Une crise alimentaire imaginée pour tester les systèmes
Les 23 et 24 septembre 2026, des pays et territoires de la région du Pacifique occidental ont participé à IHR Exercise Crystal, un exercice organisé chaque année par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Le scénario choisi cette année était particulièrement concret : une urgence de sécurité alimentaire transfrontalière liée à la chaîne d’approvisionnement de volailles.
Il ne s’agissait pas de gérer une véritable contamination, mais de reproduire les conditions d’une crise afin de vérifier si les différents systèmes nationaux sauraient fonctionner ensemble lorsque plusieurs pays seraient concernés.
Le scénario choisi cette année était particulièrement concret : une urgence de sécurité alimentaire transfrontalière liée à la chaîne d’approvisionnement de volailles.
Il ne s’agissait pas de gérer une véritable contamination, mais de reproduire les conditions d’une crise afin de vérifier si les différents systèmes nationaux sauraient fonctionner ensemble lorsque plusieurs pays seraient concernés.
Pourquoi une contamination alimentaire peut rapidement dépasser les frontières
Avec des chaînes d’approvisionnement internationales, un produit alimentaire peut être fabriqué, transformé, transporté et vendu dans plusieurs pays.
Lorsqu’une contamination est détectée, les autorités doivent donc être capables d'identifier rapidement le produit concerné, de retrouver son origine et de déterminer où il a été distribué.
Chaque heure peut compter. Une information transmise trop tard peut notamment retarder le retrait d’un produit potentiellement dangereux ou compliquer l’identification des personnes exposées.
C’est précisément cette circulation de l’information que l’exercice de l’OMS cherchait à mettre à l’épreuve.
Lorsqu’une contamination est détectée, les autorités doivent donc être capables d'identifier rapidement le produit concerné, de retrouver son origine et de déterminer où il a été distribué.
Chaque heure peut compter. Une information transmise trop tard peut notamment retarder le retrait d’un produit potentiellement dangereux ou compliquer l’identification des personnes exposées.
C’est précisément cette circulation de l’information que l’exercice de l’OMS cherchait à mettre à l’épreuve.
Deux réseaux doivent pouvoir travailler ensemble
L’exercice a notamment réuni les responsables nationaux chargés de l’application du Règlement sanitaire international (RSI) et les points de contact d’INFOSAN, le réseau international consacré aux autorités de sécurité sanitaire des aliments.
L’objectif était de vérifier leur capacité à coordonner leurs actions lorsqu’un problème alimentaire devient également une question de santé publique.
Les participants ont ainsi testé les mécanismes de notification, de vérification et de partage d’informations, mais aussi la coordination entre les autorités chargées de la santé et celles responsables de la sécurité alimentaire.
L’objectif était de vérifier leur capacité à coordonner leurs actions lorsqu’un problème alimentaire devient également une question de santé publique.
Les participants ont ainsi testé les mécanismes de notification, de vérification et de partage d’informations, mais aussi la coordination entre les autorités chargées de la santé et celles responsables de la sécurité alimentaire.
Répéter avant la véritable crise
Ce type de simulation peut sembler théorique. Pourtant, son intérêt est justement de permettre aux autorités d’identifier leurs faiblesses avant qu’une véritable urgence ne survienne.
L’OMS explique que ces exercices permettent notamment de repérer les problèmes de communication, les blocages opérationnels et les difficultés de coordination entre pays.
La région avait d’ailleurs déjà organisé un exercice similaire avec les 11 États membres de l’ASEAN en juillet 2026. Le scénario simulait alors une contamination alimentaire traversant plusieurs frontières en Asie du Sud-Est.
L’OMS explique que ces exercices permettent notamment de repérer les problèmes de communication, les blocages opérationnels et les difficultés de coordination entre pays.
La région avait d’ailleurs déjà organisé un exercice similaire avec les 11 États membres de l’ASEAN en juillet 2026. Le scénario simulait alors une contamination alimentaire traversant plusieurs frontières en Asie du Sud-Est.
La sécurité alimentaire devient une question de santé mondiale
Une contamination alimentaire reste souvent perçue comme un problème local : un produit retiré d’un supermarché, quelques personnes malades, une enquête sanitaire.
Mais lorsque les produits circulent entre plusieurs pays, la réponse doit changer d’échelle.
C’est pourquoi l’OMS insiste désormais sur la nécessité de rapprocher les systèmes de sécurité alimentaire, de santé publique et de préparation aux urgences.
L’objectif n’est pas seulement de réagir lorsqu’une crise éclate, mais de disposer de mécanismes suffisamment coordonnés pour empêcher qu’un incident local ne se transforme en urgence régionale ou internationale.
Mais lorsque les produits circulent entre plusieurs pays, la réponse doit changer d’échelle.
C’est pourquoi l’OMS insiste désormais sur la nécessité de rapprocher les systèmes de sécurité alimentaire, de santé publique et de préparation aux urgences.
L’objectif n’est pas seulement de réagir lorsqu’une crise éclate, mais de disposer de mécanismes suffisamment coordonnés pour empêcher qu’un incident local ne se transforme en urgence régionale ou internationale.












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