Lors de l’invasion de l’Urss par l’Allemagne nazie, en 1941, l’une des trois armées envoyées par Hitler, l’armée du Nord, a assiégé pendant pas moins de 872 jours la ville de Leningrad, la magnifique Saint-Pétersbourg édifiée au début du 18ème siècle par le Tsar Pierre le Grand, rebaptisée du temps du communisme du nom du leader de la révolution bolchevique.
Pendant toute la durée du siège, qui a fait près d’un million de morts civils, un chiffre qui approche les deux millions en incluant les pertes militaires, du fait des bombardements, de la faim et du froid, la population s’est mobilisée pour résister farouchement à l’agression nazie.
Symphonie de la résistance
Jaillissant comme un hymne à la résistance et un geste d’espoir au milieu des privations, de la mort et de la dévastation, l’orchestre philharmonique de la radio de Leningrad a joué, au 335ème jour de siège, la symphonie n°7 du compositeur russe Dmitri Chostakovitch, intitulée « Leningrad ». Une réponse civilisée aux sifflements des obus d’artillerie et des bombes lancées par avion pour signifier au monde entier que la barbarie nazie ne passera pas.
« Ni oubli, ni pardon »
Un rappel d’autant la bienvenue que le fascisme, bien que militairement vaincu il y a plus de huit décennies, n’en finit pas de renaître de ses cendres, dans sa version bandériste (en référence au fasciste ukrainien et collaborateur des nazis Stepan Bandera) actuellement.
Prochain arrêt : Stalingrad
Le train chargé de nourritures et de munitions roule, le long de la « Route de la vie », vers Leningrad assiégée, sans que la locomotive n’émette de fumée pour ne pas attirer l’attention des artilleurs allemands.
Prochain arrêt : Stalingrad, le 2 février.












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