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Des corollaires du désendettement




La 14ème édition du colloque international des finances publiques, organisée, les 19 et 20 novembre, par le ministère de l’Economie et des Finances (Trésorerie Générale du Royaume), en partenariat avec l’Association pour la Fondation Internationale de Finances Publiques (FONDAFIP), s’est penchée sur une thématique qui n’est pas des moindres.
« Les grands défis des finances publiques du 21 -ème siècle », en l’occurrence.
Des défis à relever dans un contexte que tout un chacun qualifie d’inédit et au sein duquel les financements de l’action publique, un peu partout dans le monde, sont mises à rude épreuve.
D’autant plus que, comme souligné, à juste titre, dans le Rapport introductif à cet événement, par le Trésorier Général du Royaume « En temps de crise, tous les regards se tournent vers l’Etat, comme ultime rempart, devant intervenir en vue de minimiser les impacts sur les entreprises et les ménages et de soutenir la croissance à travers des plans de relance, comme cela s’est produit depuis 2020 ». Et « le soutien de l’Etat est ainsi devenu urgent et nécessaire, même aux yeux des détracteurs de son interventionnisme ».
Or, d’aucuns n’ignorent que cet interventionnisme souhaité ou subi a un coût et engendre un certain volume de dépenses qui, nécessairement, dans un contexte de rareté de la ressource, pose problème. Celui de la soutenabilité des finances publiques moyennant le niveau d’endettement et/ou la capacité de mobilisation du potentiel fiscal.
Quoi de plus normal, lorsque les ressources ordinaires ne couvrent pas la totalité des dépenses, l’Etat est, de toute évidence, bien obligé de recourir à l’emprunt.
Un emprunt qui, des fois, a fait perdre à bien des Etats leur souveraineté, notamment, en cas d’insolvabilité ou incapacité de rembourser.
La cessation de paiement des années 80 est encore fraîche dans la mémoire des Marocains.

Où en est-on aujourd’hui ?

En 2020, le niveau de la dette du Trésor se situe à 76 % du PIB. Et ce, à un moment où se manifestent des besoins de financement de relance et de prise en charge de nouveaux chantiers.
C’est dire le poids de la dette en tant que charge sur le budget de l’Etat et la nécessité de désendettement, à moyen et long terme.
Un désendettement qui, au-delà de tout « bricolage » de court terme et tenant compte des indicateurs du contexte, a pour corollaires : assainissement des finances publiques, amélioration du multiplicateur budgétaire et mobilisation du potentiel fiscal.
D’autant plus que, déjà aux yeux des Institutions de Bretton Woods, le niveau la dette du Trésor marocain, en termes de PIB, dépasse le seuil de référence des pays émergents fixé à 70 %.






Noureddine Batije
Noureddine BATIJE est un journaliste spécialiste en investigation journalistique et traitement de... En savoir plus sur cet auteur
Dimanche 5 Décembre 2021

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