrangères, de maitrise de la communication, de confiance en soi, ... devenus indispensables au monde du travail.

Quel est le rôle de la clinique juridique ?

La clinique du droit est un concept emprunté au monde médical. Les étudiants médecins passent, après leurs années d’études théoriques, des stages dits cliniques. En effet, on ne peut concevoir un médecin diplômé et qui n’a jamais vu de malade.

De même les étudiants en droit ont besoin de confronter les savoirs, multiples et variés, qu’ils acquièrent au cours de leur cursus à des cas concrets de citoyens, en quête d’information et d’orientation juridique.

La clinique joue donc un rôle double, pédagogique et social. D’une part, elle permet aux étudiants de travailler sur des cas concrets et de faire ainsi les travaux pratiques qui font défaut, vu le manque de ressources dans nos universités. D’autre part, elle donne accès au droit à des couches sociales défavorisées.

L’expérience de la Clinique du droit de l’Agdal, qui est en fait la pionnière au Maroc, puisqu’elle a été  lancée le 17 avril 2015, est édifiante à cet égard. Elle a permis d’apporter une aide précieuse à des centaines de citoyens, par le biais de l’information, citoyens souvent perdus dans le labyrinthe judiciaire. Quant aux étudiants passés par la clinique de droit, avec lesquels les liens restent noués et qui, désormais, sont insérés dans des carrières juridiques, ils continuent à participer, à travers  l’encadrement des nouveaux étudiants. Et, à notre grande satisfaction, nous constatons que la CD Agdal a fait des émules dans notre pays avec la mise en place d’un réseau d’échanges d’expériences,  et même, par la mise en place, en partenariat avec l’Agence Belge de développement (ENABEL), d’un Réseau National des cliniques juridiques universitaires.

Et pour en revenir au Club des partenaires, il convient de souligner qu’un projet comme la clinique du droit n’aurait pas pu voir le jour sans le partenariat initial avec l’Université de Bordeaux et l’Association Ribat Al Fath pour le développement durable. Pour se concrétiser, il a bénéficié d’autres partenariats, et pour se pérenniser, il a profité de l’assistance encore d’autres partenaires.

Il est à noter que la prospection de nouveaux partenaires et le développement des partenariats existants est fondamental. Il constitue, d’une part, le moyen de consacrer la vocation citoyenne de notre Université et d’autre part, le sésame susceptible de garantir l’inscription des projets dans la durée, surtout dans un contexte où les ressources se raréfient.

Propos recueillis par Bouteina BENNANI





Rédigé par le Samedi 23 Janvier 2021
Journaliste professionnelle. 30 ans d'expérience à L'Opinion. Actuellement journaliste à Radio Web... En savoir plus sur cet auteur


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