Menu

Covid-19 véritable stress-test pour changer de modèle de développement


Le rapport annuel du Conseil Economique, Social et Environnemental au titre de l’exercice 2019, traite de la crise de la Covid 19 et l’assimile à une sorte de stress-test qui impose certaines réorientations et restructurations économiques et sociales à moyen et long termes.



Un stress-test stimulateur
Un stress-test stimulateur
Un reprofilage qui, normalement, est à inscrire dans une logique de développement des secteurs stratégiques à même de renforcer la souveraineté du pays, notamment, dans les domaines de la souveraineté alimentaire, la sécurité énergétique, la souveraineté sanitaire et aussi la souveraineté technologique dans l’objectif de passer d’une position de consommateur net à un producteur net de connaissance.

Dans cette perspective, le CESE est favorable à la mise en jeu d’un certain nombre d’instruments à même d’élargir progressivement les marges budgétaires de l’Etat pour pouvoir renforcer la résilience et la capacité de réaction face aux crises futures, tout en minimisant le recours à l’endettement. Ce qui, nécessairement passe par un élargissement de la base fiscale, une élimination des niches fiscales non justifiées et une accélération du processus d’intégration du secteur informel et de lutte contre les délits de fraude et d’évasion fiscale.

Aussi, est-il préconisé, en plus de la mise en place d’un Fonds permanent de stabilisation contre les chocs majeurs, de renforcer un certain nombre de stabilisateurs automatiques qui ne sont autres que l’ensemble des instruments qui permettent de lisser automatiquement le cycle économique et de réagir rapidement aux chocs, sans nécessiter l’adoption de nouveaux textes juridiques/réglementaires ni le passage par un processus de validation.

A ce titre le CESE liste les stabilisateurs que le Maroc a besoin de renforcer dont d’une part, l’Indemnité pour perte d’emploi qui requiert un allégement des conditions contraignantes d’éligibilité afin d’élargir le périmètre des bénéficiaires et permettre à son activation/réactivation de se faire automatiquement en fonction du cycle ou retournements de conjoncture.

Et d’autre part, le niveau de progressivité de l’impôt sur le revenu qui de l’avis du CESE doit être poussé plus loin, en particulier pour la tranche supérieure qui nécessite d’être ventilée davantage.

Pour le CESE cette démarche à le mérite de réduire davantage le taux d’imposition sur les tranches de revenu les plus faibles et permettre aussi aux travailleurs les plus vulnérables de basculer, en cas de choc ou de crise, vers un taux d’imposition relativement plus bas.
Noureddine BATIJE









Le Bouquet L'ODJ : Web Radio    , Portail lodj.ma    , Application mobile    , Magazine Web connecté