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Epanouissement des femmes, entre planification familiale et avortement


L’UNPA a attiré l’attention, lors d’un communiqué envoyé en marge de la journée mondiale de la contraception, sur les effets néfastes de la limite d’accès des femmes et des couples aux moyens contraceptifs.

Au niveau international, comme souligné par l’UNFPA, « les grossesses non planifiées ou non désirées sont estimées à 87 millions par an. Plus de la moitié des femmes concernées, soit 46 millions par an, ont recours à l'avortement provoqué et 18 millions le font dans des conditions dangereuses. Ce qui s’accompagne de conséquences lourdes aussi bien sur le plan sanitaire que sur le plan économique ». Parmi les objectifs auxquels aspirent les ONGs internationales, dont Self Care, figurent des dispositifs nouveaux, tels que les contraceptifs injectables auto-administrés pour les femmes en âge de procréer.



Programme National de la Planification Familiale

Au niveau national, malgré l’existence d’un Programme National de la Planification Familiale de longue date et des plus réussis, les chiffres et la réalité reflétée dans les rues sont éloquents.
 Si ce système préventif a permis une réduction de la mortalité maternelle, passant de 332 décès par 100,000 naissances vivantes en 1990 à 72,6 en 2018, des efforts considérables sont à fournir pour réduire le gap. Cet écart est constitué de 11,3% de besoins non-satisfaits en planification familiale, de 12,8% qui ont toujours recours aux méthodes contraceptives traditionnelles et de la diversification des méthodes contraceptives au-delà de la pilule. Ce barbiturique est majoritairement utilisé par 48,4% des femmes, comme spécifié par la source.

Seulement au-delà de la planification familiale, le bilan est conséquent. Que dire des nouveau-nés jetés dans les poubelles, des enfants de la rue, des mères célibataires qui peinent à sortir du gouffre, des handicapés mentaux qui ne trouvent pas de centres de rééducation... ?

Grossesses non désirées (provoquées pour inceste ou viol...), malformations congénitales, handicaps mentaux...sont d’ailleurs autant de souffrances et de conditions de vie sociales et économiques désastreuses provoquées par des avortements clandestins et qui justifient une mobilisation à l’international, mais aussi au niveau interne de la part de la société civile.


L’avortement, pour la plupart clandestin, en attente d’une loi qui cerne tous les cas

L’avortement est un autre volet encore flou puisque son cadrage via une loi sur l’avortement transparente  peine à sortir définitivement des tiroirs du Gouvernement. Celle qui existe ne prend pas en compte toutes les situations. La société civile dont l’Association marocaine de lutte contre l'avortement clandestin (AMLAC), presidée par Pr.Chafik Chraibi, gynécologue-obstétricien a beau sensibiliser et débattre pour une loi efficace et efficiente. Même l’éducation sexuelle dans les écoles publiques a été  abordée par  la militante Mme Aicha Chenna, qui en fait l’un de ses champs de prédilection, mais en vain. Aussi, la législation partielle ou l’assouplissement de l’avortement a été obtenue après avoir fait couler beaucoup d’encre et  sacrifié des vies humaines (bébés et mamans), mais uniquement pour des cas particuliers. Toujours est-il que, depuis, il faut toujours des interventions de haut niveau pour trancher sur telle ou telle problématique d’actualité.

Planifier sa vie, vivre dans le confort, éviter d’avoir un enfant qui présente des malformations cardiaques ou autre handicap majeur, sont autant de justificatifs donnés par les couples dans cette situation, les ONGs et des professeurs et médecins gynécologues, plus enclins de la situation au niveau national.






Rédigé par le Samedi 12 Décembre 2020
Journaliste professionnelle. 30 ans d'expérience à L'Opinion. Actuellement journaliste à Radio Web... En savoir plus sur cet auteur


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