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Du militantisme tatoué au henné




Rien de plus distrayant et sans frais, une aubaine en cette époque ou tout est devenu trop cher, que de s’amuser à jeter un coup d’œil sur les dernières aventures des polisariens et leurs manipulateurs algériens.

« Celle qui milite sur son toit », comme se plaisent à l’appeler quelques esprits taquins habitants des camps de Tindouf, vient ainsi de partir en vacances.

Sultana Khaya aurait, en effet, réussi à « briser le siège » qu’elle prétend lui être imposé chez elle, à Boujdour, par les autorités marocaines, pour se rendre aux Îles Canaries.

Remuer un torchon sur un toit doit être très fatiguant, une « militante » a également le droit de prendre congé à l’étranger de temps en temps. De toute évidence, le militantisme « sonnant et trébuchant » rapporte assez bien.

Les habitants des camps vont sûrement apprécier cette escapade de leur « égérie », eux qui végètent dans la misère sous le soleil de plomb de Lahmada de Tindouf.

« Celle qui milite sur son toit »

Sultana Khaya ne semble pas avoir eu grande difficulté pour « échapper à la vigilance de ses surveillants », puisqu’elle a accompli toutes les formalités administratives à l’aéroport de Laâyoune et présenté son passeport marocain à la police frontière, qui ne l’a pas empêchée de quitter le territoire national à bord d’un avion de la Ram.

Ce voyage met plutôt à mal les accusations portées par « celle qui milite sur son toit » contre les autorités marocaines.

Mais qu’importe la réalité, en ces temps ou règne des informations fragmentaires et non recoupées sur les réseaux sociaux, qui stimulent les passions plutôt que de susciter à la réflexion, seul compte le récit.
  
Et puis, « celle qui milite sur son toit » était agréablement accompagnée de sa copine américano-britannique, Ruth McDonough, celle-là même qui était censée être, récemment, en grève de la faim.

L’ère des « neggafates »

La ressortissante américano-britannique semblait pourtant en excellente santé, nullement affaiblie, sur les selfies pris en compagnie de Sultana Khaya sur le toit de la maison de cette dernière, avec de jolis motifs en henné tatoués sur ses mains.

C’est peut être le nouveau style « woke » du militantisme. Les « neggafates » ne vont, donc, pas tarder à devenir les nouvelles gourous des Ong droit-de-l’hommiste.

Ruth McDonough, institutrice de son état, s’est rendue au domicile de « celle qui milite sur son toit » le 15 mars, pour y rester jusqu’au début du mois de juin. Gros problème, il n’y avait rien à signaler.

L’ex-soldat américano-irlandais qui leur a tenu compagnie tout ce temps là, Tim Pluta, a du rater son vol pour Kiev et se rabattre sur Laâyoune en espérant peut être y jouer un « war game » sans risque de se faire exploser par un obus russe.

L’Ong américaine, Veterans for peace, qui a parrainé ce voyage a laissé croire que la présence de sa délégation au domicile de Sultana Khaya a permis de briser le siège.

Vétérans de guerres perdues

Pour une association fondée par d’anciens soldats qui se sont fait jeter dehors du Viêtnam, l’illusion que leur « américanité » pèse pour que ce soit hors des Etats-Unis est franchement risible. Ils ne semblent même pas être conscients de ce qui se passe autour d’eux dans le monde.

Le 24 mai, les autorités marocaines ne se sont pourtant pas gênées pour refuser à une délégation de droit-de-l’hommistes américains, qui a débarqué à l’aéroport de Tindouf, l’accès au territoire national.

Les ressortissantes américaines qui composaient cette seconde délégation n’ont, toutefois, pas eu le courage d’aller jeter un coup d’œil dans les camps de Tindouf. Il est vrai que la situation sécuritaire y est plutôt mauvaise.

Les règlements de compte tribaux épisodiques entre polisariens, l’insécurité et le dénuement dans lesquels végètent les habitants des camps de Tindouf ne paraissent pas relever de la conception que se font ces Ongs américaines des atteintes aux droits de l’homme.

C’est vraiment se moquer du monde que de prétendre militer pour la paix tout en soutenant un mouvement séparatiste qui appelle ouvertement à la guerre.

La guerre, c’est la paix !

Les membres de toutes ces délégations de droit-de-l’hommistes américains ne peuvent quant même pas prétendre qu’ils ne sont pas au courant que le polisario a déclaré la fin du cessez-le-feu le 13 novembre 2020.

Pas plus tard que le 5 juin, Jatri Adduh, un dirigeant polisarien, a déclaré que les séparatistes voulaient continuer la guerre si l’Onu ne leur remettait pas les provinces du Sud du royaume emballés dans un papier cadeau.

Evidemment, ce sont là des propos d’un vulgaire membre de la mafia dirigeante du polisario qui ne veut surtout pas voir clore cette affaire et les vrais marocains sahraouis des camps de Tindouf rentrer dans leur mère-patrie.

Pour parler de guerre, il faudrait qu’il y ait confrontation entre deux forces armées sur le terrain, alors que jusqu’à présent, il n’y a pas plus que des miliciens du polisario qui tentent de s’infiltrer en zone démilitarisée, qui se font aussitôt éliminés par des prédateurs volants en métal des Forces Royales Air.

Ce ne serait pourtant pas difficile à des vétérans de l’armée des Etats-Unis de se rendre compte du moral des miliciens du polisario, en allant visiter les camps de Tindouf.

L’effondrement en phase avancée

Quand les combattants du polisario refusent d’aller se faire tuer par des drones marocains tant que les enfants de leurs dirigeants ne rentrent pas de leurs exils dorés à l’étranger pour se rendre sur la première ligne, c’est que la chaîne de commandement a été rompue.

Les « militants » américains seraient sûrement étonnés de constater que, du fait de leur naïveté, ils croient bien plus en la fausse cause des polisariens que ces derniers.

Défaite diplomatique infligée par le royaume après l’autre, frappes aériennes contre les polisariens infiltrés en zone démilitarisée après l’autre, constat d’investissements étrangers dans les provinces du Sud après l’autre, plus personne n’y croit dans les camps de Tindouf.

C’est le réalisme des petits miliciens et simples habitants des camps quotidiennement confrontés à la réalité.
Les séparatistes d’opérette de l’intérieur et de l’étranger exploitent sans la moindre compassion la situation humanitaire désastreuse des habitants des camps de Tindouf et font tout pour la faire perdurer.

Un gouffre social profond existe déjà entre ces deux parties aux intérêts opposés.

Les charlots d’Oran

L’autre gouffre est celui qui sépare les dirigeants algériens du monde réel. Ils se sont mis en tête d’organiser la 19ème édition des jeux méditerranéens à Oran, du 25 juin au 5 juillet. Avec toute les légendaires « savoir-faire » et « efficacité » qu’on leur connaît.

Déjà les équipes de sport équestre de certains pays européens ont préféré ne pas faire le déplacement à Alger, craignant pour la santé de leurs chevaux. Des rumeurs prétendent que c’est pour leur éviter de finir au fond d’une marmite.

La communauté des baudets d’Algérie aurait, en effet, lancé un cri d’alarme pour dénoncer le génocide dont elle est victime, rappelant à qui veut les entendre que la consommation de leur viande est non seulement « haram », mais qu’elle n’est pas, en outre, sans conséquences sur le quotient intellectuel de ceux qui l’ingurgitent.

D’autres informations, en provenance du pays voisin de l’Est, font état d’un niveau d’impréparation des infrastructures et équipements qui va valoir aux dirigeants algériens la médaille d’or des charlots toutes catégories confondues.

Mais on sait déjà qui est l’éternel responsable tout désigné de tous les échecs des dirigeants algériens : le Maroc !

Nous allons bien rigoler !





Ahmed Naji
Journaliste par passion, donner du relief à l'information est mon chemin de croix. En savoir plus sur cet auteur
Lundi 6 Juin 2022

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