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De l’huile sur le feu…




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de_l_huile_sur_le_feu_.mp3 De l’huile sur le feu .mp3  (5.48 Mo)

De cet impouvoir d’achat…
 
En voilà une métaphore entamée de moitié, car l’huile, évoquée, ici, n’a rien de figuré. Le marocain a horreur qu’on touche à son portefeuille. Un portefeuille, jugé, mal en point, qui peine à compter jusqu’à 30, sans voir ses carences argentées béates et siffleuses.

Le marocain ne badine pas avec le pouvoir d’achat, si tant est que ce mot de pouvoir puisse tenir dans son geste, où l’expression se fait farouche, velléitaire, dans l’incapacité d’appréhender ce que le mot « pouvoir » vient faire ici. Car il n’y voit, qu’aberration, qu’une démarche trompe-l’œil, que baratin, qu’un mot mal en place, que l’on doit substituer et sans tarder à « impouvoir ».

Le marocain semble d’autant plus susceptible de faire montre de beaucoup de nerfs, et d’inquiétude quand on s’attaque de front à son nécessaire de poche par le biais de ces consommable dits de  première nécessité. Ceux-là  qui tiennent lieu de vivres à portée de main et de bouche, en priant de pouvoir régler un couvert qui pèse lourd dans le calendrier de ses dépenses. 
 
Quelle mauvaise habitude ! 
 
Il fallut qu’on touche à l’huile pour lubrifier de cette machine à engrenages multiples qu’est  l’humeur de masse. pour que  les marocains montent au créneau. Bien que « toucher » ici, soit un verbe mal en place, car, l’huile depuis qu’elle fut laissée pour compte par notre caisse de compensation, ne fluctue qu’au bon vouloir du marché.

Un marché soumis à l’infatigable loi de l’offre et la demande, doublée de celle des coûts des matières premières dont on va faire étalage ici. Il semble bien que l’augmentation en flèche qu’a connu l’huile végétale ne pouvait passer inaperçue.

Une dizaine de dirhams enregistrées d’un coup, du jour au lendemain, sans préavis, sans explications. C’est ainsi que l’huile fut mise sur le feu. Il faut relever, avant que de verser dans les tenants de cette affaire, cette mauvaise habitude qui fait que l’on ne s’explique qu’après coup.

Sous-entendu que si la pilule  pouvait passer sans soulever terres et ciels, on pourrait bonnement se tenir au silence. Un deuxième sous-entendu, comme deuxième couche,  peut surgir et dire que l’on pourrait tout se permettre si cela ne nous oppose pas une colère en nombre.  

Un petit clin d’œil à Maroc Télécom, qui n’est sorti de son silence, qu’ après l’ire des internautes qui se sont mobilités pour montrer du mauvais doigt ce débit internet qui laisse à désirer.  


Lâchée par le gouvernement puis par la nature
 
Si l’opérateur a évoqué maintenance et coupure au niveau du câble sous-marin, Lesieur, quant à lui, pour appuyer, légitimer cette augmentation démesurée, dans le besoin de rapporter ce cri populaire sur un bouc-émissaire prêt à racheter ce désarroi à moindre coût, ou aucun des coûts, car quelle image le tournesol ou le soja ont-ils à protéger ?

Pauvre nature…C’est donc que ces deux plantes,  coûteraient par les temps qui courent de 80% à 90% plus chères qu’avant, Que cette augmentation serait  naturellement rapportée sur l’impouvoir du consommateur, que la société aurait tout fait pour parer contre l’irrattrapable, qu’elle aurait emmagasiné ce qu’il fallait en matière, en croisant les doigts pour que  cette fluctuation de prix puisse revenir à la raison, avant épuisement de stock.

Mais le mal finit par arriver. Maintenant que les stocks  ne paient plus de mine, que l’on a fait ce qu’on a pu, le consommateur, comme dernière misère d’une chaine alimentaire, doit porter sur ses humeurs, et ses dirhams le nécessaire de ce marché d’humeur lunatique. 

Hicham Aboumerrouane 





Mercredi 24 Février 2021




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