Le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies estime désormais à 1,4 milliard de dollars les besoins nécessaires pour financer la réponse continentale à l’épidémie d’Ebola en cours. Cette révision importante intervient alors qu’un premier plan conjoint avec l’Organisation mondiale de la santé avait été évalué à 518 millions de dollars au début du mois de juin.
L’écart entre les deux montants n’est pas anodin. Il reflète l’élargissement de la réponse : il ne s’agit plus seulement de financer la surveillance, les laboratoires, les soins et les campagnes de prévention. Il faut aussi tenir compte de l’aide humanitaire, des déplacements de populations, des difficultés d’accès dans certaines zones et de la fragilité des systèmes locaux de santé.
Selon Africa CDC, des promesses de financement ont été formulées, mais une faible part seulement aurait été effectivement décaissée. C’est souvent là que se joue la différence entre une réunion internationale réussie et une action de terrain qui arrive trop tard.
Pour les pays africains, l’enjeu dépasse l’épidémie actuelle. Chaque crise sanitaire pose la même question : pourquoi les réponses financières restent-elles si lentes alors que les alertes, elles, sont immédiates ? La prévention coûte moins cher que la catastrophe, mais elle demeure politiquement moins visible.
Le Maroc, qui a développé ces dernières années ses capacités de coopération sanitaire africaine, suit nécessairement cette situation avec attention. La santé mondiale ne connaît pas de frontières hermétiques. Dans un continent connecté par les mobilités, le commerce et les échanges humains, la solidarité sanitaire relève autant de la responsabilité que de la sécurité collective.
L’écart entre les deux montants n’est pas anodin. Il reflète l’élargissement de la réponse : il ne s’agit plus seulement de financer la surveillance, les laboratoires, les soins et les campagnes de prévention. Il faut aussi tenir compte de l’aide humanitaire, des déplacements de populations, des difficultés d’accès dans certaines zones et de la fragilité des systèmes locaux de santé.
Selon Africa CDC, des promesses de financement ont été formulées, mais une faible part seulement aurait été effectivement décaissée. C’est souvent là que se joue la différence entre une réunion internationale réussie et une action de terrain qui arrive trop tard.
Pour les pays africains, l’enjeu dépasse l’épidémie actuelle. Chaque crise sanitaire pose la même question : pourquoi les réponses financières restent-elles si lentes alors que les alertes, elles, sont immédiates ? La prévention coûte moins cher que la catastrophe, mais elle demeure politiquement moins visible.
Le Maroc, qui a développé ces dernières années ses capacités de coopération sanitaire africaine, suit nécessairement cette situation avec attention. La santé mondiale ne connaît pas de frontières hermétiques. Dans un continent connecté par les mobilités, le commerce et les échanges humains, la solidarité sanitaire relève autant de la responsabilité que de la sécurité collective.












L'accueil
















