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Energies renouvelables : un rapport affligeant pour les pays du G20


REN 2021 : Ecart entre les objectifs et les actes

La politique climatique des pays du G20 a raté sa décennale, en matière de transition vers les énergies renouvelables et de transformation énergétique.
Le Rapport sur la situation mondiale des énergies renouvelables (ER) au niveau des pays les plus pollueurs de la planète, une publication annuelle couvrant l’ensemble des secteurs, a révélé qu’ils ont manqué leurs objectifs fixés pour 2020, en matière consommation d’énergie. Quoique de nombreux pays soient dotés de politiques de soutien aux énergies renouvelables, « l’avenir énergétique propre, plus sain et plus équitable » n’est pas pour demain, dix ans de peines perdues et d’initiatives vaines.



Le rapport a dévoilé que les objectifs de 2020 n’ont pas été atteints : la part des combustibles fossiles dans la consommation d'énergie n'a pas diminué en cette décennie, ce qui fait qu’il y a de faibles parts de la demande finale d'énergie, notamment dans les secteurs du bâtiment, de l'industrie et des transports. Aussi, l'électricité renouvelable surpasse le charbon existant.

Cinq pays peinent à atteindre les aspirations en 2020 et 15 pays ne tiennent plus la route puisqu’ils n’ont pas d’objectifs. Ils ont failli à leurs engagements et n’ont pas tenu leurs promesses. Les pays du G20 sont l’Allemagne, l’Afrique du Sud, l’Argentine, l’Australie, le Brésil, le Canada, le Chili, la Chine, l’Espagne, les Etats-Unis, la France, l’Indonésie, le Japon, le Mexique, le Nigeria, la République de Corée, le Royaume-Uni, la Turquie, le Vietnam et l’Arabie Saoudite.

Il est temps d’accélérer l'adoption des énergies renouvelables, un indicateur clé de performance de toute activité économique, tout aussi dans les budgets que dans les marchés publics.

S’il est vrai que la crise pandémique qui a induit une crise économique s’est aussi répercutée sur la demande d’énergie primaire, laquelle a chuté de 4%, il fallait rester sur cette cadence et les objectifs à atteindre. Sachant que les avantages des énergies renouvelables en termes de santé et de climat sont indiscutables, en plus d’être générateurs d’emplois, rentables et écologiques.
 
Le rapport mondial sur la transition des énergies renouvelables 2021 de REN21 est accablant. Il a révélé qu’en 10 ans, les objectifs et engagements préconisés ont raté le rendez-vous. Tout d’abord, l’augmentation de la part des énergies renouvelables n’est pas significative. Aussi, aucune baisse des combustibles fossiles n’a été rapportée puisqu’il y a 10 ans, leur taux, qui était de 80,3 % est aujourd’hui 80,2 %. Alors que les combustibles sont incriminés dans la détérioration et le changement climatique, l’aggravation de la pollution et la perte de la biodiversité. L’appel a été lancé pour mettre hors service les centrales à combustibles fossiles.

REN21 est une communauté mondiale d'acteurs des énergies renouvelables issus du secteur scientifique et académique, de gouvernements, d’ONG et de l'industrie dans tous les secteurs des énergies renouvelables, qui donne les moyens d'effectuer la transition vers les énergies renouvelables.


Transition vers les énergies renouvelables : le secteur de l’électricité est le mieux placé

Bien que le secteur de l'électricité soit en progression de 30%, atteignant 256 GW de plus à travers le monde, via les installations électriques, une projection de ce genre était attendue dans d’autres secteurs. En effet, « Dans plusieurs régions de Chine, de l'Union européenne, de l'Inde et des États-Unis, il est désormais moins coûteux de construire de nouvelles centrales éoliennes ou solaires photovoltaïques que d'exploiter les centrales au charbon existantes ».

L’électricité renouvelable  offre l’accès à de l’énergie et permet aux entreprises de réaliser des économies. D’où l’intérêt pour ces dernières et pour les gouvernements de s’y atteler, non seulement pour l’environnement, mais aussi en matière de compétitivité économique dans les énergies renouvelables.

L’engagement zéro carbone, laissé pour compte, faute à la Covid 19. La neutralité carbone de la Chine, du Japon et de la Corée du Sud et le financement de la relance économique verte, engagements qui auraient constitué une mutation mondiale profonde en matière d'économie climatique et d'énergies renouvelables n’ont pu aboutir.

La transition énergétique aurait pu être achevée, selon les experts, même en cette période de crise sanitaire. La « stase » covidienne aurait pu profiter aux gouvernements intéressés par le climat et la santé et non par le profit des multinationales, s’ils avaient limité la pollution liée au carbone et briser la résistance des entreprises historiques du secteur des combustibles fossiles. 

En guise de recommandations, REN21 soulève que les gouvernements se doivent de se concentrer davantage dans ce dossier d’énergies renouvelables et que le soutien politique reste crucial pour stimuler l'adoption.

Avec la concentration atmosphérique de CO2 atteignant des niveaux records alors même que les émissions ont diminué, il est devenu de plus en plus clair qu'un changement structurel est nécessaire pour atteindre les objectifs climatiques et de développement à long terme.





Journaliste professionnelle. 30 ans d'expérience à L'Opinion. Actuellement journaliste à Radio Web... En savoir plus sur cet auteur
Dimanche 20 Juin 2021

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