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Devenir maman après un cancer, c’est possible au Maroc


Les jeunes femmes atteintes d’un cancer, ayant bénéficié d’un traitement contre ce mal, sont toujours désireuses de devenir mamans.
Grâce à la médecine d’aujourd’hui, cela est possible au Maroc.



Écouter le podcast en entier :


Dr Anwar CHERKAOUI

Une chimiothérapie anticancéreuse peut être d’une haute toxicité, ce qui peut  majorer le risque d’une insuffisance ovarienne prématurée et par conséquent expose à une infertilité chez les jeunes femmes et enfants atteints de cancer.
 
L’un des enjeux majeurs des équipes médicales traitantes est de tenter de conserver la fonction ovarienne et la fertilité de ces patientes à l’issue des traitements anticancéreux.
 
L’équipe médicale du service de gynécologie-obstétrique, cancérologie et grossesse à risque de la maternité Souissi du CHU de Rabat, offre certaines techniques de congélation embryonnaire ou de cryoconservation pour préserver la fertilité, qui sont proposées aux patientes avant toute chimiothérapie.
 
La congélation embryonnaire est une pratique reconnue mondialement permettant la préservation de la fertilité.
 
Il faut rappeler que les gamètes sont les cellules reproductrices, appelées spermatozoïdes chez l’homme et ovule chez la femme. Elles sont situées dans les glandes sexuelles, que l’on appelle aussi les gonades. Les gonades des hommes sont les testicules et chez la femme ce sont les ovaires.
 
Ainsi, dans le souci de protection de cette fertilité chez des jeunes femmes qui vont subir une chimiothérapie anticancéreuse, on procède à un prélèvement du tissu ovarien de la femme, avant qu’elle ne bénéficie de la première séance de chimiothérapie.
 
La cryoconservation du tissu ovarien a l’avantage de pouvoir être proposée aussi bien aux jeunes femmes qu’aux filles prépubères et permet de ne pas retarder un traitement par chimiothérapie.
 
Sur le plan législatif, au Maroc, la loi 47-14 relative à la procréation médicalement assistée (PMA), publiée sur le bulletin officiel du 4 avril 2019 sous le numéro 6766, comporte 7 chapitres.
Et l’article 24 a été dédié à la préservation de la fertilité: «  Toute personne qui subit un traitement pouvant affecter sa capacité à procréer ou se préparant à le subir ou dont la fertilité risque d’être prématurément altérée, peut recourir à la conservation de ses gamètes ou de ses tissus germinaux en vue de leur utilisation ultérieure dans le cadre de l’assistance médicale à la procréation conformément aux dispositions de la loi….. ».
 
Il faut rappeler que le fardeau mondial du cancer a atteint  18,1 millions de nouveaux cas par an (statistiques de 2018).
Chez les enfants, ce sont 300 000 nouveaux cas / an mais avec un taux de rémission plus important que celui de l’adulte.
Au Maroc, le taux est estimé à 40 000 nouveaux cas / an.
Et une femme sur six dans le monde développera un cancer au cours de sa vie.
 
Parallèlement, les progrès thérapeutiques ont permis l’amélioration du taux de survie chez ces patientes, qui expriment généralement un désir de reproduction après rémission de leur cancer.
Cependant, les traitements anticancéreux en particulier la chimiothérapie sont susceptibles d’impacter négativement la fertilité naturelle et spontanée.
La préservation de cette fertilité devient ainsi un enjeu principal à l’issue de ces traitements toxiques pour les gonades.
Cela a souvent été rappelé par les sociétés médicales savantes à travers le monde qui appellent toujours à la préservation de la fertilité.
La plus illustre, l’Americain Society of Clincial Oncology (ASCO), qui regroupe chaque année plus de 10 000 cancérologues, qui viennent du monde entier, affirme que la préservation de la fertilité doit être proposée aux patients et aux parents des enfants atteints de cancer avant la mise en route d’un traitement qui risque d’hypothéquer la fertilité.
 
En conclusion, si la chimiothérapie, comme étant un arsenal thérapeutique très efficace contre les cancers, il n’empêche qu’elle a un impact nocif sur la fertilité.
 
Le défi est donc de conserver la fonction ovarienne de ces patients, afin qu’elles puissent procréer en cas de rémission de leur cancer.
 
Le développement de l’oncofertilité au Maroc ( nouvelle spécialité médicale alliant oncologie et préservation de la fertilité féminine ou masculine), permet à ces patientes de protéger leur capital de cellules reproductrices, à condition qu’elles, ainsi que leurs familles, soient bien informés sur cette opportunité médicale de pointe avant le début de tout traitement anticancéreux.
 
 
 

Mardi 12 Juillet 2022



le Mardi 12 Juillet 2022


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